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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; Portrait d&#8217;auteur</title>
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		<title>Bernard Werber: le procès de Cassandre</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 09:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[e Au début des années 90, Bernard Werber, journaliste scientifique toulousain, publie la trilogie des fourmis, qui raconte les contacts entre deux civilisations intelligentes qui s&#8217;ignorent. Il en vend 10 millions d&#8217;exemplaires. Depuis, au rythme approximatif d&#8217;un roman par année, il entretient un cercle de lecteurs fidèles. Son dernier roman, Le miroir de Cassandre, mêle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/le-miroir-de-cassandre/produit-2259521.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1439" title="cassandre" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/cassandre.jpg" alt="cassandre" width="80" height="127" /></a>e</span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Au début des années 90, <a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Bernard%20Werber.htm" target="_blank">Bernard Werber</a>, journaliste scientifique toulousain, publie la trilogie des fourmis, qui raconte les contacts entre deux civilisations intelligentes qui s&#8217;ignorent. Il en vend 10 millions d&#8217;exemplaires. Depuis, au rythme approximatif d&#8217;un roman par année, il entretient un cercle de lecteurs fidèles. Son dernier roman, <a href="http://www.placedulivre.com/le-miroir-de-cassandre/produit-2259521.htm" target="_blank">Le miroir de Cassandre</a>, mêle catastrophe environnementale et mythe grec. Il s&#8217;est rapidement hissé au sommet des ventes en Europe francophone.<span id="more-1438"></span></span></p>
<p><span style="float: right; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1440" title="werber" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/werber.jpg" alt="werber" width="108" height="140" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je pense que dans mon cas, il faut privilégier l&#8217;idée sur le style.» Cette phrase de Bernard Werber, confiée à <em>L&#8217;Express</em> en 2001, illustre bien le dialogue de sourds qu&#8217;il entretient depuis près de 20 ans avec la critique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Auteur de best-sellers à l&#8217;imagination débridée, mais aux dialogues et aux descriptions au mieux faciles et au pire ampoulés, l&#8217;écrivain d&#8217;origine toulousaine s&#8217;est taillé une place de futurologue dans la littérature française actuelle. Avec toute l&#8217;autocertitude et le mépris des conventions que ce genre d&#8217;écriture implique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il est arrivé jeudi à Montréal pour le Salon du livre, avec dans sa besace un dernier roman, <em>Le miroir de Cassandre</em>, qui a rapidement atteint le sommet des palmarès des libraires en France. Il s&#8217;agit de l&#8217;histoire d&#8217;une adolescente autiste dotée de la capacité de prévoir l&#8217;avenir, mais qui, comme la Cassandre du mythe grec, n&#8217;est pas crue par ses congénères. L&#8217;avenir qu&#8217;elle prédit, miné par la pollution et la surpopulation, n&#8217;est pas rose. Et contrairement à la Cassandre grecque, elle est par la suite accusée par les générations futures de n&#8217;avoir pas su prévenir la catastrophe.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Werber ne sombre pas dans l&#8217;environnementalisme bon enfant. Il décrit par exemple comment la fermeture d&#8217;un incinérateur par un maire écologiste de Paris a provoqué une crise des ordures et des décharges sauvages dans la ville. En entrevue avec <em>La Presse</em>, il confirme que le mouvement environnemental fait parfois fausse route. «Croire qu&#8217;on peut être altermondialiste et écologiste en même temps, c&#8217;est une erreur. On ne peut pas à la fois régler les problèmes de pollution et les inégalités économiques entre les pays riches et les pays pauvres.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article du 21 novembre 2009 de Mathieu Perreault paru dans Cyberpresse<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/romans/200911/21/01-923891-bernard-werber-le-proces-de-cassandre.php" target="_blank">Voir la source </a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Frédéric Beigbeder: grandis un peu, mon garçon&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 09:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Frédéric Beigbeder a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1365" title="romanFrancais" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/romanFrancais.jpg" alt="romanFrancais" width="80" height="127" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Frédéric%20Beigbeder.htm" target="_blank">Frédéric Beigbeder</a> a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est <em><a href="http://www.placedulivre.com/un-roman-francais/produit-2205522.htm" target="_blank">Un roman français</a></em>, paru il y a un mois à Paris dans une forte odeur de controverse.<span id="more-1364"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelle étiquette lui donner ? Enfant terrible des lettres françaises ? Égoïste romantique ? Dandy pessimiste ? Hédoniste frimeur et narcissique ? Bourgeois canaille et iconoclaste ? Pendant que j&#8217;attends Frédéric Beigbeder dans le hall de l&#8217;hôtel Germain, où il vient de poser ses valises, je jongle avec les formules et les qualificatifs. Depuis le temps qu&#8217;il fait parler de lui dans la presse sérieuse comme dans la presse «pipole», on a collé sur le grand front de Frédéric Beigbeder toutes les étiquettes possibles et imaginables. Elles flottent encore dans l&#8217;air du temps, mais avec la parution d&#8217;un neuvième roman marqué par le sceau de la culpabilité et de la contrition, leur encre forte semble un brin délavée. <em>Un roman français</em>, une œuvre hautement autobiographique, annonce en effet l&#8217;avènement d&#8217;un nouveau Beigbeder qui, à 44 ans, semble avoir décidé de se ressaisir et de transformer l&#8217;adolescent noceur en lui en adulte mature, responsable et vacciné. A-t-il changé autant que son roman le laisse entendre ? C&#8217;est ce qu&#8217;on va voir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il arrive. Longue liane de plus de six pieds, corps filiforme, voix douce, bonnes manières, sourire engageant. Après m&#8217;avoir serré la main, il m&#8217;annonce qu&#8217;il a trop picolé la veille avec Kate Moss, son mec, Sean Lennon, et sa «nana canon», et que par conséquent il ne boira que&#8230; du vin blanc. Vous buvez encore ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Évidemment, qu&#8217;est-ce que vous croyez ?»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il ne s&#8217;agit pas de ce que je crois, mais de ce que j&#8217;ai lu, notamment à la page 203 de son roman. Évoquant son frère Charles, titulaire de la Légion d&#8217;honneur, marié à la même femme depuis 30 ans, père de trois enfants, abonné à la messe du dimanche et bon ami de Sarkozy, Beigbeder écrit : «Mon frère monogame serait-il plus heureux que moi ? Je constate que la vertu et la foi semblent lui procurer plus de bonheur que mon hédonisme et mon matérialisme. Je jouis la nuit en prenant des airs supérieurs sans voir que je suis le plus bourgeois des deux.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le paragraphe me semble révélateur d&#8217;une aspiration à une vie plus saine et lucide, non ? Eh bien, non ! Malgré tout le bien que Beigbeder écrit au sujet de son frère, il ne changerait de place avec lui pour rien au monde. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne pense que je pourrais vivre la vie de mon frère. Et quand je mets en opposition sa Légion d&#8217;honneur avec ma garde à vue, le contraste entre nos vies ne m&#8217;afflige pas. Au contraire. Il me fait rigoler.