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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; Stéphanie</title>
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		<title>Frédéric Beigbeder: grandis un peu, mon garçon&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 09:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Frédéric Beigbeder a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1365" title="romanFrancais" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/romanFrancais.jpg" alt="romanFrancais" width="80" height="127" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Frédéric%20Beigbeder.htm" target="_blank">Frédéric Beigbeder</a> a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est <em><a href="http://www.placedulivre.com/un-roman-francais/produit-2205522.htm" target="_blank">Un roman français</a></em>, paru il y a un mois à Paris dans une forte odeur de controverse.<span id="more-1364"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelle étiquette lui donner ? Enfant terrible des lettres françaises ? Égoïste romantique ? Dandy pessimiste ? Hédoniste frimeur et narcissique ? Bourgeois canaille et iconoclaste ? Pendant que j&#8217;attends Frédéric Beigbeder dans le hall de l&#8217;hôtel Germain, où il vient de poser ses valises, je jongle avec les formules et les qualificatifs. Depuis le temps qu&#8217;il fait parler de lui dans la presse sérieuse comme dans la presse «pipole», on a collé sur le grand front de Frédéric Beigbeder toutes les étiquettes possibles et imaginables. Elles flottent encore dans l&#8217;air du temps, mais avec la parution d&#8217;un neuvième roman marqué par le sceau de la culpabilité et de la contrition, leur encre forte semble un brin délavée. <em>Un roman français</em>, une œuvre hautement autobiographique, annonce en effet l&#8217;avènement d&#8217;un nouveau Beigbeder qui, à 44 ans, semble avoir décidé de se ressaisir et de transformer l&#8217;adolescent noceur en lui en adulte mature, responsable et vacciné. A-t-il changé autant que son roman le laisse entendre ? C&#8217;est ce qu&#8217;on va voir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il arrive. Longue liane de plus de six pieds, corps filiforme, voix douce, bonnes manières, sourire engageant. Après m&#8217;avoir serré la main, il m&#8217;annonce qu&#8217;il a trop picolé la veille avec Kate Moss, son mec, Sean Lennon, et sa «nana canon», et que par conséquent il ne boira que&#8230; du vin blanc. Vous buvez encore ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Évidemment, qu&#8217;est-ce que vous croyez ?»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il ne s&#8217;agit pas de ce que je crois, mais de ce que j&#8217;ai lu, notamment à la page 203 de son roman. Évoquant son frère Charles, titulaire de la Légion d&#8217;honneur, marié à la même femme depuis 30 ans, père de trois enfants, abonné à la messe du dimanche et bon ami de Sarkozy, Beigbeder écrit : «Mon frère monogame serait-il plus heureux que moi ? Je constate que la vertu et la foi semblent lui procurer plus de bonheur que mon hédonisme et mon matérialisme. Je jouis la nuit en prenant des airs supérieurs sans voir que je suis le plus bourgeois des deux.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le paragraphe me semble révélateur d&#8217;une aspiration à une vie plus saine et lucide, non ? Eh bien, non ! Malgré tout le bien que Beigbeder écrit au sujet de son frère, il ne changerait de place avec lui pour rien au monde. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne pense que je pourrais vivre la vie de mon frère. Et quand je mets en opposition sa Légion d&#8217;honneur avec ma garde à vue, le contraste entre nos vies ne m&#8217;afflige pas. Au contraire. Il me fait rigoler.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La Légion d&#8217;honneur du grand frère et l&#8217;arrestation simultanée de son cadet ne sont en réalité qu&#8217;un prétexte pour permettre à Beigbeder de faire ce qu&#8217;il n&#8217;avait jamais osé faire auparavant : plonger dans son passé pour raconter une enfance riche, douce et dorée, ternie par le divorce de ses parents au début des années 70 alors qu&#8217;il avait 7 ans. Et en filigrane de cette enfance française, vécue entre «la bourgeoise excentrique de papa» et «la noblesse fauchée de maman», Beigbeder dessine le portrait d&#8217;une France qu&#8217;il décrit comme «un pays suicidé qui a réussi à perdre deux guerres en faisant semblant qu&#8217;il les avait gagnées et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand il écrit, Beigbeder est dur et cassant à l&#8217;égard de sa mère patrie. Dur et critique envers lui-même aussi. Mais en entrevue, tout devient plus flou, mou, sinueux, comme quelqu&#8217;un qui suit le courant et qui peut aussi bien dire tout et son contraire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cette souplesse extrême explique peut-être pourquoi Beigbeder a accepté que son éditeur retranche de son livre un passage particulièrement virulent où il réglait ses comptes avec Jean-Claude Marin, le procureur qui a sans raison prolongé sa garde à vue de 24 heures, le même procureur qui vient de traduire l&#8217;ex-premier ministre Dominique de Villepin en justice au sujet d&#8217;une campagne de dénigrement qu&#8217;il aurait orchestrée contre Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Me battre pour trois pages, je n&#8217;en voyais pas l&#8217;intérêt. Et puis, la façon dont j&#8217;ai reformulé les choses en écrivant que je n&#8217;avais malheureusement pas le droit d&#8217;écrire tout le bien que je pensais de Jean-Claude Marin est meilleure. Au lieu de donner dans la violence outrageante, j&#8217;ai préféré l&#8217;hypocrisie littéraire. Je pense que j&#8217;ai eu raison.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Chose certaine, cette affaire de censure s&#8217;est avérée un formidable coup de pub pour le roman. Et comme la décision de couper le passage incriminant a été prise à la dernière minute alors que des exemplaires non censurés avaient déjà été envoyées aux médias &#8211; qui se sont empressés de publier le passage controversé -, Beigbeder a gagné sur tous les fronts. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après des critiques pour la plupart favorables et des ventes qui ont vite grimpé et l&#8217;ont mis en tête des palmarès, la rumeur publique l&#8217;envoyait parmi les finalistes du prix Goncourt. Il n&#8217;en fut rien. Beigbeder ne s&#8217;est même pas rendu au premier tour. S&#8217;il est déçu, il ne le laisse pas voir et se rabat sur sa nomination au prix Renaudot.