JUSTE POUR LIRE
Une initiative supportée par Québec Loisirs et Place du livre
"L'écrivain est celui qui cherche autant en lui qu'en les autres", Antonio Soler
Que vous soyez passionné de lecture, libraire ou acteur dans le milieu du livre, ce blogue est pour vous ! Vous y trouverez entre autres des critiques de livres, des portraits d’auteurs, de l’actualité littéraire, des entrevues d’auteurs et des descriptions de livres.

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Archive pour la catégorie
"Entrevue d'auteur"
avr
26

Bédé – De la comédie au drame, sans crier gare

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 10:32 Aucun commentaire
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niniPatalo

La rencontre, cette semaine, entre la bédéiste française Lisa Mandel et Montréal aura été marquante: «Il se passe quelque chose d’étonnant ici en matière de bédé», lance la mère de l’indispensable série Nini Patalo (Glénat), attablée dans un troquet du Plateau. «Ça me donne envie de m’y installer pendant six mois ou un an» afin de recommencer à faire de la bédé dans des fanzines «et en autopublication, comme dans le temps», ajoute la jeune femme âgée de 32 ans qui a débarqué en ville après une visite éclair au Salon du livre de Québec.

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avr
21

Lewis Trondheim le prolifique

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 10:06 Aucun commentaire
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ombreAuLoin

(Québec) Il n’a que 45 ans, mais a déjà publié une centaine d’albums de bandes dessinées et récolté maints honneurs, dont le prestigieux Grand Prix de la ville d’Angoulême. Avec son humour pince-sans-rire, ses personnages aux traits animaliers et ses approches narratives variées, Lewis Trondheim a fait souffler un vent d’air frais sur le neuvième art. Il s’efforce de continuer avec son nouveau tome des Formidables aventures sans Lapinot, Top ouf.

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mar
19

Entretien avec Anne Rice, une ex-reine des vampires

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 10:12 Aucun commentaire
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heureAnge

«Je n’écrirai plus de romans sur les vampires.» Point. Longtemps considérée comme la «reine des ténèbres», l’auteure d’Interview With A Vampire, Anne Rice, est en effet passée de l’ombre à la lumière, de l’athéisme à la foi. Elle vit maintenant à L’heure de l’ange, du titre de sa nouvelle trilogie. Entretien.


Anne Rice, quand elle s’appelait encore Howard Allen O’Brien – «Ma mère avait trouvé amusant de me donner le nom de mon père» -, a grandi à La Nouvelle-Orléans avec une mère si alcoolique qu’elle en est morte lorsque celle qui allait un jour écrire Interview With A Vampire avait 14 ans.

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mar
9

Le paradoxe de la femme-mère

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 10:04 Aucun commentaire
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leConflit

Trente ans après L’amour en plus, Élisabeth Badinter jette un nouveau pavé dans la mare avec Le conflit: la mère et la femme. La philosophe française dénonce le retour en force d’une pensée naturaliste (notamment pro-allaitement) qui remet la mère au service de l’enfant. Pourfendant ceux qu’elle appelle les nouveaux réactionnaires – écologistes radicaux, féministes différentialistes -, son livre a suscité des discussions animées lors de sa parution en France. À deux jours de la Journée internationale de la femme, La Presse s’est entretenue avec l’auteure.

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jan
28

Jean-François Chassay : 24 h dans la vie d’un mort

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 11:47 Aucun commentaire
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«La littérature nous permet de parler de tout», fait valoir Jean-François Chassay, que je rencontre dans un café du quartier Villeray. Le protagoniste suicidaire de Sous pression est un physicien dans la fin de la quarantaine. Un Montréalais en manque d’amour et d’un motif pour continuer à vivre, qui s’est résolu à « tirer la plogue « sur sa triste existence de mort-vivant. « Il est trop rationnel, et cela ne lui suffit pas pour continuer «, observe Jean-François Chassay, non sans une pointe d’ironie qui trahit un penchant pour l’humour noir.

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jan
13

Albert Camus : sur les traces d’un homme incorruptible

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 9:54 Aucun commentaire
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etranger

Le 4 janvier 2010 marquait les 50 ans de la disparition d’Albert Camus, mort à l’âge de 46 ans dans un accident de voiture.