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La Légion d&#8217;honneur du grand frère et l&#8217;arrestation simultanée de son cadet ne sont en réalité qu&#8217;un prétexte pour permettre à Beigbeder de faire ce qu&#8217;il n&#8217;avait jamais osé faire auparavant : plonger dans son passé pour raconter une enfance riche, douce et dorée, ternie par le divorce de ses parents au début des années 70 alors qu&#8217;il avait 7 ans. Et en filigrane de cette enfance française, vécue entre «la bourgeoise excentrique de papa» et «la noblesse fauchée de maman», Beigbeder dessine le portrait d&#8217;une France qu&#8217;il décrit comme «un pays suicidé qui a réussi à perdre deux guerres en faisant semblant qu&#8217;il les avait gagnées et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand il écrit, Beigbeder est dur et cassant à l&#8217;égard de sa mère patrie. Dur et critique envers lui-même aussi. Mais en entrevue, tout devient plus flou, mou, sinueux, comme quelqu&#8217;un qui suit le courant et qui peut aussi bien dire tout et son contraire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cette souplesse extrême explique peut-être pourquoi Beigbeder a accepté que son éditeur retranche de son livre un passage particulièrement virulent où il réglait ses comptes avec Jean-Claude Marin, le procureur qui a sans raison prolongé sa garde à vue de 24 heures, le même procureur qui vient de traduire l&#8217;ex-premier ministre Dominique de Villepin en justice au sujet d&#8217;une campagne de dénigrement qu&#8217;il aurait orchestrée contre Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Me battre pour trois pages, je n&#8217;en voyais pas l&#8217;intérêt. Et puis, la façon dont j&#8217;ai reformulé les choses en écrivant que je n&#8217;avais malheureusement pas le droit d&#8217;écrire tout le bien que je pensais de Jean-Claude Marin est meilleure. Au lieu de donner dans la violence outrageante, j&#8217;ai préféré l&#8217;hypocrisie littéraire. Je pense que j&#8217;ai eu raison.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Chose certaine, cette affaire de censure s&#8217;est avérée un formidable coup de pub pour le roman. Et comme la décision de couper le passage incriminant a été prise à la dernière minute alors que des exemplaires non censurés avaient déjà été envoyées aux médias &#8211; qui se sont empressés de publier le passage controversé -, Beigbeder a gagné sur tous les fronts. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après des critiques pour la plupart favorables et des ventes qui ont vite grimpé et l&#8217;ont mis en tête des palmarès, la rumeur publique l&#8217;envoyait parmi les finalistes du prix Goncourt. Il n&#8217;en fut rien. Beigbeder ne s&#8217;est même pas rendu au premier tour. S&#8217;il est déçu, il ne le laisse pas voir et se rabat sur sa nomination au prix Renaudot.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Vous savez, les prix servent surtout à révéler les jeunes talents qui en ont besoin plus que moi. Moi, je suis connu et je n&#8217;ai aucune difficulté à vendre mes livres, alors que je sois en nomination ou non pour le Goncourt, ça ne change pas grand-chose pour moi.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Plus je l&#8217;écoute et plus j&#8217;ai l&#8217;impression que le Beigbeder nouveau est en réalité le même vieux Beigbeder, mais un peu plus calme et un peu mieux dans sa peau qu&#8217;avant.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il confirme qu&#8217;il se sent effectivement mieux dans sa peau et que tout compte fait, son séjour en prison lui été, d&#8217;une certaine manière, bénéfique. Enfin, il ne le dit pas aussi clairement, mais il admet que l&#8217;idée d&#8217;aller sniffer de la cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler était à la fois un geste d&#8217;ado attardé, mais aussi une sorte d&#8217;appel</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je crois que j&#8217;avais envie qu&#8217;on me dise : grandis un peu, mon garçon. Envie de me faire rappeler à l&#8217;ordre. Ça tombait bien puisque l&#8217;État français est un État foncièrement paternaliste qui cherche à vous protéger de vous-même. Comme je l&#8217;ai écrit, la grande différence entre la génération de mes parents et la mienne, c&#8217;est que dans leur jeunesse, les libertés augmentaient. Durant la mienne, elles n&#8217;ont fait que diminuer.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Son bref séjour en prison, qui s&#8217;est soldé par une amende et une injonction thérapeutique l&#8217;obligeant à consulter une psy, a fait de lui, temporairement du moins, un ardent détracteur des prisons françaises qu&#8217;il décrit comme moyenâgeuses, inhumaines et dégradantes, surtout le Dépôt où il a été enfermé. Étrangement, depuis la parution de son roman, certaines cellules du Dépôt ont été rénovées et pourvues de toilettes et de lits. Coïncidence ? Il ne saurait le dire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Farouchement anti-Sarkozy même si Carla Bruni fut autrefois une amie, il a tout de même assisté à la remise de la Légion d&#8217;honneur à son frère par le président, quelques jours seulement après sa garde à vue. Il n&#8217;a pas profité de l&#8217;occasion pour se plaindre à Sarko de sa détention. Il ne lui a d&#8217;ailleurs pas serré la main. Il s&#8217;est contenté de rester en retrait dans la salle des Fêtes à l&#8217;Élysée, puis, se tournant vers une fenêtre embuée par le froid, il y a tracé un grand A pour Anarchie. Ce geste rebelle et romanesque est consigné dans son roman. Comme l&#8217;est tout ce qu&#8217;il raconte, preuve qu&#8217;il n&#8217;y a pas de nouveau Beigbeder : seulement un écrivain qui semble vivre pour mieux pouvoir raconter sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/09/01-910270-frederic-beigbeder-grandis-un-peu-mon-garcon.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Entrevue avec Sophie Thibault</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Aug 2009 13:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Telle mère, quelle fille ?, voici le face à face étonnant d&#8217;une femme plus grande que nature et de sa fille qui veulent voir un peu plus clair dans leurs obscurités ! Sous forme de journal à deux voix où se trouvent rassemblées les chroniques de leurs bonheurs, de leurs rêves sacrifiés et de leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-980" title="telleMere" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/telleMere.jpg" alt="telleMere" width="70" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0722876" target="_blank"><em>Telle mère, quelle fille ?</em></a>, voici le face à face étonnant d&#8217;une femme plus grande que nature et de sa fille qui veulent voir un peu plus clair dans leurs obscurités ! Sous forme de journal à deux voix où se trouvent rassemblées les chroniques de leurs bonheurs, de leurs rêves sacrifiés et de leurs vérités inavouées. Leurs vies en deux temps, qui se recoupent, qui se tressent, comme en écho. <span id="more-979"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Celle d&#8217;une femme confinée à l&#8217;antichambre de la liberté par plus de 50 ans de sclérose en plaques. Et celle d&#8217;une fille qui se dégage enfin d&#8217;une culpabilité&#8230; paralysante ! Un cœur à cœur littéraire pour faire échec à une certaine génétique du malheur. Un récit touchant, authentique et plein d&#8217;humour, à l&#8217;image de deux femmes résilientes qui auront mis toute une vie pour se découvrir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Atteinte de la sclérose en plaques depuis plusieurs années, Monique Larouche-Thibault nous raconte avec force son destin de femme, d&#8217;épouse et de mère. Sophie Thibault, journaliste et chef d&#8217;antenne, nous fait découvrir avec beaucoup de tendresse sa relation avec cette mère qui n&#8217;était pas toujours facile. Une relation mère-fille remplie d&#8217;obscurité, de non-dits&#8230; mais surtout de beaucoup d&#8217;amour.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sophie Thibault est journaliste et chef d&#8217;antenne au réseau TVA. Son empathie naturelle et son professionnalisme lui ont mérité de prestigieuses reconnaissances publiques.<br />