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Vous savez, les prix servent surtout à révéler les jeunes talents qui en ont besoin plus que moi. Moi, je suis connu et je n&#8217;ai aucune difficulté à vendre mes livres, alors que je sois en nomination ou non pour le Goncourt, ça ne change pas grand-chose pour moi.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Plus je l&#8217;écoute et plus j&#8217;ai l&#8217;impression que le Beigbeder nouveau est en réalité le même vieux Beigbeder, mais un peu plus calme et un peu mieux dans sa peau qu&#8217;avant.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il confirme qu&#8217;il se sent effectivement mieux dans sa peau et que tout compte fait, son séjour en prison lui été, d&#8217;une certaine manière, bénéfique. Enfin, il ne le dit pas aussi clairement, mais il admet que l&#8217;idée d&#8217;aller sniffer de la cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler était à la fois un geste d&#8217;ado attardé, mais aussi une sorte d&#8217;appel</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je crois que j&#8217;avais envie qu&#8217;on me dise : grandis un peu, mon garçon. Envie de me faire rappeler à l&#8217;ordre. Ça tombait bien puisque l&#8217;État français est un État foncièrement paternaliste qui cherche à vous protéger de vous-même. Comme je l&#8217;ai écrit, la grande différence entre la génération de mes parents et la mienne, c&#8217;est que dans leur jeunesse, les libertés augmentaient. Durant la mienne, elles n&#8217;ont fait que diminuer.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Son bref séjour en prison, qui s&#8217;est soldé par une amende et une injonction thérapeutique l&#8217;obligeant à consulter une psy, a fait de lui, temporairement du moins, un ardent détracteur des prisons françaises qu&#8217;il décrit comme moyenâgeuses, inhumaines et dégradantes, surtout le Dépôt où il a été enfermé. Étrangement, depuis la parution de son roman, certaines cellules du Dépôt ont été rénovées et pourvues de toilettes et de lits. Coïncidence ? Il ne saurait le dire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Farouchement anti-Sarkozy même si Carla Bruni fut autrefois une amie, il a tout de même assisté à la remise de la Légion d&#8217;honneur à son frère par le président, quelques jours seulement après sa garde à vue. Il n&#8217;a pas profité de l&#8217;occasion pour se plaindre à Sarko de sa détention. Il ne lui a d&#8217;ailleurs pas serré la main. Il s&#8217;est contenté de rester en retrait dans la salle des Fêtes à l&#8217;Élysée, puis, se tournant vers une fenêtre embuée par le froid, il y a tracé un grand A pour Anarchie. Ce geste rebelle et romanesque est consigné dans son roman. Comme l&#8217;est tout ce qu&#8217;il raconte, preuve qu&#8217;il n&#8217;y a pas de nouveau Beigbeder : seulement un écrivain qui semble vivre pour mieux pouvoir raconter sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/09/01-910270-frederic-beigbeder-grandis-un-peu-mon-garcon.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Entrevue avec Louise Lacoursière</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 15:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman québécois]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de Louise Lacoursière, auteure entre autres de Lunes bleues. Depuis 2002, Louise Lacoursière se consacre à sa carrière d&#8217;écrivaine et à l&#8217;animation culturelle. Un travail de recherche exhaustif l&#8217;a amenée à écrire trois romans inspirés de la vie d&#8217;Anne Stillman McCormick, philanthrope américaine surnommée &#171;&#160;la reine de la Mauricie&#160;&#187;. Cette trilogie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1361" title="lunesBleues" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/lunesBleues.jpg" alt="lunesBleues" width="70" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de <a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Louise Lacoursière&amp;noCentreDeChargeCourant=1" target="_blank">Louise Lacoursière</a>, auteure entre autres de <em><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0734866" target="_blank">Lunes bleues</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Depuis 2002, Louise Lacoursière se consacre à sa carrière d&#8217;écrivaine et à l&#8217;animation culturelle. Un travail de recherche exhaustif l&#8217;a amenée à écrire trois romans inspirés de la vie d&#8217;Anne Stillman McCormick, philanthrope américaine surnommée &laquo;&nbsp;la reine de la Mauricie&nbsp;&raquo;. Cette trilogie a été encensée et maintes fois récompensée.<span id="more-1360"></span></span></p>
<p>L&#8217;auteure a également rédigé <em>Roland Leclerc, par-delà l&#8217;image</em> en 2007. Avec <em>Lunes bleues</em>, elle signe sa première œuvre de fiction pure.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Lunes bleues, c’est l’histoire de Sophie Richard, une battante imaginative, une femme de carrière et la P.-D.G. fondatrice des Entreprises G. E. S. On sollicite sa créativité et son efficacité pour l&#8217;organisation de conférences, de points de presse, de colloques et de lancements. Elle collectionne les succès professionnels au même rythme que les amants. La mi-trentaine lui sied bien. Rien ni personne ne semble lui résister jusqu&#8217;au jour où, terrassée par un étrange malaise, elle se voit confrontée à un révoltant verdict : tumeur au cerveau. Sous le choc, elle exige deux semaines de répit avant la poursuite des investigations médicales.</span></p>
<p>Sophie n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête : fuir. Fuir famille, amis et collaborateurs, qui n&#8217;ont d&#8217;admiration que pour sa vivacité d&#8217;esprit et son humour, fuir son monde de sophistication. Pour aller où ? La Côte d&#8217;Azur s&#8217;impose. Un endroit confortable et familier. Se perdre dans l&#8217;anonymat de la foule sans renoncer au glamour de son existence lui paraît la solution idéale.</p>
