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Entrevue avec A.B. Winter

   

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Aujourd’hui, je vous propose de parler d’A.B. Winter, auteure de La grande mascarade et L’ode à la joie.

Écrivaine originaire de Montréal, A.B. Winter possède une formation en journalisme et plus de 15 ans d’expérience en marketing, gestion des affaires et philanthropie. Elle a résidé plusieurs années à San Francisco où elle a commencé la rédaction de son premier roman, La grande mascarade.

Aujourd’hui installée à Montréal avec sa famille, elle travaille le jour pour pouvoir écrire le soir et prépare le 3e tome de la trilogie de La grande mascarade.

Récemment, j’ai fait une entrevue avec cette auteure. Découvrons ensemble un extrait :

On parle de l’existence d’un réseau mondial dans ce livre. Pouvez-vous nous en parler ?

La trilogie de La grande mascarade est un roman qui suggère l’impossibilité, pour un enfant, de demeurer lui-même dans une société où la pression pour atteindre la perfection est de plus en plus forte. Ainsi, chaque enfant afin de se faire aimer et accepter par son entourage, doit nécessairement se créer des masques afin d’entrer dans le moule strict de la société.

La grande mascarade raconte l’existence d’un monde parallèle mystérieux, un grand réseau, au sein duquel les enfants, pour sauver leur âme, doivent abandonner leur véritable identité aux mains de gardiens de la vérité avant de se transformer, d’enfiler des masques et devenir une personne qu’ils ne sont pas.

S’ils réussissent, il leur sera possible, une fois atteint l’âge adulte, de retrouver leurs gardiens de la vérité, d’enlever leurs masques et de reconquérir leur authentique personne.

On compare souvent ce livre à La prophétie des Andes ou à L’alchimiste. Êtes-vous d’accord avec ces rapprochements ?

C’est un grand honneur que de voir La grande mascarade comparée à ces Å“uvres. Pourtant, il est vrai que mon roman se retrouve dans la même lignée de livres qui, en ces temps de guerres et de catastrophes naturelles, tentent de redonner espoir en la race humaine par le biais du développement personnel.

Comment l’humain réagit-il face au malaise que lui cause l’atrocité humaine? A quoi s’accroche-t-il pour survivre à cette inadéquation que lui fait sans cesse ressentir la vie avec son lot d’injustices, de conflits, de paradoxes et d’incohérences ? Et dans ces conditions, comment fait-il pour continuer à ne pas déranger, à faire son boulot, et à ne pas, surtout, écouter la révolte silencieuse qui gronde en lui ?
Quand je pense à tous ces écrivains que j’admire, Aldous Huxley, Hermann Hesse, Antoine de St Exupéry, Paolo Coelho, ou encore à Richard Bach et James Redfield, ce sont tous des auteurs qui ont tenté de répondre à ces questions derrière les mots d’un roman. Et c’est un peu ce que j’essaie, bien humblement, de faire.

Le personnage principal Sydney Hugues reçoit une lettre écrite lorsqu’elle était enfant ce qui va constituer le début de sa propre quête. Y-a-t-il un peu de vous dans ce personnage ?

On me demande souvent cette question. Je dois dire que tout ce qui se retrouve dans mes romans est inspiré d’une émotion que j’ai ressentie. Ainsi, je fais vivre à mes personnages non pas des situations que j’ai vécues mais bien des émotions que j’ai éprouvées.

Cela dit, bien sûr, Sydney me ressemble. Mais Sydney n’est pas que moi, elle est aussi remplie de tout ce que peuvent vivre mes amies, mes parents, mes frères et sÅ“ur, bref, toute personne vivant avec des masques !

Ce livre a-t-il été pour vous une introspection du même genre ?

Comme je l’ai dit plus haut, chaque histoire que j’écris est la décomposition d’une émotion que j’ai éprouvée et que je transpose sur mes personnages. Alors, en ce sens, tous mes romans sont en quelque sorte des analyses de mes réactions face à un serrement de cÅ“ur, à un malaise, ou encore à une joie que j’ai ressentie. Il ne peut en être autrement pour moi.

Lire la suite de l’entrevue.

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Classé sous: Entrevue d'auteur, Portrait d'auteur

Publié par Stéphanie à 9:30

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