Monique Larouche-Thibault (1928-2008) a signé de nombreuses chroniques d&#8217;humeur dans un quotidien, des nouvelles pour un magazine hebdomadaire et des sketches dramatiques pour la radio. Elle est aussi l&#8217;auteure de trois romans qui ont été salués par la critique.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai eu la chance de faire une entrevue avec Sophie Thibault. Je vous laisse découvrir un extrait de notre rencontre :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Dans <em>Telle mère, quelle fille ?</em>, vous racontez la relation que vous entreteniez avec votre mère malade. Pourquoi vous et votre mère avez-vous décidé d&#8217;écrire ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous l&#8217;avons fait à la suggestion de Jean Couture. Parce que nous aimons écrire, parce qu&#8217;il nous semblait que notre histoire pouvait provoquer quelque résonance dans les coeurs, parce qu&#8217;on lit rarement le témoignage mi-figue mi-raisin d&#8217;une aînée prisonnière de son corps et d&#8217;une vie en résidence. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans l&#8217;écriture de ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous l&#8217;avons fait à la suggestion de Jean Couture. Parce que nous aimons écrire, parce qu&#8217;il nous semblait que notre histoire pouvait provoquer quelque résonance dans les coeurs, parce qu&#8217;on lit rarement le témoignage mi-figue mi-raisin d&#8217;une aînée prisonnière de son corps et d&#8217;une vie en résidence. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans l&#8217;écriture de ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La mécanique a été ardue&#8230; maman étant paralysée, Jean a dû l&#8217;interviewer souvent, prendre des notes, s&#8217;abreuver à ses textes passés non-publiés. Revisiter mon enfance, mon adolescence et les périodes sombres de mon passé, faire remonter à la surface les douleurs liées à la maladie de ma mère, tout cela a été très éprouvant. Mais thérapeutique, au final.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>En tant que journaliste, avez-vous dû adapter votre style d&#8217;écriture ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Forcément. Délaisser le style journalistique et y mettre de l&#8217;émotion, du sentiment&#8230; beaucoup de moi-même, qui suis habituée de relater les misères d&#8217;autrui.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;espérez-vous avec ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Toucher les cœurs, provoquer des rapprochements mère-fille, secouer les torpeurs et les émotions figées, faire découvrir une mère hors de l&#8217;ordinaire&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Est-ce facile pour une journaliste habituée à ne pas laisser transparaître ses émotions à l&#8217;écran, de les exprimer par écrit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Paradoxalement, oui. J&#8217;ai beaucoup plus de facilité à exprimer les émotions par écrit que verbalement ! J&#8217;ai été surprise du flot d&#8217;émotions qui se présentaient au fil de la rédaction de notre cœur-à-cœur.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0722876" target="_blank">Lire la suite</a>.</span></p>
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		<item>
		<title>Entrevue Alessandro Cassa</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/06/23/entrevue-alessandro-cassa/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 13:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman québécois]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’auteur Alessandro Cassa, auteur de La Diva le premier tome du Chant des fées. Membre de l&#8217;Association des auteurs de la Montérégie, de l&#8217;Union des écrivaines et des écrivains québécois, ainsi que du Conseil Montérégien de la Culture et des Communications, Alessandro Cassa est un créateur dynamique ; un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/alessandrocassa3.jpg" alt="alessandrocassa3.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’auteur <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Alessandro%20Cassa.htm">Alessandro Cassa</a>, auteur de <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/la-diva/produit-1030348.htm"><em>La Diva</em></a> le premier tome du <em>Chant des fées</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Membre de l&#8217;Association des auteurs de la Montérégie, de l&#8217;Union des écrivaines et des écrivains québécois, ainsi que du Conseil Montérégien de la Culture et des Communications, Alessandro Cassa est un créateur dynamique ; un passionné que rien n&#8217;arrête.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"> <span id="more-939"></span>Architecte paysagiste spécialisé en mise en valeur du paysage et du patrimoine par le cinéma, il a travaillé près de 10 ans dans le domaine municipal, en développement culturel. Passionné d&#8217;écriture, il a scénarisé et réalisé deux courts métrages présentés dans le cadre du Short Film Corner, lors du Festival de Cannes. Il est l&#8217;auteur de <em>La Diva</em> (Guy Saint-Jean Éditeur), le premier tome du<em> Chant des fées</em>, qui nous transporte du quai des gares en 1910 au cœur de la Covey hill, de l&#8217;arrière-scène des salles d&#8217;Opéra aux bureaux modernes et froids des grandes villes. Une série flamboyante sur la longue quête de la réussite personnelle et le pouvoir de la volonté sur les forces du destin.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
J’ai réalisé récemment une entrevue avec lui. Je vous propose d’en découvrir quelques extraits :</span></p>
<p></span><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/diva1.jpg" alt="diva1.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous avez publié <em>La diva</em>, le premier tome de la série <em>Le chant des fées</em>.<br />
Qu&#8217;est-ce qui ce qui vous a mené vers l&#8217;écriture ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;ai toujours aimé écrire&#8230; j&#8217;ai commencé dès le secondaire à rédiger des nouvelles et de la poésie. En fait, d&#8217;aussi loin que je me souvienne, j&#8217;ai toujours aimé inventer des histoires. Écrire pour moi, c&#8217;est un réel plaisir. Mais quand je regarde derrière moi, je me rends compte que je n&#8217;avais jamais pris le temps de m&#8217;arrêter pour écrire&#8230; et comme c&#8217;est souvent le cas, la vie en avait décidé autrement. Alors suite à un grave accident de voiture m&#8217;ayant laissé inactif pendant quelques mois, je suis revenu à l&#8217;essentiel. L&#8217;écriture en faisait partie. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les mots sont une réelle passion pour moi et j&#8217;aime construire des récits sous plusieurs formes ; c&#8217;est pourquoi, j&#8217;ai scénarisé et réalisé deux courts métrages. J&#8217;aime décrire et reconstituer en mots ce que voit mon imagination. Ce n&#8217;est pas une tâche ou un devoir, mais bien mon péché mignon. Tout comme mon amour du café, cela fait partie de mon petit rituel matinal.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>D&#8217;où vous est venue l&#8217;inspiration ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce premier roman est précieux et mystérieux pour moi, car c&#8217;est suite à la perte de ma grand-mère, l&#8217;une de mes deux fées, que j&#8217;en ai amorcé la rédaction. Je l&#8217;ai d&#8217;abord construit comme un film, et cette première version était intitulée « Simplement pour la beauté des choses ». J&#8217;ai donc imaginé différents personnages, qui avaient tous un petit quelque chose de ma chère Antoinette. Et c&#8217;est ainsi que Rose, Lady Dumburry et Jane ont pris naissance. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sans savoir où me mènerait ce récit au début de son écriture, je savais par contre que je voulais écrire quelque chose de beau&#8230; comme un thé à la bergamote que l&#8217;on déguste par pur plaisir. C&#8217;est pourquoi, mes personnages vivent en douceur. Ils n&#8217;ont pas de malheurs, ni de grands maux. En écriture, que ce soit d&#8217;un scénario ou d&#8217;un roman, je préfère la douceur aux drames. Je crois sincèrement que c&#8217;est ce dont notre réalité actuelle a le plus besoin. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Alors à l&#8217;apogée de sa carrière, une diva, Rose, remet son choix de vie en question après une simple question posée par une journaliste.<br />