<p>Mais après quelques jours à s&#8217;étourdir dans les bars de Saint-Tropez, Sophie prend conscience de la futilité de sa dérobade. Son mal-être la rattrape. Pourquoi attendrait-elle l&#8217;inexorable dégradation de son corps ? Pourquoi ne pas en finir maintenant ? Au moment de se lancer dans le vide du haut d&#8217;une montagne, ses jambes flanchent et elle s&#8217;effondre sur le rebord de la falaise. Son visage effleure de jeunes pousses de mimosa à la fragrance entêtante. Le vent soulève ses cheveux. Les aiguilles d&#8217;un pin chatouillent son visage. Tant de sensations ignorées, concentrées en cet instant&#8230; Sophie prend conscience qu&#8217;elle ne peut quitter cette Terre avant de s&#8217;être réappropriée ces trésors sacrifiés à l&#8217;autel du travail et de la superficialité. Elle choisit de se réfugier dans un gîte déniché au hasard de la route. Avec elle, un seul autre visiteur : Phillip. Cet Américain séduisant cache également ses tourments. Il est toujours en deuil de sa femme, décédée trois ans plus tôt. Le petit village de Saint-Martin-de-Castillon deviendra le témoin de la renaissance de ces deux écorchés, qui y feront un grand voyage au cœur de l&#8217;émotion, de la sensualité, de l&#8217;amour.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai eu la chance de réaliser une entrevue avec l’auteure. Découvrons un extrait.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Pourquoi avez-vous choisi le titre « Lunes bleues » ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour être bien honnête, j&#8217;ai accepté avec enthousiasme la suggestion de mon éditrice. Sophie Richard se passionne pour l&#8217;astronomie. Les mois de notre calendrier grégorien varient de 28 à 31 jours alors que le mois lunaire compte 28 jours. Forcément, il arrive un moment où on observe deux pleines lunes au cours d&#8217;un même mois, un phénomène rare. On a donné à la deuxième le nom de lune bleue.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La rencontre de Sophie et de Philippe et l&#8217;intensité de leur relation relèvent de la même rareté. En outre, chacun d&#8217;eux s&#8217;offre une deuxième chance. Voilà pour l&#8217;analogie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>En quelques mots, comment décririez-vous votre héroïne Sophie ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sophie Richard est une battante, une carriériste, une femme d&#8217;affaires à la tête d&#8217;une entreprise d&#8217;organisation d&#8217;événements, qu&#8217;elle a fondée et développée à force de travail, de persévérance et d&#8217;ingéniosité. Faiblesse et sentimentalité n&#8217;ont aucune place dans sa vie. À la mi-trentaine, elle collectionne et évalue ses amants au même titre que ses succès professionnels. La performance, voilà ce qui lui importe, jusqu&#8217;au jour où son corps flanche. Un bien mauvais tour de destin. Une fois de plus, sa détermination se manifeste lorsqu&#8217;elle exige de son médecin un délai de deux semaines avant d&#8217;entreprendre tout traitement ou intervention. Elle s&#8217;enfuie sur la Côte d&#8217;Azur, la seule destination où elle s&#8217;était permis de s&#8217;évader quelques jours de temps à autre. Pour mieux s&#8217;y retrouver, Sophie quitte les endroits à la mode et découvre, dans un authentique petit village médiéval, qu&#8217;elle n&#8217;est pas que cérébrale. Une autre Sophie se manifeste, sensuelle et&#8230; sentimentale. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Le jour où Sophie apprend qu&#8217;elle est atteinte d&#8217;un cancer du cerveau, elle décide de sortir de ses sentiers battus et se retrouve dans un petit village de Provence, St-Martin de Castillon, où elle rencontrera l&#8217;homme qui va changer sa vie. Que représente ce lieu pour vous ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;ai visité des dizaines de villages en Provence à la recherche du lieu idéal pour que ma Sophie vive sa renaissance. Pourquoi la Provence ? N&#8217;est-ce pas un merveilleux endroit pour se réapproprier ses sens ? La cuisine et les vins&#8230; les odeurs&#8230; les couleurs&#8230; la lumière&#8230; la chaleur&#8230; J&#8217;ai éprouvé un véritable coup de foudre lorsque je suis entrée à Saint-Martin de Castillon. Ce petit village, tout en pierre, niché sur les monts de Vaucluse, à proximité du massif du Luberon, n&#8217;était même pas répertorié dans les guides touristiques. Ce site en dehors du temps ne compte qu&#8217;un seul gîte, un seul café-bistro. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;y suis revenue deux ans plus tard et j&#8217;y ai vécu autant de temps que Sophie y vivra. C&#8217;est fou tout ce qui peut se passer en une semaine dans la vie de Sophie Richard !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Louise Lacoursière&amp;noCentreDeChargeCourant=1" target="_blank">Lire la suite</a>. </span></p>
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		<title>Vagabondages au cinéma</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 09:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Personne ne sera surpris. Les droits du livre Les âmes vagabondes (Lattès), le roman pour adultes de Stephenie Meyer, ont été vendus pour une adaptation cinématographique. Trois producteurs indépendants, les mêmes qui offriront l’adaptation de La route (l’Olivier) de Cormac McCarthy en novembre prochain, ont acquis l’ouvrage de l’auteure de Twilight. Enterrez les vampires, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1342" title="amesVagabondes" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/amesVagabondes.jpg" alt="amesVagabondes" width="80" height="131" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Personne ne sera surpris. Les droits du livre <a href="http://www.placedulivre.com/les-ames-vagabondes/produit-1879867.htm" target="_blank"><em>Les âmes vagabondes</em></a> (Lattès), le roman pour adultes de Stephenie Meyer, ont été vendus pour une adaptation cinématographique. Trois producteurs indépendants, les mêmes qui offriront l’adaptation de La route (l’Olivier) de Cormac McCarthy en novembre prochain, ont acquis l’ouvrage de l’auteure de Twilight. Enterrez les vampires, ce roman traite plutôt d’une invasion d’extra-terrestres et de la lutte que leur fait une bande d’humains rebelles.<span id="more-1341"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp#2463" target="_blank">Voir la source</a>. </span></p>
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		<title>Une jeune Québécoise obèse devient une mannequin internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 09:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le livre autobiographique Dans ma peau qu&#8217;elle vient de lancer, la mannequin québécoise Isabel Curadeau tente de démontrer que «l&#8217;impossible est toujours possible». Aujourd&#8217;hui âgée de 26 ans, Mme Curadeau pesait plus de 225 livres il y a à peine six ans. Œuvrer dans un domaine où la beauté du corps féminin est mise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1339" title="dansMaPeau" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/dansMaPeau.jpg" alt="dansMaPeau" width="80" height="121" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans le livre autobiographique <a href="http://www.placedulivre.com/dans-ma-peau/produit-2206512.htm" target="_blank"><em>Dans ma peau</em></a> qu&#8217;elle vient de lancer, la mannequin québécoise Isabel Curadeau tente de démontrer que «l&#8217;impossible est toujours possible».