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Entrevue Alessandro Cassa

   

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Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’auteur Alessandro Cassa, auteur de La Diva le premier tome du Chant des fées.

Membre de l’Association des auteurs de la Montérégie, de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, ainsi que du Conseil Montérégien de la Culture et des Communications, Alessandro Cassa est un créateur dynamique ; un passionné que rien n’arrête. Architecte paysagiste spécialisé en mise en valeur du paysage et du patrimoine par le cinéma, il a travaillé près de 10 ans dans le domaine municipal, en développement culturel. Passionné d’écriture, il a scénarisé et réalisé deux courts métrages présentés dans le cadre du Short Film Corner, lors du Festival de Cannes. Il est l’auteur de La Diva (Guy Saint-Jean Éditeur), le premier tome du Chant des fées, qui nous transporte du quai des gares en 1910 au cÅ“ur de la Covey hill, de l’arrière-scène des salles d’Opéra aux bureaux modernes et froids des grandes villes. Une série flamboyante sur la longue quête de la réussite personnelle et le pouvoir de la volonté sur les forces du destin.
J’ai réalisé récemment une entrevue avec lui. Je vous propose d’en découvrir quelques extraits :

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Vous avez publié La diva, le premier tome de la série Le chant des fées.
Qu’est-ce qui ce qui vous a mené vers l’écriture ?

J’ai toujours aimé écrire… j’ai commencé dès le secondaire à rédiger des nouvelles et de la poésie. En fait, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé inventer des histoires. Écrire pour moi, c’est un réel plaisir. Mais quand je regarde derrière moi, je me rends compte que je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter pour écrire… et comme c’est souvent le cas, la vie en avait décidé autrement. Alors suite à un grave accident de voiture m’ayant laissé inactif pendant quelques mois, je suis revenu à l’essentiel. L’écriture en faisait partie.

Les mots sont une réelle passion pour moi et j’aime construire des récits sous plusieurs formes ; c’est pourquoi, j’ai scénarisé et réalisé deux courts métrages. J’aime décrire et reconstituer en mots ce que voit mon imagination. Ce n’est pas une tâche ou un devoir, mais bien mon péché mignon. Tout comme mon amour du café, cela fait partie de mon petit rituel matinal.

D’où vous est venue l’inspiration ?

Ce premier roman est précieux et mystérieux pour moi, car c’est suite à la perte de ma grand-mère, l’une de mes deux fées, que j’en ai amorcé la rédaction. Je l’ai d’abord construit comme un film, et cette première version était intitulée « Simplement pour la beauté des choses ». J’ai donc imaginé différents personnages, qui avaient tous un petit quelque chose de ma chère Antoinette. Et c’est ainsi que Rose, Lady Dumburry et Jane ont pris naissance.

Sans savoir où me mènerait ce récit au début de son écriture, je savais par contre que je voulais écrire quelque chose de beau… comme un thé à la bergamote que l’on déguste par pur plaisir. C’est pourquoi, mes personnages vivent en douceur. Ils n’ont pas de malheurs, ni de grands maux. En écriture, que ce soit d’un scénario ou d’un roman, je préfère la douceur aux drames. Je crois sincèrement que c’est ce dont notre réalité actuelle a le plus besoin.

Alors à l’apogée de sa carrière, une diva, Rose, remet son choix de vie en question après une simple question posée par une journaliste.
Qu’est-ce qui vous touche dans ce personnage ?

Le CHANTDES FÉES est construit autour de Rose, une grande dame de la chanson, une femme de tête de la trempe de Céline Dion, Nathalie Choquette ou Ginette Reno. Et c’est le destin de ce personnage qui me touche. En effet, à cinq ans, Rose accompagne son père à un premier opéra. Elle est immédiatement envoûtée par le chant de la soprano qui s’élève derrière les rideaux. Mais elle ne peut voir la scène. Alors elle s’imagine que seules les fées peuvent produire une telle mélodie. D’où son expression le chant des fées, pour décrire l’opéra. Elle est émerveillée, n’ayant jamais rien entendu d’aussi beau. Elle décide alors de devenir, elle aussi, l’une de ces fées. Et toute sa vie sera menée en fonction de ce moment déterminant.


C’est ce que j’aime le plus de ce personnage, sa détermination à réaliser ses rêves, à atteindre ses buts… Mais à 93 ans, une journaliste la fait douter. Par une simple question. Alors pour la diva, tout bascule. Ce sera une rencontre déterminante tant pour Rose que pour Jane. Et c’est même le sujet du tome deux.

Entremêlée au destin de Rose, l’histoire de trois autres jeunes femmes se dessine. Parlez-nous des trois autres jeunes femmes du roman.

Dans La Diva, je tente de célébrer à ma façon, la beauté. Et ce à travers le destin de la colorature et de ces trois autres femmes dont les vies se mêlent à la sienne. Il y a Jane, la jeune journaliste qui représente le futur, qui apporte une touche dynamique et urbaine au récit. Elle représente le questionnement. Puis il y a Gloria, la grande amie et la soeur d’amitié de Rose qui s’est occupée de sa carrière et de sa vie depuis les touts débuts. Gloria représente le présent, l’ombre et les coulisses… elle est la patience et la tolérance. Et finalement, la grande Lady Dumburry, venue du Devonshire en Angleterre, qui représente le passé, les traditions et l’espoir. Et sans le savoir, ces trois femmes de trois milieux différents, de différentes générations et de mondes diamétralement opposés, sont beaucoup plus liées entre elles qu’elles ne le pensent.

Tout se passe de 1910 à aujourd’hui. Les époques se mélangent dans votre roman. Pourquoi ce choix ?

C’est le scénariste en moi, qui prend le dessus lorsque je m’installe à mon ordinateur pour écrire… Je voulais créer des tableaux et faire voyager le lecteur en un parcours composé de diverses villes et de différentes époques. Le lecteur voyage donc des quais de la gare d’Ottawa en 1910, aux vergers du Haut Saint-Laurent où habite Rose, près du pont couvert de Powerscourt. J’y prends plaisir à décrire l’arrière-scène des salles de concert tout comme les bureaux froids des grandes villes.

Mais si les époques se succèdent dans le tome un, c’était pour présenter les destinées de mes personnages aux moments les plus important de leurs vies. Encore une fois, c’est mon côté scénariste de vouloir construire une histoire avec plusieurs personnages en différentes époques. J’ai donc construit le récit sous la forme de destins qui se croisent. Et ces personnages ont tous un point en commun : elles arriveront à un carrefour essentiel de leur existence où elles devront y choisir la voie à emprunter.

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Classé sous: Entrevue d'auteur, Portrait d'auteur

Publié par Stéphanie à 9:32

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