Qu&#8217;est-ce qui vous touche dans ce personnage ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le CHANTDES FÉES est construit autour de Rose, une grande dame de la chanson, une femme de tête de la trempe de Céline Dion, Nathalie Choquette ou Ginette Reno. Et c&#8217;est le destin de ce personnage qui me touche. En effet, à cinq ans, Rose accompagne son père à un premier opéra. Elle est immédiatement envoûtée par le chant de la soprano qui s&#8217;élève derrière les rideaux. Mais elle ne peut voir la scène. Alors elle s&#8217;imagine que seules les fées peuvent produire une telle mélodie. D&#8217;où son expression le chant des fées, pour décrire l&#8217;opéra. Elle est émerveillée, n&#8217;ayant jamais rien entendu d&#8217;aussi beau. Elle décide alors de devenir, elle aussi, l&#8217;une de ces fées. Et toute sa vie sera menée en fonction de ce moment déterminant. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
C&#8217;est ce que j&#8217;aime le plus de ce personnage, sa détermination à réaliser ses rêves, à atteindre ses buts&#8230; Mais à 93 ans, une journaliste la fait douter. Par une simple question. Alors pour la diva, tout bascule. Ce sera une rencontre déterminante tant pour Rose que pour Jane. Et c&#8217;est même le sujet du tome deux.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Entremêlée au destin de Rose, l&#8217;histoire de trois autres jeunes femmes se dessine. Parlez-nous des trois autres jeunes femmes du roman.</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans <em>La Diva</em>, je tente de célébrer à ma façon, la beauté. Et ce à travers le destin de la colorature et de ces trois autres femmes dont les vies se mêlent à la sienne. Il y a Jane, la jeune journaliste qui représente le futur, qui apporte une touche dynamique et urbaine au récit. Elle représente le questionnement. Puis il y a Gloria, la grande amie et la soeur d&#8217;amitié de Rose qui s&#8217;est occupée de sa carrière et de sa vie depuis les touts débuts. Gloria représente le présent, l&#8217;ombre et les coulisses&#8230; elle est la patience et la tolérance. Et finalement, la grande Lady Dumburry, venue du Devonshire en Angleterre, qui représente le passé, les traditions et l&#8217;espoir. Et sans le savoir, ces trois femmes de trois milieux différents, de différentes générations et de mondes diamétralement opposés, sont beaucoup plus liées entre elles qu&#8217;elles ne le pensent.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Tout se passe de 1910 à aujourd&#8217;hui. Les époques se mélangent dans votre roman. Pourquoi ce choix ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est le scénariste en moi, qui prend le dessus lorsque je m&#8217;installe à mon ordinateur pour écrire&#8230; Je voulais créer des tableaux et faire voyager le lecteur en un parcours composé de diverses villes et de différentes époques. Le lecteur voyage donc des quais de la gare d&#8217;Ottawa en 1910, aux vergers du Haut Saint-Laurent où habite Rose, près du pont couvert de Powerscourt. J&#8217;y prends plaisir à décrire l&#8217;arrière-scène des salles de concert tout comme les bureaux froids des grandes villes. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais si les époques se succèdent dans le tome un, c&#8217;était pour présenter les destinées de mes personnages aux moments les plus important de leurs vies. Encore une fois, c&#8217;est mon côté scénariste de vouloir construire une histoire avec plusieurs personnages en différentes époques. J&#8217;ai donc construit le récit sous la forme de destins qui se croisent. Et ces personnages ont tous un point en commun : elles arriveront à un carrefour essentiel de leur existence où elles devront y choisir la voie à emprunter.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Alessandro%20Cassa.htm">Lire la suite</a>.</span></p>
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		<title>Entrevue Rose-Marie Charest</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/06/18/entrevue-rose-marie-charest/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 13:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[vie pratique]]></category>

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		<description><![CDATA[Rose-Marie Charest, auteure de La dynamique amoureuse, est une fine observatrice des comportements humains. Psychologue clinicienne et présidente de l&#8217;Ordre des psychologues du Québec, elle captive à tout coup son auditoire grâce à sa facilité de vulgarisation. Elle collabore souvent à des émissions de radio et de télévision, ainsi qu&#8217;à des magazines et journaux. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/dynamiqueamoureuse.jpg" alt="dynamiqueamoureuse.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Rose-Marie%20Charest.htm">Rose-Marie Charest</a>, auteure de <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/la-dynamique-amoureuse-entre-desirs-et-peurs/produit-1892935.htm"><em>La dynamique amoureuse</em></a>, est une fine observatrice des comportements humains. Psychologue clinicienne et présidente de l&#8217;Ordre des psychologues du Québec, elle captive à tout coup son auditoire grâce à sa facilité de vulgarisation. Elle collabore souvent à des émissions de radio et de télévision, ainsi qu&#8217;à des magazines et journaux.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je vous laisse découvrir un extrait de son <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Rose-Marie%20Charest.htm">entrevue</a>.<span id="more-932"></span></span></p>
<p><strong><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans votre dernier livre <em>La dynamique amoureuse</em>, entre désirs et peurs, vous poursuivez une réflexion sur les motifs, les peurs et les désirs d&#8217;hommes et de femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui, au fil de leurs relations affectives. Pourquoi avez-vous décidé d&#8217;écrire ce livre ?</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parce que tout ce qui touche la relation amoureuse, de son absence à son début, à sa fin est, si on en fait le total, la plus grande source de souffrance de façon générale. J&#8217;ai été très touchée par ça et je me suis dit que je pouvais apporter une contribution bien humble et une meilleure compréhension pour aider les gens à faire des choix.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>1 couple sur 2 se sépare au Québec. Qu&#8217;en pensez-vous ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je pense que la séparation est recherchée comme solution face aux difficultés. Dans certains cas, c&#8217;est la seule solution, c&#8217;est la bonne solution. Dans d&#8217;autres cas, les personnes pourraient avoir recours à d&#8217;autres solutions parce que ces personnes-là vont répéter la même chose dans un autre couple.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>En cas de tromperie, pensez-vous qu&#8217;il faut donner une deuxième chance ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est très personnel car toute tromperie n&#8217;a pas le même sens pour chacun. Ça dépend où on en est dans ce couple-là, ce qu&#8217;on s&#8217;était dit, ce qu&#8217;on s&#8217;était promis. Si cela a ébranlé totalement votre relation de confiance à l&#8217;autre, vous ne pouvez pas faire semblant d&#8217;avoir trompé. Chacun doit voir cependant à ne pas banaliser la tromperie, il faut oser être authentique par rapport à ça et ne pas en faire une question d&#8217;honneur mais en faire une question de bien-être. Suis-je capable d&#8217;être bien dans cette relation-là et de reconstruire dans cette relation-là ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Quelle est la relation la plus destructrice ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est celle qui démolit dans l&#8217;estime de soi. L&#8217;autre vous porte à croire que vous ne valez rien, que sans lui ou sans elle, vous valez encore moins.