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd&#8217;hui âgée de 26 ans, Mme Curadeau pesait plus de 225 livres il y a à peine six ans. Œuvrer dans un domaine où la beauté du corps féminin est mise en évidence lui était alors hors de portée. À 19 ans, elle a donc décidé de maigrir par la seule foi de ses propres moyens, sans entraineur ni nutritionniste. En un an et demi, elle a perdu 60 livres, puis une centaine de livres au total quelques mois plus tard.<span id="more-1338"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans Dans ma peau, elle raconte son parcours, parfois difficile, de son enfance à l&#8217;âge adulte.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabel Curadeau fait la brillante démonstration que, grâce à la volonté et la persévérance, on peut tout accomplir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À l&#8217;adolescence, elle se décrit comme une paresseuse toujours fatiguée et qui n&#8217;aimait pas le sport. Et c&#8217;est justement de ce cercle vicieux qu&#8217;elle a soudainement eu envie de se sortir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il faut «abolir la routine», dit-elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À force d&#8217;exercices physiques, et après avoir modifié son alimentation et sa «façon» de vivre, elle a atteint son but. Elle pose aujourd&#8217;hui pour les plus grands magazines new-yorkais.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabel Curadeau souhaite devenir une source d&#8217;inspiration pour d&#8217;autres jeunes femmes, en les incitant à se «dépasser».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/04/01-908282-une-jeune-quebecoise-obese-devient-une-mannequin-internationale.php" target="_blank">Voir la source</a>. </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>François de Closets à la défense de l&#8217;orthographe simplifiée</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 09:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfant, François de Closets a toujours peiné sur l&#8217;orthographe, allant jusqu&#8217;à soulever l&#8217;ire de ses maîtres. Devenu journaliste et écrivain, son calvaire s&#8217;est poursuivi. Il a voulu comprendre pourquoi. Dans son plus récent livre, Zéro faute, l&#8217;auteur français ne fait pas de quartier : l&#8217;orthographe aurait dû être simplifiée depuis longtemps. Une affirmation qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Enfant, François de Closets a toujours peiné sur l&#8217;orthographe, allant jusqu&#8217;à soulever l&#8217;ire de ses maîtres. Devenu journaliste et écrivain, son calvaire s&#8217;est poursuivi. Il a voulu comprendre pourquoi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans son plus récent livre, Zéro faute, l&#8217;auteur français ne fait pas de quartier : l&#8217;orthographe aurait dû être simplifiée depuis longtemps. Une affirmation qui a soulevé toute une tempête en France. Alors que <em>Zéro faute</em> est à la veille de sortir chez nous, <em><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/05/01-908478-francois-de-closets-a-la-defense-de-lorthographe-simplifiee.php" target="_blank">La Presse</a></em> a joint M. de Closets à son domicile parisien.<span id="more-1331"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Pourquoi cet ouvrage que je qualifierais de polémique?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Je ne crois pas qu&#8217;il est polémique. Il s&#8217;agit d&#8217;un travail d&#8217;enquête qui a pris pour sujet, ce qui n&#8217;a jamais été fait, la langue française et l&#8217;orthographe. Toute ma vie, l&#8217;orthographe m&#8217;a paru bien difficile à apprendre. De plus, on constate à l&#8217;heure actuelle un véritable effondrement du niveau des élèves en orthographe. Cela dure depuis 15 ans. J&#8217;ai voulu comprendre pourquoi et comment en sortir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Qu&#8217;est-ce qui est à la base de cet effondrement?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Depuis toujours, l&#8217;écriture donnait un rôle à la parole. Elle fixait le verbe. On mettait donc davantage l&#8217;accent sur l&#8217;écrit que sur le vocabulaire. Actuellement, nous faisons face à une période de mutation. Par le biais des textos, des blogues, des ordinateurs et de l&#8217;internet, nous assistons à l&#8217;émergence de nouvelles techniques d&#8217;écriture qui s&#8217;expriment à travers les jeunes. Celle-ci est conversationnelle. À travers les textes, je discute. L&#8217;écrit a donc perdu son statut supérieur de mémoire du langage. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Pourquoi l&#8217;orthographe est-il si complexe?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Au départ, on a pris l&#8217;alphabet latin pour l&#8217;adapter à la langue française. Ensuite, l&#8217;écriture a été prise en main par des scribes. Pour eux, cette langue devait rappeler son origine latine avec par exemple l&#8217;ajout de consonnes muettes. Résultat: au XVe siècle, l&#8217;orthographe était d&#8217;une complexité abominable. Au début du XIXe siècle se constitue une nation française qui décide que le peuple va apprendre à écrire. Qu&#8217;a-t-on sous la main? Une orthographe d&#8217;érudit. Comment l&#8217;enseigner? En la simplifiant. Mais toutes les tentatives ont avorté. On est allé jusqu&#8217;à sacraliser l&#8217;orthographe et ceux qui éprouvaient de la difficulté à l&#8217;apprendre en ont été stigmatisés.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Quel est le rôle des écrivains, gens de lettres et, de façon plus large, gens du monde culturel, dans la situation que vous constatez?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Tout au long des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, les écrivains étaient à la pointe de la modernisation et de la simplification de l&#8217;orthographe. Il y avait Ronsard, Corneille, Voltaire. Et au XIXe siècle, on ne s&#8217;en occupe plus. Aujourd&#8217;hui, les écrivains sont arc-boutés contre toute forme de changement. En 1990, avec les meilleurs linguistes du pays, la France a proposé des réformes non autoritaires comme la suppression des accents circonflexes, de toutes sortes de traits d&#8217;union inutiles ou encore de redoublement de consonnes. Cela a provoqué un tollé général et la réforme n&#8217;a pas eu lieu.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Existe-t-il d&#8217;autres équivalents à ce que vous qualifiez d&#8217;«ordre graphocratique» ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Beaucoup de pays ont des langues très compliquées. Par exemple, l&#8217;anglais, sur l&#8217;écriture des mots, est épouvantable. Mais l&#8217;anglais a une grammaire beaucoup plus simple. Le français a une grammaire très difficile avec des variables, des exceptions, des accords muets. En contrepartie, dans des langues telles l&#8217;italien ou l&#8217;espagnol, l&#8217;écrit est une simple transcription de l&#8217;oral. Si vous parlez italien, en un an vous l&#8217;écrivez.