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Mange, prie, aime

   

0162448_86.jpgAujourd’hui, je vous propose de parler du livre Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert.

Trente ans et tout pour être heureuse. Mais elle ne l’est pas, pas du tout ! Et si elle partait dans le vaste monde trouver un sens à sa vie ? Voilà notre Elizabeth en Italie qui goûte aux délices de la dolce vita ! Quatre mois et 12 kilos plus tard, elle prie en Inde dans un ashram. L’Indonésie lui ouvrira enfin les portes des plaisirs de la chair…

On en a toutes rêvé, elle l’a fait ! Enlevée, drôle, sensuelle, son histoire nous fait un bien fou ! Pas étonnant qu’il soit devenu un véritable phénomène : 4,5 millions d’exemplaires vendus et bientôt un film avec Julia Roberts !

elizabethgilbert.jpgJe vous propose de découvrir un extrait du livre :

J’aimerais bien que Giovanni m’embrasse.
Oui… mais pour tout un tas de raisons, ce serait une très mauvaise idée. Pour commencer, Giovanni a dix ans de moins que moi et – comme la plupart des Italiens d’une vingtaine d’années – il vit encore chez sa mère. Ces faits à eux seuls me le désignent comme un improbable partenaire amoureux, compte tenu que je suis une Américaine américaine jusqu’au bout des ongles, âgée d’une trentaine d’années, qui réchappe à peine du naufrage de son couple et d’un interminable divorce très éprouvant, et qui s’est jetée à corps perdu immédiatement après dans une aventure sentimentale s’étant achevée en fastidieux chagrin d’amour. Cette série d’épreuves m’a rendue triste, fragile, et me donne l’impression d’avoir sept mille ans. Par pure question de principe, je me refuse à infliger la pauvre épave cabossée que je suis au joli Giovanni indemne. Sans compter que j’ai fini par atteindre cet âge où une femme en vient à se demander si le moyen le plus sage de se remettre de la perte d’un bel homme aux yeux de velours est vraiment d’en inviter aussi sec un autre dans son lit. Ce pourquoi je suis seule depuis de si longs mois maintenant. Ce pourquoi j’ai même décidé de m’astreindre à une année entière de célibat.
Ce à quoi un observateur futé pourrait objecter : « Mais alors, pourquoi être venue en Italie ? »Ce à quoi je ne peux que répondre – surtout lorsque je regarde le séduisant Giovanni attablé en face de moi – : « Excellente question. »
Giovanni est mon partenaire de tandem linguistique. En dépit des apparences, le terme n’abrite aucune insinuation tendancieuse – malheureusement. Il signifie seulement que nous nous retrouvons quelques soirs par semaine, ici à Rome, pour pratiquer chacun la langue de l’autre. D’abord, nous conversons en italien, et Giovanni se montre patient avec moi ; ensuite, nous parlons en anglais, et c’est à mon tour de faire montre de patience. J’ai découvert Giovanni quelques semaines après mon arrivée à Rome, grâce au grand cybercafé de la Piazza Barberini, sis en face de cette fontaine ornée d’un triton redoutablement sexy en train de souffler dans un coquillage. Il y avait mis une petite annonce (Giovanni, s’entend – pas le triton) sur le tableau d’affichage, indiquant qu’un garçon de langue maternelle italienne cherchait une personne de langue maternelle anglaise pour un échange de conversations. Juste à côté de son appel à candidature se trouvait une autre petite annonce formulant la même demande, identique mot pour mot, jusque dans le choix du caractère d’imprimerie. Seul différait le nom de la personne à contacter. Une des annonces indiquait l’adresse e-mail d’un dénommé Giovanni ; l’autre, celle d’un certain Dario. Mais même le numéro de téléphone était identique.
Avec intuition et perspicacité, j’ai adressé un e-mail à chacun des deux hommes, en leur demandant en italien : « Seriez-vous frères ? »
C’est Giovanni qui m’a renvoyé ce message très provocativo : « Mieux. Jumeaux ! »Oui, bien mieux – deux beaux grands bruns de vingt-cinq ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, avec ces immenses yeux latins à la pupille de velours qui me font complètement craquer. Après ma rencontre avec ces deux garçons en chair et en os, je me suis demandé si je ne serais pas bien inspirée d’amender le décret instituant mon année de célibat. Par exemple, je pourrais rester totalement célibataire tout en gardant exceptionnellement une paire de beaux jumeaux italiens de vingt-cinq ans à titre d’amants. Cela me rappelait vaguement un de mes amis qui est végétarien, excepté en ce qui concerne le bacon, mais bon…

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Classé sous: Description d'un livre

Publié par Stéphanie à 9:30

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