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Pensez-vous qu&#8217;il est important de tout se dire au sein du couple ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non. C&#8217;est important de communiquer dans un couple, d&#8217;avoir un terrain commun mais que chacun puisse garder un terrain personnel. Ne pas dire une chose, ça ne veut pas dire cacher, ni mentir mais on continue d&#8217;avoir notre intérieur. C&#8217;est essentiel dans un couple.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Au Québec, 30.7% des personnes vivent seules et à Montréal, le taux grimpe à 40%. Quel est le plus grand danger qui guette les célibataires ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La vie est plus exigeante pour les célibataires au niveau de l&#8217;économie. L&#8217;organisation de la vie est plus compliquée. C&#8217;est stressant pour une personne de savoir qu&#8217;elle ne peut pas compter sur quelqu&#8217;un d&#8217;autre face à certaines difficultés comme une perte d&#8217;emploi ou une maladie. C&#8217;est sûr qu&#8217;il y a des défis supplémentaires pour les célibataires.<br />
La solitude est un facteur de stress psychologique important. Maintenant, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on est célibataire qu&#8217;on est seul. Il y a des célibataires qui ont un excellent réseau d&#8217;amis, qui sont en contact avec leur famille. Il faut sortir de l&#8217;illusion selon laquelle le bonheur est nécessairement en couple et le malheur est nécessairement dans le célibat. Il y a du bonheur et du malheur dans le couple et il y a du bonheur et du malheur dans le célibat. Ça dépend dans quelles mesures on l&#8217;a choisi, on sait pourquoi on est là.<br />
Ce qui m&#8217;inquiète beaucoup, c&#8217;est que le célibat soit une solution forcée par peur de l&#8217;engagement parce qu&#8217;on sait que l&#8217;engagement est source de bonheur.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Rose-Marie%20Charest.htm">Lire la suite de l’entrevue</a>.</span></p>
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		<item>
		<title>Entrevue avec Arlette Cousture</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/05/27/entrevue-avec-arlette-cousture/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2009 13:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman québécois]]></category>

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		<description><![CDATA[Parlons aujourd’hui d’Arlette Cousture, auteur de Depuis la fenêtre de mes cinq ans. Ayant d&#8217;abord fait carrière dans l&#8217;enseignement puis en communications, Arlette Cousture se tournera finalement vers l&#8217;écriture en 1987. Suite à une crise de sclérose en plaques, elle se voit effectivement dans l&#8217;obligation de quitter son emploi et entreprend la rédaction des Filles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Parlons aujourd’hui d’<a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Arlette%20Cousture">Arlette Cousture</a>, auteur de <em><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0704451">Depuis la fenêtre de mes cinq ans</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ayant d&#8217;abord fait carrière dans l&#8217;enseignement puis en communications, Arlette Cousture se tournera finalement vers l&#8217;écriture en 1987. Suite à une crise de sclérose en plaques, elle se voit effectivement dans l&#8217;obligation de quitter son emploi et entreprend la rédaction des <em>Filles de Caleb</em>, roman qui la propulsera au rang des quelques auteurs québécois à succès. Elle publie ensuite les deux tomes de <em>Ces enfants d&#8217;ailleurs</em>, qui connaîtront eux aussi un immense succès. Les deux sagas seront d&#8217;ailleurs portées à l&#8217;écran. <em>J&#8217;aurais voulu vous dire William</em>, un court roman intimiste, paraît en 1998. Elle participe également à l&#8217;écriture du scénario de la télésérie <em>Gypsies</em> en 1999. Finalement, elle publie <em>Tout là-bas</em> en 2003, avant d&#8217;achever le troisième tome des <em>Filles de Caleb</em>, auquel elle travaillait sporadiquement depuis quelques années. <span id="more-897"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Très impliquée dans l&#8217;action humanitaire, Arlette Cousture consacre ses énergies à la sensibilisation de la population aux enjeux reliés à la sclérose en plaques ainsi qu&#8217;à la défense des droits et intérêts des handicapés intellectuels &#8211; sa fille de 28 ans étant elle-même handicapée intellectuellement.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous l’avons réalisé une entrevue avec l’auteure récemment.<br />
Je vous propose d’en <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Arlette%20Cousture">découvrir un extrait</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous avez publié Depuis la fenêtre de mes cinq ans, un récit qui relate l&#8217;apprentissage parfois douloureux d&#8217;une fillette de 5 ans dans le Québec des années 50. Qu&#8217;est-ce qui a motivé ce choix d&#8217;écrire ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le plaisir de revivre certains souvenirs. Plaisir n&#8217;est peut-être pas le mot puisqu&#8217;il y en a qui ne sont pas agréables du tout. C&#8217;est peut-être la façon qu&#8217;ont trouvés mes 60 ans d&#8217;apprivoiser la mort puisque c&#8217;est exactement ce que fait Charlotte. Tout au long du court roman, il y a plus de vingt visages de la mort allant de celle du lombric à celle d&#8217;un badaud frappé par celle-ci devant la fenêtre de Charlotte.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Quelle est la part de réel et de fiction dans ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les souvenirs d&#8217;une fillette de 5 ans sont davantage des flashes. J&#8217;ai fait une espèce de cocktail de ces derniers. Par exemple, j&#8217;ai décidé que j&#8217;avais eu ma varicelle au pensionnat où j&#8217;étais allée à 5 ans. Ce qui est faux.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Quels sont les souvenirs les plus marquants de vos 5 ans ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ceux du salon funéraire où j&#8217;avais vu une « vraie » morte et ceux de la fin du roman&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous touche dans le personnage de Charlotte ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sa fascination pour tout ce qui est. Sa grande facilité à inventer. Son animisme.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Ce livre est écrit à travers le regard d&#8217;une fillette de 5 ans. Comment avez-vous réussi à vous plonger dans les sentiments, les mots, les pensées et les expressions d&#8217;une fillette de cet âge-là ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce fut très facile. « Très très » par exemple, a été emprunté à une petite-nièce. Et je suis quand même mère et grand-mère sans oublier que je suis toujours une petite fille de 5 ans coincée dans une vieille carcasse !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Arlette%20Cousture">Lire la suite de l’entrevue</a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Harvey ou l&#8217;enfance imparfaite</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/05/26/harvey-ou-lenfance-imparfaite/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/05/26/harvey-ou-lenfance-imparfaite/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 May 2009 13:46:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>