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Vous dites avoir consacré un temps et une attention démesurés à l&#8217;orthographe pour des résultats médiocres et que le dictionnaire fut votre bouée de sauvetage. La difficulté de la langue ne vous a-t-elle pas enseigné la valeur du travail et de l&#8217;effort?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: J&#8217;adore travailler. Je travaille 15 ou 16 heures par jour. J&#8217;adore apprendre. Je suis un workaholic. Je crois dans la valeur du travail. Mais je crois aussi que tout l&#8217;effort déployé pour la maîtrise de l&#8217;orthographe est un peu démesuré.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Est-il possible de simplifier l&#8217;orthographe sans avoir au préalable une entente avec l&#8217;ensemble des communautés francophones de la planète, dont le Québec?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Les communautés francophones ont toujours été en avance sur la France. En 1950, à l&#8217;UNESCO, elles ont demandé la simplification de l&#8217;orthographe, ce qui leur a toujours été refusé. Après l&#8217;échec de 1990 en France, d&#8217;autres communautés francophones, dont le Québec, sont allées de l&#8217;avant avec une orthographie simplifiée.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Quelles solutions sont à notre portée?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: En France, les jeunes font encore leur dictée avec un crayon et un papier comme au XIXe siècle. Dès qu&#8217;ils sont à la maison, ils passent à l&#8217;ordinateur. Je crois que nous devrions faire faire les dictées par ordinateur, à l&#8217;aide des correcteurs orthographiques. D&#8217;abord, en débranchant le correcteur puis, en le rebranchant pour voir ses remarques. Le maître accompagnerait l&#8217;élève dans l&#8217;analyse des corrections. L&#8217;élève en viendrait ainsi à mieux comprendre ses erreurs.</span></p>
<p><strong><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Q: Par ailleurs, vous êtes inquiet de la dégradation d&#8217;autres aspects de la langue&#8230;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: On abandonne par exemple la forme interrogative, ce que vous ne faites pas au Québec. Or, en France, cela s&#8217;est fait dans l&#8217;indifférence générale. On abandonne aussi l&#8217;usage du futur et du passé simple. Il y a un appauvrissement de la conjugaison qui me paraît grave.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Dans 1984 de George Orwell, la dictature d&#8217;Océania veut imposer la «novlangue», un langage simplifié à l&#8217;extrême dont le but avoué est de gommer les idées, réduire le champ de pensée des gens et ainsi annihiler toute critique de l&#8217;État. Sans aller jusqu&#8217;à cet exemple extrême, doit-on craindre l&#8217;appauvrissement de la langue?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Ma crainte est de voir le français se réduire à une langue de communication. Je m&#8217;inquiète d&#8217;un appauvrissement du vocabulaire. Pourquoi n&#8217;emploie-t-on plus, par exemple, le mot «tintinnabuler»? Ou encore l&#8217;expression «un oeil émerillonné». Ce sont des mots qui ont une saveur, un goût! Non, on préfère s&#8217;en tenir à dire un regard vif. Il y a un danger terrible à ne plus distinguer les sentiments, les expressions. Les jeunes disent toujours «c&#8217;est cool». Non, ce n&#8217;est pas toujours «cool». Ça peut être reposant, chaleureux, sympathique. On a 10, 15 adjectifs à notre portée. Notre pensée passe par des mots. Elle est riche de nuances. Autrement, elle s&#8217;appauvrit.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Salut, Nelly</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 09:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Sa mort nous a coupé le souffle. En écho à la disparition soudaine de Nelly Arcan, voici les mots de quatre écrivains qui l&#8217;ont côtoyée, aimée. LA FILLE AUX HIEROGLYPHES J&#8217;écris ces lignes au bord d&#8217;une plage de galets blancs. Il fait une chaleur presque irréelle pour un début d&#8217;automne. Je suis venu sur cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sa mort nous a coupé le souffle. En écho à la disparition soudaine de Nelly Arcan, voici les mots de quatre écrivains qui l&#8217;ont côtoyée, aimée.</span></p>
<p><strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">LA FILLE AUX HIEROGLYPHES </span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;écris ces lignes au bord d&#8217;une plage de galets blancs. Il fait une chaleur presque irréelle pour un début d&#8217;automne. Je suis venu sur cette plage de la Manche avec l&#8217;illusion d&#8217;oublier, mais c&#8217;est évidemment l&#8217;inverse qui se produit. Nelly s&#8217;est suicidée avant-hier. <span id="more-1328"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous tous, ses amis, avons péché par insouciance, défaut d&#8217;attention. Nelly nous a menti (c&#8217;était son habitude). Je me dis: comment a-t-elle pu nous échapper, alors qu&#8217;elle était la personne la plus prévisible au monde, la plus monotone, la plus lancinante? Elle mentait comme une enfant, il y avait des failles partout dans son stratagème.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je me souviens de la période où elle se tua tant de fois. Toujours par ce même procédé qui traduisait une incroyable haine de soi-même. La fois où elle fut sauvée uniquement parce que le clou se détacha du mur. C&#8217;était pendant l&#8217;été et l&#8217;automne 2004, sa période la plus noire. Les amis, dont le plus vigilant était Patrick Cady, mesurèrent combien il était urgent de l&#8217;éloigner de Montréal, où tant de dangers la guettaient. Il fut décidé qu&#8217;elle irait à Paris et s&#8217;installerait chez moi. Ainsi commença la plus étrange, la plus incompréhensible des vies à deux. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Longtemps après, en janvier 2008, je rendis visite à Nelly Arcan sur le Plateau-Mont-Royal, dans son appartement très lumineux qu&#8217;elle partageait avec deux peluches miaulantes à poils longs. Je lui mis entre les mains mon roman tout juste sorti de chez l&#8217;imprimeur. Au milieu de ce livre, Eva, une jeune prostituée qui vient de rater son suicide, trouve refuge chez Arturo. L&#8217;homme est alors à un tournant de son existence; il ressent en lui une force inemployée qui aspire à se rendre utile. En somme, leur cohabitation de quelques mois est un service réciproque qu&#8217;ils se rendent. La jeune femme est blonde, mutique, solitaire, les yeux bleus. Le matin, elle trempe son doigt dans la mousse du cappuccino et dessine sur sa cuisse nue des sortes de hiéroglyphes, des poèmes indéchiffrables à elle seule destinés. Elle fait la même chose sur les nappes en papier, autour de son assiette. Nelly ne se reconnut pas. Elle ne pensa jamais que la fille aux hiéroglyphes pût lui ressembler, trait pour trait, mot pour mot.