Le 4 janvier 2010 marquait les 50 ans de la mort d’Albert Camus. Or, la voix de l’auteur de L’étranger résonne encore dans la littérature contemporaine et dans l’actualité. En France, plusieurs activités s’organisent pour célébrer la mémoire de Camus. Pour l’occasion, La Presse s’est entretenue avec le journaliste et écrivain Olivier Todd, auteur de la plus importante biographie jamais publiée sur ce grand écrivain.

 


Q: Qu’est-ce que Camus nous a laissé en héritage?


R: Une oeuvre très variée: romans, essais, théâtre, journalisme… Le tout, sur des tons très différents. Et aussi l’image d’un homme incorruptible. Malgré tous ses démêlés politiques, il est resté très solidaire des opprimés, des colonisés. Et ce, même s’il n’a pas toujours été clair sur la question algérienne. Je ne vois qu’un seul autre personnage comparable dans la littérature occidentale, et c’est George Orwell. Camus était meilleur romancier qu’Orwell et Orwell était meilleur essayiste que Camus. Mais ils ont tous deux été intransigeants face au communisme.

Q: Comment l’avez-vous connu?

R: J’ai connu Sartre, pas Camus. J’ai rencontré Camus deux fois dans des circonstances qui m’ont laissé un souvenir désagréable. La première fois, j’étais jeune marié et j’étais assis au Café de la Mairie avec ma femme. Camus est arrivé, il s’est mis au bar et il a regardé ma femme avec une impudence et une effronterie extraordinaires. J’ai dit: «Mais il se prend pour qui, ce con?» Et un de mes amis m’a répondu: «Mais il se prend pour Camus.» Trente ou quarante ans plus tard, lorsque j’ai commencé à faire sa biographie, tout le monde me disait: «Ah! Si vous aviez vu Camus regarder les femmes!» Je répondais: «Je sais. J’ai vu!»

La deuxième fois, je l’ai rencontré alors que j’étais militaire. J’ai été présenté par un ami. À l’époque, je l’ai trouvé assez arrogant, habillé d’une façon qui ne me plaisait pas. Et je faisais partie des gens qui, à l’époque, croyaient que, sur l’Algérie, Camus était réactionnaire.

Q: Votre perception de l’homme a-t-elle changé?

R: Quand on fait une biographie, on déniche souvent beaucoup de choses que même les proches ne connaissent pas. Tant dans sa vie publique que dans sa vie privée. J’ai constaté que, pour la première, il était d’une fidélité extraordinaire même s’il a eu des hésitations. La chose qui me frappe, chez lui, c’est que c’est un homme qui sait douter. Et le doute n’est pas une caractéristique de l’intelligentsia parisienne. Il était très ambitieux – dès 25 ans, dans ses lettres, il disait vouloir faire une oeuvre – mais, malgré ça, il doutait. Il doutait sans arrêt de son talent, alors que Sartre ne doutait jamais de son génie.

Q: Qu’est-ce qui vous a amené à faire sa biographie?

R: En un sens, ça remonte à ma première lecture de L’étranger, durant l’Occupation. J’ai été saisi par la première phrase: «Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.» Après, j’ai continué à le lire, à le lire, à le lire. C’était ma première biographie d’un écrivain. J’ai fait la bio de Camus avant celle de Malraux. Quand j’ai commencé à faire Camus, sur la foi de deux rencontres malheureuses, je n’aimais pas beaucoup l’homme. Mais à la fin, je l’aimais beaucoup et je continue de l’aimer. Avec Malraux, ç’a été le mouvement inverse. Je le connaissais. Je l’avais rencontré, interviewé, je savais bien qu’il avait raconté quelques mensonges. Mais en faisant sa biographie, je me suis rendu compte à quel point il avait menti. Maintenant, aujourd’hui, je peux encore apprécier l’écrivain, mais l’homme me paraît confit en mystifications. Camus, je peux y retourner sans me poser de questions sur l’homme. Je continue à me poser des questions sur l’oeuvre. Je veux dire par là que je serais incapable de dire quel est le sens profond de L’étranger, comme c’est le cas pour beaucoup de ses livres.

Q: Vous avez déjà dit ne pas le voir comme un philosophe.

