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fév
16

Terreur à Tracadie

   

0820028_106.jpgPour bien démarrer la semaine, je vous propose de parler du dernier livre de Kathy ReichsTerreur à Tracadie.

Pour Tempe, la disparition de son amie Évangéline Landry, petite Acadienne venue vivre à Charlotte, a toujours été mystérieuse.
Trente ans plus tard, Tempe ne peut s’empêcher de se demander si le squelette qu’elle doit analyser, découvert près de Tracadie, appartient à son amie. Elle n’ose pas penser à ce qui aurait pu causer les lésions trouvées sur les os de la jeune fille.
De son côté, l’ami de coeur de Tempe, le beau Ryan, mène une enquête sur la mort de trois jeunes filles et la disparition de quatre autres. Coïncidence ?
Pendant que Tempe s’appuie sur les techniques les plus poussées de l’anthropologie judiciaire pour résoudre un crime du passé, Ryan poursuit un redoutable prédateur sexuel, qui court toujours…Intelligence alerte, flegme à toute épreuve, la flamboyante Temperance Brennan mène l’enquête. Cette fois, l’horreur la touche de très près…

Découvrons ensemble un extrait :

Des bébés meurent, des gens disparaissent. Les gens meurent, des bébés disparaissent.Ces vérités ont très tôt martelé ma conscience. Je savais bien sûr que la vie avait un début et une fin, mais à la façon des enfants. À l’école, les bonnes soeurs nous parlaient du ciel, du purgatoire, des limbes et de l’enfer. Je savais que les gens plus vieux que moi « passeraient ». C’est comme ça qu’on enrobait le sujet, chez nous : les gens « passaient ». Étaient désormais auprès de Dieu. Reposaient en paix. Et j’acceptais plus ou moins clairement ce fait : la vie sur terre n’était qu’un passage. N’empêche, les disparitions de mon petit frère puis de mon père m’ont durement touchée, même si je m’y attendais, en quelque sorte.
En revanche, celle d’Évangéline Landry m’est demeurée inexplicable.
Mais chaque chose en son temps, revenons en arrière. Voici les faits.
Petite fille, j’habitais Beverly, un quartier du sud de Chicago fondé après le grand incendie de 1871 et destiné à accueillir la bonne société. Ce lieu de retraite regroupait entre ses vastes pelouses des clans d’Irlandais catholiques dont l’arbre généalogique comptait plus de branches que les ormes immenses qui bordaient les rues. Un peu négligée à l’époque, Beverly avait cependant retrouvé son lustre, sous l’impulsion des baby-boomers désireux de vivre dans la nature mais pas trop loin du Loop, quartier des affaires au centre-ville.
Située dans la partie la moins huppée et la plus éloignée du centre de Chicago, notre maison avait vu naître toutes ses voisines. Blanche avec des volets verts et une véranda tout autour, c’était une ancienne ferme ; elle se targuait de posséder une vieille pompe à eau à l’arrière ainsi qu’une étable qui avait abrité vaches et chevaux avant d’être changée en garage
Je conserve de ce temps et de ce lieu mille souvenirs heureux. L’hiver, les enfants s’amusaient sur un terrain vague métamorphosé en patinoire par des tuyaux d’arrosage. Papa m’installait sur mes patins à doubles lames et frottait la saleté de mon habit de neige quand je tombais tête première. L’été, nous jouions au kickball, au chat ou déambulions dans les rues. Avec ma soeur, Harry, nous nous amusions à attraper des lucioles que nous gardions dans des pots en verre fermés par des couvercles percés de trous
Durant les longs hivers du Middle West, les innombrables oncles et tantes de la branche Brennan se retrouvaient pour jouer aux cartes dans notre salon éclectiquement délabré. Routine invariable : le dîner achevé, maman sortait les petites tables rangées dans l’armoire de l’entrée, leur donnait un coup de chiffon et en dépliait les pieds. Harry les recouvrait d’une nappe blanche et, moi, je posais les jeux de cartes, les serviettes, les plats de cacahuètes.

Lire la suite de l’extrait.

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Classé sous: Description d'un livre

Publié par Stéphanie à 16:02

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