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Habitante d&#8217;un corps qui lui était étranger, elle se cherchait comme on recherche une soeur dans la nuit. Devant un miroir, elle ne voyait rien. Face au malheur, elle était sans défense. C&#8217;est pourquoi ses livres sont si déchirants. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>- Bertrand Visage</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>NOS SOIREES CHIMERIQUES &#8211; SOUVENIRS DE NELLY </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je n&#8217;étais pas une de ses plus grandes amies. La plupart de ses proches ne me connaissent pas. Je m&#8217;appelle Mélikah et depuis 2006, à chacun de mes retours à Montréal, à chacun de ses séjours en France, nous nous voyions avec l&#8217;assiduité de deux jeunes filles à la fois révoltées et rieuses, espiègles et disciplinées, dingues et sages. Nos soirées devaient ressembler de l&#8217;extérieur aux rencontres au sommet de deux cyclothymiques: discussions gravissimes sur les rêves auxquels nous peinions à renoncer, puis séances de rire jouissives, électrisantes. Il est peu d&#8217;êtres avec lesquels j&#8217;aie autant ri qu&#8217;avec Nelly. Elle avait cet humour propre aux grands sensibles qui sont aussi de grands sensés, humour que l&#8217;on trouvait également dans ses chroniques et que, allez savoir pourquoi, on a tant de mal à lier à ses livres. Pour moi, romans comme chroniques sont pourtant porteurs de la même force: avec Nelly, la femme comme la romancière, la douleur la plus cruelle devenait pure beauté, ou brillant humour. Dans les deux cas, cela rendait profondément vivant tout ce qu&#8217;elle faisait, aimait, touchait. Voilà ce que je retiendrai d&#8217;elle: humour salutaire et redoutable intelligence, indissociables. À qui s&#8217;adressent donc ces mots qu&#8217;elle ne lira pas? À ses proches pour leur dire combien, même pour ceux qui l&#8217;ont moins connue, Nelly a compté. Je l&#8217;aimais, je l&#8217;aime et je chérirai jalousement, furieusement le souvenir de cette amitié à la fois révoltée et rieuse, espiègle et disciplinée, dingue et sage. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- <em>Mélikah Abdelmoumen</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>LES BOTTES BLEUES DE NELLY<br />
</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;était surtout au gym que je croisais Nelly Arcan, curieusement. Quand j&#8217;arrivais et qu&#8217;une magnifique paire de bottes de suède bleu trônait à l&#8217;entrée du vestiaire, je savais que Nelly s&#8217;entraînait. &laquo;&nbsp;C&#8217;est mon antidépresseur&nbsp;&raquo;, m&#8217;avait-elle confié quelques mois avant la parution d&#8217;<em>À ciel ouvert</em>, qui portait alors le titre de <em>Burqa de chair</em>. Elle m&#8217;avait exposé son idée, que je trouvais brillante et audacieuse. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dès <em>Putain</em>, et chaque fois que j&#8217;ai plongé dans les livres de cette écrivaine surdouée, j&#8217;ai été happée par leur logique implacable, révélatrice de l&#8217;invisible ou de ce qu&#8217;on ne veut pas voir, et qui devient presque attrayant servi dans une langue aussi somptueuse et maîtrisée. Dans ses chroniques, Nelly pouvait raconter qu&#8217;elle venait d&#8217;écraser un pigeon en voiture, elle trouvait quand même le moyen de le déballer d&#8217;une façon magnifique. Je suis en deuil de la prose de Nelly, de sa lucidité corrosive et de la grâce de son style.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est en tombant sur les couvertures de ses livres, présentées côte à côte dans les journaux du week-end, que j&#8217;ai réalisé qu&#8217;après son roman posthume à paraître, ce serait terminé. Une immense écrivaine; un oeuvre écourté. La tristesse d&#8217;une lectrice. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après la mort de Nelly, pendant deux jours, le ciel a revêtu la couleur de ses yeux: bleu glace, comme en transparence. Ces yeux qui voyaient à travers les choses&#8230; Les élégantes bottes de Nelly ne trônent plus dans l&#8217;entrée du gym parmi les espadrilles sales. Et la section Arcan de ma bibliothèque ne s&#8217;enrichira que d&#8217;un seul autre titre. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nelly, je pleure les mots que tu n&#8217;écriras jamais, et te souhaite d&#8217;être enfin en paix, délestée. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>- Marie Hélène Poitras</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>LE RIRE DE NELLY </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je me souviendrai du sourire de Nelly. Et de son rire, aussi. Une semaine après son décès, je n&#8217;arrive pas à me rappeler Nelly autrement que par ce sourire brillant et ce rire cristallin. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Bien sûr qu&#8217;il y avait chez elle l&#8217;angoisse. Bien sûr qu&#8217;il y avait aussi le doute, et bien sûr qu&#8217;il y avait la peur: Nelly n&#8217;écrivait pas avec les doigts et la tête de la voisine. Elle avait ses obsessions, mais n&#8217;était-ce justement pas là le matériau de ses livres? N&#8217;était-ce justement pas là tout ce qu&#8217;elle découpait au scalpel à chacune de ses phrases et qui faisait d&#8217;elle l&#8217;écrivaine qu&#8217;elle était? N&#8217;était-ce pas là ce qui dérangeait les sombres idiots qui s&#8217;amusaient à la ridiculiser, sans même chercher à comprendre qu&#8217;elle ne faisait que nous enfoncer à tous, à chaque phrase, le nez dans notre propre merde? </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce sourire, ce rire, cette bonne humeur chaleureuse et accueillante, cette intelligence de la conversation me manqueront. Beaucoup. Trop. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et cette écriture, comme trop peu savent, comme trop peu risquent&#8230; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle a été aspirée dans la spirale qui fait que le temps d&#8217;un instant, d&#8217;une minute ou d&#8217;une heure, la douleur devient trop intense, trop violente. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je me souviendrai de son sourire, de son rire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>- Michel Vézina</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;section=10&amp;article=66836" target="_blank">Voir la source</a></span></p>