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		<description><![CDATA[Il lui trouve un trait aérien, «près de Chagall». Elle se dit inspirée par sa plume «originale et intelligente». Il a surtout écrit des romans. Elle a principalement illustré des albums pour enfant. L&#8217;auteur Hervé Bouchard et l&#8217;illustratrice Janice Nadeau ont uni leurs talents pour concevoir une bande dessinée lumineuse et touchante : Harvey. Harvey [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/05/harvey.jpg" alt="harvey.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Il lui trouve un trait aérien, «près de Chagall». Elle se dit inspirée par sa plume «originale et intelligente». Il a surtout écrit des romans. Elle a principalement illustré des albums pour enfant. L&#8217;auteur Hervé Bouchard et l&#8217;illustratrice Janice Nadeau ont uni leurs talents pour concevoir une bande dessinée lumineuse et touchante : <em><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/harvey/produit-1857801.htm">Harvey</a></em>.<span id="more-896"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Harvey est un garçon comme il en court des centaines dans les rues du Québec. À un détail près : un jour, il est devenu invisible. C&#8217;était pendant le printemps, juste après la mort de son père Bouillon.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Hervé Bouchard a choisi, pour sa première incursion dans le monde de la bédé, l&#8217;histoire de ce petit garçon à l&#8217;imagination fertile, mais empreint aussi d&#8217;une grande lucidité. Un enfant dont la vie bascule le jour de la mort de son père.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Lorsque Janice Nadeau a lu le texte, elle a tout de suite eu envie de s&#8217;asseoir à sa table à dessin. «Je ne connaissais pas Hervé, mais j&#8217;ai tout de suite été interpellée, dit-elle. D&#8217;abord parce que son écriture laisse beaucoup de place à l&#8217;imagination, beaucoup de place aux images. Ensuite parce que l&#8217;histoire se passe dans un village du Québec et que j&#8217;ai choisi de le situer il y a une quarantaine d&#8217;années.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;auteur n&#8217;avait pas choisi d&#8217;époque précise, ni même de lieu. «L&#8217;histoire aurait pu se passer aujourd&#8217;hui, ou il y a 50 ans, dit-il. Tout ce qu&#8217;il fallait, c&#8217;est beaucoup d&#8217;enfants dans le quartier. Quand j&#8217;étais jeune, il y avait des flots partout&#8230;»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans la vie d&#8217;Harvey, les amis s&#8217;appellent Chiquette, ou Poulourde. Ou Cantin, comme son frère. Pour leur donner vie, Janice Nadeau a décidé d&#8217;explorer de nouveaux médiums. «J&#8217;ai essayé d&#8217;oublier tout ce que j&#8217;avais fait auparavant. Pour mon premier livre, l&#8217;aquarelle s&#8217;était imposée, mais ça ne convenait pas pour aborder la mort.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle se tourne plutôt vers le fusain, le pastel sec, les pochoirs. Les silhouettes en transparence évoquent l&#8217;absence. Les pochoirs lui permettent de soustraire du fond ce père disparu, mais dont le vide continue d&#8217;habiter l&#8217;espace. Sur le grain du papier, le pastel laisse des traces tantôt floues, tantôt traînantes. Le texte, écrit au plomb en lettres carrées, rappelle le cahier de l&#8217;écolier&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle se tourne plutôt vers le fusain, le pastel sec, les pochoirs. Les silhouettes en transparence évoquent l&#8217;absence. Les pochoirs lui permettent de soustraire du fond ce père disparu, mais dont le vide continue d&#8217;habiter l&#8217;espace. Sur le grain du papier, le pastel laisse des traces tantôt floues, tantôt traînantes. Le texte, écrit au plomb en lettres carrées, rappelle le cahier de l&#8217;écolier&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«J&#8217;avais envie de faire quelque chose d&#8217;imparfait, car Hervé montre bien le côté imprévisible et imparfait de l&#8217;enfance. J&#8217;avais envie qu&#8217;on ressente les petites et grandes douleurs de l&#8217;enfance. Je ne voulais pas non plus trop en montrer, surtout en ce qui concerne la mort. Tout est raconté avec tellement de retenue.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Janice Nadeau a planché pendant trois ans sur ce projet, à décortiquer en images un texte qui n&#8217;avait pas été scénarisé ni découpé à la manière d&#8217;une BD formelle. Hervé Bouchard habitant Jonquière, la Montréalaise ne l&#8217;a rencontré que trois fois en trois ans. Entre l&#8217;auteur, l&#8217;illustratrice et les éditeurs de La Pastèque, la confiance était totale.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et la satisfaction finale, réciproque : «Janice a un trait plein de délicatesse, aérien. Près de Chagall. Tandis que moi, mon écriture est brutale. La rencontre entre nos deux univers est trippante», explique l&#8217;auteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/paul-a-quebec/produit-2100230.htm"><em>Paul à Québec</em></a>, de Michel Rabagliati, <em>Harvey</em> est le deuxième ouvrage consacré à la mort du père à sortir des presses de La Pastèque. Mais là s&#8217;arrête la ressemblance. Harvey n&#8217;est pas un album autobiographique, jure Hervé Bouchard, malgré la parenté évident des prénoms du créateur et de sa créature.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les préoccupations du petit Harvey ressemblent toutefois drôlement à celle du grand Hervé. «Toute ma vie, je vais devoir épeler mon prénom, dit-il. Personne ne sait si ça s&#8217;écrit avec un «é» ou avec ou «ey». Mon personnage ne pouvait pas s&#8217;appeler autrement qu&#8217;Harvey. C&#8217;est à la fois un prénom et un nom de famille ; ça peut être franco ou anglo. La moindre faute de frappe peut changer son identité, peut le faire disparaître. Quand mon fils est venu au monde, le fonctionnaire avait oublié de remplir les papiers&#8230; Il est passé à un cheveu de ne pas avoir d&#8217;identité officielle, de ne pas exister vraiment. Il aurait été parfait pour devenir un espion.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le petit Harvey, lui, est obsédé par Scott Carré, un personnage sorti d&#8217;un film des années 50 &#8211; <em>The Incredible Shrinking Man</em> &#8211; qui rapetisse au point de disparaître tout à fait&#8230; «J&#8217;ai vu ce film en version française quand j&#8217;étais jeune et j&#8217;ai pris soin de ne jamais le revoir, dit Hervé Bouchard. Il m&#8217;a fasciné. Le personnage s&#8217;appelait Scott Carrey, mais le narrateur, très français, disait Scott Ca-ré. J&#8217;en ai un souvenir très précis. J&#8217;ai des souvenirs extrêmement clairs de choses qui préoccupent peu les gens en général !»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais qui ne traîne pas son lot de petits souvenirs inutiles qui donne à l&#8217;enfance cette impression de vérité ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/bd-et-livres-jeunesse/200905/10/01-855095-harvey-ou-lenfance-imparfaite.php">Voir la source</a></span></p>