R: Il n’était certainement pas un philosophe dans la tradition classique et surtout la tradition française, qui est, selon moi, trop littéraire. Elle veut être une sorte de savoir total couvrant toutes les autres disciplines. Camus se méfiait des systèmes. Ça ne l’a pas empêché d’être un philosophe politique, un penseur politique. Il a vu juste dans sa fronde au totalitarisme. Il procède davantage en se fondant sur son expérience et par intuition. Avant la guerre, il avait adhéré au parti communiste algérien, qu’il a quitté parce qu’il trouvait que ce parti – sur ordre du PCF, lui-même aux ordres de Moscou – ne défendait pas assez les nationalistes algériens. Lorsque la guerre arrive, il est pacifiste. Mais il veut quand même s’engager pour être avec les siens, ce qui me paraît une démarche assez camusienne. Il est solitaire et solidaire. Il fait de la résistance activement. Il est obligé de se cacher, à la différence de Sartre, qui n’a pas fait beaucoup de résistance, c’est le moins qu’on puisse dire!

Q: Quel est selon vous son livre le plus fort?

R: La chute! C’était son livre son plus puissant. Et c’était aussi le livre préféré de Sartre. Lorsque je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu: «Parce que Camus s’y est mis et s’y est caché tout entier.» «Je pense que Sartre n’aurait pas écrit Les mots si Camus n’avais pas écrit La chute. Ce sont deux livres qu’on peut mettre en parallèle, soit une autobiographie franche et directe chez Sartre et très bien camouflée chez Camus. Il y avait beaucoup de traits de Camus chez Clamence, le juge pénitent avec lui-même. Camus était souvent juge et souvent pénitent. Il y a un portrait extraordinaire de Camus dans La chute. On le trouve avec ses préoccupations, son ironie, son scepticisme. Quoique Clamence était certainement plus cynique que Camus. Camus a eu la tentation du cynisme mais il n’y est jamais tombé.

Q: Que reste-t-il de sa relation avec Sartre?

R: Il reste chez l’un et chez l’autre une oeuvre littéraire considérable. Quant à la grande querelle dans Les Temps modernes, en 1952, sur le plan littéraire, elle est superbe. C’est une anthologie. J’ai souvent pensé que si on mettait bout à bout la lettre de Camus, la critique de Jeanson, la réponse de Sartre et même la deuxième réponse de Jeanson, dont il a dit lui-même qu’elle était un peu de trop, cela aurait fait une superbe pièce de théâtre qu’on aurait pu appeler Jean-Paul et Albert. Cela mis à part, leur relation a toujours été asymétrique. Toujours Sartre a pensé que Camus n’était pas un philosophe mais un très bon écrivain. Et Camus admirait Sartre mais ne pouvait pas adhérer à sa littérature. Ils n’ont jamais été amis. Je ne sais pas si Camus aurait voulu être l’ami de Sartre, mais il voulait être accepté par lui. Il était content de voir que Sartre chantait ses mérites en Amérique. Et Sartre aimait chez lui ce qu’il appelait son côté voyou. Je pense que Camus aurait aimé être presque à la fois le frère et le fils de Sartre. Orphelin de père, il en a toujours attendu un, qui n’est jamais venu malgré la présence de gens tels que Jean Grenier, Sartre, etc. Mais je ne veux pas spéculer psychologiquement. Ce sont des hypothèses, sans plus.

Source :

Extrait de l’article d’André Duchesne publié le 8 janvier 2010 sur Cyberpresse

Voir la source :
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201001/08/01-937201-albert-camus-sur-les-traces-dun-homme-incorruptible.php

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déc
2

Alexandre Jardin: côté coeur

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 10:40 Aucun commentaire
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quinzeAns

L’incorrigible romantique fait renaître Fanfan et Alexandre dans Quinze ans après. Comme leur auteur, les personnages ont changé. Lui qui fuyait le quotidien comme la peste chante les louanges des pantoufles; elle ne croit plus à l’amour qui dure toujours. Et Alexandre Jardin dans tout ça? Toujours amoureux, il conjugue amour et quotidien.

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nov
30

Dan Brown : la simplicité du roi de l’énigme

Publié par Équipe éditoriale du blogue à 9:25 Aucun commentaire
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Six ans après Da Vinci Code, paraît Le symbole perdu. Le troisième rendez-vous de Dan Brown avec le professeur de symbologie religieuse Robert Langdon. Un rendez-vous qui n’est peut-être pas le dernier, révèle le romancier lors d’une rare entrevue qu’il a accordée à Sonia Sarfati.

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