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		<title>Jacinthe Bouchard : Pourquoi dompter ses passions ?</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 16:13:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Spécialisée en comportement animal, Jacinthe Bouchard a parcouru la planète pour dresser toutes sortes de bêtes, dont certaines sont au moins 20 fois plus grosses qu’elle! Elle nous parle de son récit autobiographique Passion animale – Ma vie est un roman d’aventures et de son trépident quotidien. Comment en êtes-vous venue à écrire ce livre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1318" title="passionAnimale" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/passionAnimale.jpg" alt="passionAnimale" width="80" height="116" /> </span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Spécialisée en comportement animal, Jacinthe Bouchard a parcouru la planète pour dresser toutes sortes de bêtes, dont certaines sont au moins 20 fois plus grosses qu’elle!<br />
Elle nous parle de son récit autobiographique <a href="http://www.placedulivre.com/passion-animale/produit-2199758.htm" target="_blank"><em>Passion animale</em> – <em>Ma vie est un roman d’aventures</em></a> et de son trépident quotidien.<span id="more-1317"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment en êtes-vous venue à écrire ce livre ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce sont les Éditions de l’Homme qui me l’ont demandé. Je vois à travers le regard des autres qu’ils pensent que je fais un métier particulier mais, pour moi, c’est du quotidien ! Je suis une passionnée jusqu’au bout des doigts !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous qui avez fait tant de choses et qui êtes allée partout, pourquoi avoir concentré votre histoire autour du Temple des Tigres, en Thaïlande ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai fait le tour du monde, mais je voulais une plate-forme pour le livre. À partir de cette histoire-là, je raconte ce que j’ai vécu ailleurs parce que je voulais vraiment partager un maximum de choses.</span></p>
<p>Ceci dit, l’expérience que j’ai vécue en Thaïlande a été extraordinaire pour moi. J’ai été la seule au monde à avoir été approchée pour aller dans ce lieu tout à fait exceptionnel. Moi, la petite Québécoise !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment votre passion pour le comportement animal s’est-elle dessinée ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je suis une petite fille du quartier Ahuntsic, à Montréal, et je n’ai jamais eu d’animaux quand j’étais petite. Mais, très jeune, je regardais <em>Rintintin, Lassie, Daktari</em>… Et, à huit ans, je savais que, plus tard, j’entraînerais des lions ! Encore aujourd’hui, ma mère pense que j’ai là un bien beau passe-temps et qu’un jour je vais enfin me trouver un vrai métier ! Elle appartient à une autre génération et elle pense que ce n’est pas possible d’aimer son travail !</span></p>
<p>J’ai quand même fait mes études en administration, puis en psychologie, et quand ma passion m’a rattrapée, j’ai quitté le Québec pour suivre des cours parce qu’ici, rien n’existait il y a 20-30 ans dans le domaine du comportement animal. C’était nouveau et j’avais l’impression d’être une martienne !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Lamas, tigres, loups, morses, poules, chiens… Vous pouvez entraînez tous les animaux ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le cerveau fonctionne de la même façon, quelle que soit l’espèce, et les principes d’entraînement sont les mêmes, même si les techniques sont un peu différentes. Mes étudiants entraînent des poissons rouges à sauter dans des cerceaux et, l’an dernier, j’ai entraîné pendant trois semaines une chauve-souris pour qu’on puisse la présenter dans les écoles. Un de mes professeurs a même entraîné une huître à s’ouvrir sur commande et un homard à claquer des pinces ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous entraînez les animaux avec un clicker. Comment est-ce que ça marche, au juste ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le principe du conditionnement est simple. Le clicker est un petit instrument qui fait clic. C’est tout ! Mais il a un son particulier que l’animal n’entend pas tous les jours. Associé à quelque chose de positif, quelque chose que l’animal veut, le clic va bientôt avoir le même effet sur lui que la cloche de Pavlov, et la bête va développer toute une série de comportements simplement parce que, pour elle, clic = biscuit par exemple. Chaque fois qu’elle reproduit un bon comportement, je clique. Et, au bout d’un moment, la bête sait quel comportement va me faire cliquer. Elle va toujours «m’offrir» le comportement en pensant qu’elle peut recevoir un biscuit en échange !</span></p>
<p>N’importe qui peut entraîner n’importe quoi. Par contre, au début, on n’est pas très bon car on ne clique pas au bon moment. Il faut décortiquer les parcelles de mouvement de l’animal et les anticiper pour cliquer.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Avec quel animal avez-vous le plus d’affinités ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Tout le monde me demande ça mais je n’en ai aucune idée ! En ce moment, je suis vraiment dans les poules : avec mes étudiants, je fais des «chicken camps» et je fais des spectacles avec les poules (où on les voit par exemple jouer au poker après une seule journée d’entraînement). La semaine prochaine, je vais entraîner des phoques en Gaspésie, car il faut qu’on leur mette des gouttes dans les yeux…<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment arrivez-vous à ne pas trop vous attacher aux animaux que vous entraînez, surtout quand vous les avez vus naître ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai des enfants et je n’éprouve un amour inconditionnel que pour eux ! J’aime les animaux, mais pas comme mes enfants. Et puis quand je quitte un animal, je sais qu’il sera maintenant plus heureux, entre autres parce que sa relation avec son gardien se sera grandement améliorée.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Votre métier vous a-t-il servi pour… élever vos propres enfants ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mes enfants sont maintenant dans la vingtaine. Ils étaient donc très jeunes quand j’ai appris cette technique du comportement. Mais ça m’a quand même fait réaliser que le principe de renforcement est aussi très positif pour élever des enfants ! Alors oui, j’ai utilisé ces techniques, mais pas avec le clicker </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://7jours.canoe.ca/livres/entrevues/2009/08/31/10695711-7j.html" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>En montagnes russes avec Harry Potter !</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 09:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Oubliez Disney World. Dorénavant, direction le « Monde magique de Harry Potter ». Eh oui, le célèbre magicien aura maintenant un parc d’attractions à son nom. L’inauguration aura lieu au printemps à Orlando, en Floride. L’attraction principale, « Le voyage interdit », offrira une incursion au cœur de Poudlard. L’ensemble des activités tournera autour de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Oubliez Disney World. Dorénavant, direction le « Monde magique de Harry Potter ». Eh oui, le célèbre magicien aura maintenant un parc d’attractions à son nom. L’inauguration aura lieu au printemps à Orlando, en Floride.<br />