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		<title>La veuve</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/05/21/la-veuve/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2009 13:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir publié deux recueils de poésie et de nombreuses nouvelles, la Torontoise Gil Adamson nous arrive avec un premier roman, La veuve, qui est l&#8217;histoire d&#8217;une femme en fuite. Rencontre avec sa créatrice qui, elle, ne fuit ni les gens ni les questions. «C&#8217;est comme si vous conduisiez une petite voiture et qu&#8217;un jour, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/05/veuve.jpg" alt="veuve.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après avoir publié deux recueils de poésie et de nombreuses nouvelles, la Torontoise Gil Adamson nous arrive avec un premier roman, <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/la-veuve/produit-2122637.htm"><em>La veuve</em></a>, qui est l&#8217;histoire d&#8217;une femme en fuite. <a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/200905/17/01-857344-gil-adamson-de-la-suite-dans-les-idees.php">Rencontre avec sa créatrice</a> qui, elle, ne fuit ni les gens ni les questions.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«C&#8217;est comme si vous conduisiez une petite voiture et qu&#8217;un jour, à côté de vous, passait un gros camion. Il se pourrait que vous vous demandiez : «Est-ce que je serais capable de conduire ça ?» C&#8217;est ce qui m&#8217;est arrivé.» Ainsi Gil Anderson explique-t-elle le voyage qui l&#8217;a conduite de la poésie et de la nouvelle au roman.<span id="more-887"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De passage à Montréal pour parler du roman en question, La veuve, la femme de lettres torontoise est, le temps d&#8217;une entrevue, revenue sur ses propres traces avant de retourner &#8211; pour les expliquer &#8211; sur celles du personnage qui habite les 400 pages du livre.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Comme la plupart de ceux qui écrivent, Gil Adamson a commencé très jeune à coucher des mots sur le papier. Dès le début de sa scolarité. «Des pensées, de courts poèmes.» Elle avait 13 ans quand elle a lu un recueil contenant des textes poétiques de Michael Ondaatje, de Leonard Cohen, etc. «J&#8217;ai refermé le livre en me disant que si j&#8217;arrivais à faire ça, un jour, ce serait une belle vie.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sur ce, elle a continué à écrire. Discrètement. Empilant les poèmes dans un tiroir. Jusqu&#8217;au jour où Kevin Connolly, critique d&#8217;art, éditeur et&#8230; poète, lui a demandé de les lire. Ils venaient de s&#8217;installer ensemble. C&#8217;était il y a plus de 20 ans et ils sont toujours ensemble. Elle se souvient de l&#8217;angoisse qu&#8217;elle a ressentie. «Que serait-il arrivé s&#8217;il n&#8217;avait pas aimé ça ?»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais il a aimé. Et si ça n&#8217;avait pas été le cas, elle n&#8217;aurait pas baissé les bras. Visiblement pas son genre. Ainsi, combien a-t-elle défendu <em>L&#8217;étranger</em>, qu&#8217;il regardait de haut ! Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils ouvrent les boîtes de carton qui encombraient l&#8217;appartement qu&#8217;ils allaient partager et en extirpent, chacun, leur exemplaire du roman de Camus. Pour ainsi se rendre compte que leur perception différente de l&#8217;œuvre était due&#8230; à la traduction. Celle que possédait Gil Adamson allait au-delà des mots, reproduisait l&#8217;essence du texte original. Celle qu&#8217;avait achetée Connolly, était&#8230; littérale, pas littéraire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce détour pour expliquer l&#8217;importance que la femme de lettres accordait à la transformation de <em>The Outlander </em>en <em>La veuve</em>. Ses craintes, aussi. Mais Lori Saint-Martin et Paul Gagné ont fait, comme toujours, du très beau travail. Gil Adamson, même si elle lit et parle peu le français, s&#8217;en doutait : «Simplement aux questions qu&#8217;ils m&#8217;ont posées, je sentais qu&#8217;ils avaient compris.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Soulagement. « Parce que, pour moi, la manière dont les choses sont racontées est plus importante que les choses elles-mêmes. « La romancière est restée poète. Et ce western féminin qu&#8217;est <em>La veuve</em> transpire cette poésie&#8230; et non l&#8217;effort : il est caché dans la beauté et la grâce des phrases.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Jamais on ne sent que ce roman a exigé de Gil Adamson 10 années de travail. Des allers-retours plus ou moins réguliers. Avec, toujours, le même bonheur ressenti à chacun des moments passés en compagnie de Mary. C&#8217;est le nom de ce personnage né d&#8217;un flash. Une très jeune femme, tout de noir vêtue, qui court. « J&#8217;ai écrit un poème à partir de cette image. Un poème avec une intrigue : Mary a tué son mari, et elle fuit. Mais quand j&#8217;ai eu fini le texte, l&#8217;image, elle, n&#8217;en avait pas fini avec moi : je sentais qu&#8217;il y avait encore là un terreau fertile. » </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Gil Adamson a donc creusé. Elle est partie à l&#8217;aventure dans les pas de cette femme de 19 ans poursuivie par deux géants roux. Les frères de l&#8217;homme qu&#8217;elle a tué. Pourquoi ? Comment ? On le découvre petit à petit. Au fil des rencontres que fait ce personnage au départ hermétique, mais qui s&#8217;ouvre aux lecteurs en s&#8217;ouvrant aux autres. Au fil, aussi, des apprentissages de cette femme qui, au départ, ne possède aucune des qualités nécessaires pour survivre seule dans les Rocheuses albertaines, en ce début du XXe siècle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">« On peut écrire des romans sur la force, sur les gens qui sont capables, qui peuvent. Je trouve plus intéressant d&#8217;écrire sur la manière dont les gens deviennent capables de faire ces choses, sur le pourquoi et le comment de leurs apprentissages, et sur l&#8217;impact que ces apprentissages ont sur eux. »</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est exactement la trajectoire de Mary. Une fille droite, qui a de la suite dans les idées. En cela, elle ressemble à sa créatrice.</span></p>
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		<title>Le dernier Musso : Que serais-je sans toi ?</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/05/14/le-dernier-musso-que-serais-je-sans-toi/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2009 13:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît Aubin de Canoë a rencontré Guillaume Musso pour parler de son dernier roman, Que serais-je sans toi ? Cheveux courts, yeux trop bleus, chandail noué sur les épaules, Guillaume Musso est le genre de mec que belle-maman voudrait pour gendre. Ou à qui les gars de la ruelle voudraient casser la gueule : trop [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/05/musso1.jpg" alt="musso1.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2009/05/08/9397126-jdm.html">Benoît Aubin de Canoë</a> a rencontré <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Guillaume%20Musso.htm">Guillaume Musso</a> pour parler de son dernier roman, <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/que-serais-je-sans-toi-/produit-2119117.htm"><em>Que serais-je sans toi ?</em></a></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cheveux courts, yeux trop bleus, chandail noué sur les épaules, Guillaume Musso est le genre de mec que belle-maman voudrait pour gendre. Ou à qui les gars de la ruelle voudraient casser la gueule : trop parfait, trop smatte. Ses romans se vendent comme des petits fours. Cela énerve aussi les critiques.<span id="more-877"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La critique littéraire française peut être méchante. Dans un pays où être un intellectuel est (un peu comme humoriste au Québec) une profession bien vue, elle cache mal son agacement devant un professeur sans prétention qui pond un roman par année, et en a vendu 5 millions d’exemplaires en cinq ans. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle ne va pas lui cracher au visage, comme on l’a fait pour Simenon à une autre époque, parce que, quand même, dans un monde où le tirage des journaux et des magazines est en chute libre, vendre des livres par millions, ce n’est pas peu. Alors, respect.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais la critique française trouve cette popularité quand même un peu suspecte, et soupçonne Musso à demi-mot d’exploiter une formule. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Dans Le Point</em>, Julie Malaure a cette phrase : «La fameuse &laquo;&nbsp;recette du succès&nbsp;&raquo; de Musso ne serait donc pas une impression de déjà-vu systématique dans ses livres, ni des personnages caricaturaux dans une trame cousue de fil blanc, mais &laquo;&nbsp;la proximité&nbsp;&raquo;. C&#8217;est ce qu&#8217;il défend, en tout cas&#8230;» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est vrai que, parfois, en lisant Musso, on a l’impression d’être dans <em>Paris Match</em>, avec cette façon de décrire les lieux, les gens et la vie avec juste le bon mélange d’intrigue et de sentiments, de réalisme et d’envolées lyriques. Et ses descriptions de la Californie sont tellement&#8230; françaises ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’avais Musso au bout du fil, alors je lui ai demandé c’est quoi son truc. «Il n’y en a pas ! dit-il depuis Paris. J’écris avec mes tripes des histoires que j’aimerais lire moi-même, c’est tout. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ma relation avec les lecteurs est comme une relation amoureuse ; inutile de tenter d’expliquer ; l’amour est un phénomène irrationnel.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand même : si tant de gens achètent ses livres, c’est qu’ils répondent à un besoin. Lequel ? </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne procède pas ainsi. Je ne me mets pas au travail en disant que je vais écrire des pages qui vont intéresser des millions de gens.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Alors ? «Je suis un écrivain populaire, au sens noble du terme. D&#8217;abord, divertir, tout en élevant.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les intrigues (amoureuses ou policières) qui portent les récits de Musso sont secondaires, à son avis. Elles ne sont que le véhicule qui «porte des thèmes plus profonds : le deuil, l’absence d’amour, la passion qui détruit, la vie après la mort, des thèmes sérieux, mais que j’aborde de manière divertissante». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En deux mots comme en mille : des livres qui intéressent d’abord les filles, et leurs mères. Des romans qui explorent l’univers ténébreux des sentiments, des relations, des écueils qui les guettent. Et qui n’hésitent pas, dans leur quête d’explications à la vie, à aller faire des tours du côté de l’ésotérisme, ou de la mythologie. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Découvrons la critique de <a target="_blank" href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2009/05/08/9397256-jdm.html">Benoît Aubin de Canoë</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans la mythologie grecque, les dieux n’étaient pas de purs esprits. Ils étaient comme les humains, avec leurs défauts, leurs envies, leur bêtise, sauf qu’il leur arrivait des choses extraordinaires. Les héros de <em>Que serais-je sans toi ?</em> sont comme ça eux aussi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Gabrielle est blonde, jolie, intelligente, comme il sied à une héroïne. Elle n’est pas secrétaire chez un dentiste ; elle fait faire des tours d’hydravion aux touristes, depuis son boat-house de Sausalito, le coin le plus chic de la baie de San Francisco. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Martin est policier à Paris. Spécialisé dans la chasse aux voleurs de tableaux. Malgré son salaire de flic, il crèche dans un ancien studio d’artiste square Montsouris, un des coins les plus recherchés de Paris. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le voleur de tableau, père de Gabrielle (qui l’ignore) est un surhomme, ou plutôt un homme mûr dans un corps de jeune. Il pilote des avions, des hélicoptères, des motos de course, même une ancienne Aston Martin ayant servi dans les films de James Bond. Mais il a, lui, tout compris de la vie. C’est un vrai homme. Un gagnant. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voilà pour le côté <em>Paris-Match</em> qui fait rêver les midinettes. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais, à mesure que se déploie l’intrigue de <em>Que serais-je sans toi?</em>, on découvre que le livre a d’autres dimensions. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«J’ai voulu faire un roman sur l’apprentissage de la vie, dit Guillaume Musso. Un livre sur la relation entre un homme de 30 ans et son ennemi juré qui aurait aussi pu être son père. J’explore cette relation ambigüe, celle avec un ennemi dont vous avez besoin pour exister.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans ce triangle amoureux particulier, Gabrielle vit un dilemme : elle est forcée de choisir entre ces ennemis mortels, son père et son amant : Martin, la tête forte, le cœur pur, qui ne comprend rien aux femmes, ni à lui-même&#8230; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je ne vous dirai pas comment ça finit. À la fin, les histoires de vol de tableaux n’ont plus tellement d’importance : on est dans une réflexion sur la peur, sur comment la peur de l’amour peut en venir à gâcher des vies, à gâcher l’amour. Et cette recherche, elle aboutit dans le coma des mourants&#8230; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le style de Musso est fluide, cinématographique, précis. C’est le genre de livre qu’on peut lire dans le métro, sans perdre le fil ni oublier de descendre. À la plage ? Par-f-ait.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"></span></p>
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		<title>Les pensées négatives d&#8217;une massothérapeute</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/05/01/les-pensees-negatives-dune-massotherapeute/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 13:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Prendre soin de soi n&#8217;a jamais été autant à la mode, comme en témoigne la multitude de spas qui poussent comme des champignons, en ville aussi bien qu&#8217;à la campagne. Or, on sait peu de choses de cet univers où tout ne doit être que calme, luxe et volupté. La Montréalaise Maia Loïnaz, qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Prendre soin de soi n&#8217;a jamais été autant à la mode, comme en témoigne la multitude de spas qui poussent comme des champignons, en ville aussi bien qu&#8217;à la campagne. Or, on sait peu de choses de cet univers où tout ne doit être que calme, luxe et volupté.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La Montréalaise Maia Loïnaz, qui a étudié en théâtre avant de se tourner vers la massothérapie en 2004, dissipe les effluves d&#8217;huile essentielle qui fardent cette industrie du bien-être en publiant un premier roman, <em><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/massotherapeute/produit-2108821.htm">La massothérapeute</a></em>.<span id="more-852"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Des extraits du code de déontologie de la fédération professionnelle placés en exergue des chapitres indiquent quelles règles la protagoniste s&#8217;apprête à transgresser.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Car la narratrice n&#8217;en peut plus de pratiquer ce métier basé sur l&#8217;empathie, qui ne lui rapporte qu&#8217;un salaire ordinaire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Au-delà de la lassitude engendrée par la répétition des mêmes gestes qui finissent par devenir vides de sens, le roman dévoile à quel point les clients des spas sont centrés sur leur petite personne. Surtout, il dépeint la solitude dont ils souffrent, qui n&#8217;épargne pas les professionnels de la détente.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En fait, le drame de <em>La massothérapeute</em> réside dans ce paradoxe : alors qu&#8217;elle est payée pour toucher les gens, plus personne ne la touche vraiment.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Plein d&#8217;autodérision, le style imagé de Maia Loïnaz rend cocasses des événements somme toute anodins et expose efficacement grands sentiments et petites peines. Sa plume se prête également à d&#8217;autres formes d&#8217;écriture. Elle fait partie du collectif d&#8217;auteurs du spectacle <em>J&#8217;aurais voulu être un artiste</em> bientôt présenté à La Licorne.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/livres/2009/04/24/002-massotherapeute-maia-loinaz.asp">Voir la source</a>. </span></p>
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