L’attraction principale, « Le voyage interdit », offrira une incursion au cœur de Poudlard. L’ensemble des activités tournera autour de Potter et ses amis. On y recréera ainsi l’ensemble des lieux décrits par J.K. Rowling. L’auteure elle-même participe à l’élaboration du projet.<span id="more-1296"></span><br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parmi les autres divertissements, signalons « Le défi du Dragon », inspiré par le Tournoi des Trois Sorciers, et les montagnes russes « Le vol de l’hippogriffe ». Côté alimentation, on y retrouvera les classiques de la série : Chocogrenouilles, dragées surprises de Bertie Crochue et même la Bièraubeurre. Prometteur !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp?ok=1&amp;cat=1&amp;pageMem=2" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>L&#8217;Été 63, tome 1</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 09:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris, 1963. Jeannot, orphelin de mère et dont le père, médecin militaire, s&#8217;absente pour de longues périodes, s&#8217;apprête à vivre un été peinard, bercé par les premiers tubes des Beatles et autres groupes anglais à l&#8217;assaut de l&#8217;Hexagone. Le tableau se gâte quand il apprend que des années plus tôt, durant la guerre d&#8217;Indochine, son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1293" title="ete63" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/ete63.jpg" alt="ete63" width="80" height="107" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Paris, 1963. Jeannot, orphelin de mère et dont le père, médecin militaire, s&#8217;absente pour de longues périodes, s&#8217;apprête à vivre un été peinard, bercé par les premiers tubes des Beatles et autres groupes anglais à l&#8217;assaut de l&#8217;Hexagone. <span id="more-1292"></span>Le tableau se gâte quand il apprend que des années plus tôt, durant la guerre d&#8217;Indochine, son père a eu un enfant avec une jeune femme de l&#8217;endroit, une fille qui va débarquer le lendemain à Paris (une autre guerre commence là-bas, et on veut la mettre à l&#8217;abri). Pourquoi le lui a-t-on caché ? Jeannot est hors de lui, et c&#8217;est dans un climat tendu que la petite famille ira séjourner dans un village d&#8217;Auvergne, où la grand-mère de Jeannot les attend pour les vacances et où le passé continuera de tarauder l&#8217;adolescent. Sans rien révolutionner sur le plan formel, le Français Marc Bourgne (scénario) et le Québécois Voro (dessin et couleurs) signent une histoire prenante, fort bien découpée, une BD qui tiendra en deux tomes et dont le mariage de faits historiques et de drames personnels devrait en captiver plus d&#8217;un.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En savoir plus sur <a href="http://www.placedulivre.com/l-ete-63-no-1/produit-2162919.htm" target="_blank"><em>L’été 63</em></a>, tome 1. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;section=10&amp;article=66733" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Ces espions venus d&#8217;ailleurs : Tretiak aurait été un informateur du KGB</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 09:30:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ancien gardien de but étoile russe Vladislav Tretiak aurait été un informateur du KGB au moment où il jouait au hockey et après sa carrière. C&#8217;est une des révélations faites par les auteurs d&#8217;un livre qui porte sur les activités d&#8217;espionnage au Canada, intitulé Ces espions venus d&#8217;ailleurs aux éditions Stanké. Affirmant posséder des sources [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1289" title="espions" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/espions.jpg" alt="espions" width="80" height="120" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;ancien gardien de but étoile russe Vladislav Tretiak aurait été un informateur du KGB au moment où il jouait au hockey et après sa carrière.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est une des révélations faites par les auteurs d&#8217;un livre qui porte sur les activités d&#8217;espionnage au Canada, intitulé <a href="http://www.placedulivre.com/ces-espions-venus-d-ailleurs/produit-2199835.htm" target="_blank"><em>Ces espions venus d&#8217;ailleurs</em></a> aux éditions Stanké.<span id="more-1288"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Affirmant posséder des sources dignes de foi, le journaliste Fabrice de Pierrebourg et le spécialiste en espionnage Michel Juneau-Katsuya affirment que Tretiak était un informateur rémunéré qui faisait du «recrutement» pour le KGB à l&#8217;époque de l&#8217;ex-Union soviétique.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les deux auteurs soulignent que plusieurs citoyens russes bien en vue étaient ainsi sollicités pour effectuer des «tâches» pour le KGB, étant donné qu&#8217;ils étaient souvent appelés à sortir du pays.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Au Canada, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a enquêté sur Vladislav Tretiak. Malgré ses liens avec le KGB, le SCRS le considérait comme un «bon gars», soutiennent les deux auteurs.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;ancien gardien de but, maintenant député du parti de Vladimir Poutine à la Douma, a refusé de commenter les allégations faites par les deux auteurs. Également président de la Fédération russe de hockey, Tretiak enseigne aussi dans une école de hockey estivale, à Toronto.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Selon <em>Ces espions venus d&#8217;ailleurs</em>, les Russes seraient toujours très actifs dans leurs activités d&#8217;espionnage au Canada, tout comme les Chinois parmi tant d&#8217;autres. Le Canada disposerait de peu de moyens pour contrer ces activités, ayant sabré dans les budgets affectés à cette fin au cours des dernières années.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200909/13/01-901267-ces-espions-venus-dailleurs-tretiak-aurait-ete-un-informateur-du-kgb.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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