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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre</title>
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		<title>Entretien avec Anne Rice, une ex-reine des vampires</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 10:12:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[

«Je n&#8217;écrirai plus de romans sur les vampires.» Point. Longtemps considérée comme la «reine des ténèbres», l&#8217;auteure d&#8217;Interview With A Vampire, Anne Rice, est en effet passée de l&#8217;ombre à la lumière, de l&#8217;athéisme à la foi. Elle vit maintenant à L&#8217;heure de l&#8217;ange, du titre de sa nouvelle trilogie. Entretien.

Anne Rice, quand elle s&#8217;appelait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/l-heure-de-l-ange/produit-2402455.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1756 alignleft" title="heureAnge" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/heureAnge.jpg" alt="heureAnge" width="80" height="127" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
«Je n&#8217;écrirai plus de romans sur les vampires.» Point. Longtemps considérée comme la «reine des ténèbres», l&#8217;auteure d&#8217;<em>Interview With A Vampire</em>, Anne Rice, est en effet passée de l&#8217;ombre à la lumière, de l&#8217;athéisme à la foi. Elle vit maintenant à <em>L&#8217;heure de l&#8217;ange</em>, du titre de sa nouvelle trilogie. Entretien.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Anne Rice, quand elle s&#8217;appelait encore Howard Allen O&#8217;Brien &#8211; «Ma mère avait trouvé amusant de me donner le nom de mon père» -, a grandi à La Nouvelle-Orléans avec une mère si alcoolique qu&#8217;elle en est morte lorsque celle qui allait un jour écrire <em>Interview With A Vampir</em>e avait 14 ans.<span id="more-1755"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Quelques années plus tard, la future romancière a épousé son premier amour, le poète et peintre Stan Rice, avec qui elle a eu une petite fille &#8211; qui est morte du cancer à l&#8217;âge de 5 ans. En 1998, elle apprend qu&#8217;elle souffre de diabète de type 1. Trois ans plus tard, Stan s&#8217;éteint, après 41 ans de mariage. Quant à la maison qu&#8217;ils ont habitée ensemble à partir de 1989, et qui sert de décor à plusieurs des romans de l&#8217;écrivaine, elle a été rasée par l&#8217;ouragan <em>Katrina</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<strong>Reconversion salutaire</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Anne Rice est née catholique. Elle s&#8217;est dite athée pendant des années. Elle a retrouvé la foi en 1998.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sans cette reconversion, a-t-elle déjà affirmé, elle n&#8217;aurait pu tenir le coup quand le cancer incurable de son mari a été diagnostiqué. «Mais le principal changement, pour moi, depuis que je suis retournée à la foi, c&#8217;est que je ne me sens plus perdue», a raconté la romancière jointe chez elle au téléphone par<em> La Presse.</em> Et chez elle, c&#8217;est désormais une maison paisible dans le désert californien. «De ma fenêtre, je vois des palmiers et, au loin, les montagnes enneigées. Il y a des fleurs partout et de la lumière, beaucoup de lumière.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle recherche cela, aujourd&#8217;hui. Oh, pas parce qu&#8217;elle est passée de la noirceur de l&#8217;apostasie à la lumière de la foi! Bon, il y a peut-être aussi un peu de ça mais, surtout, «quand on vieillit et qu&#8217;on est malade, il est plus simple de vivre au même rythme que le reste du monde», s&#8217;amuse celle qui aura 70 ans l&#8217;an prochain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parce qu&#8217;écrire de nuit, comme elle l&#8217;a longtemps fait, elle aime encore. Pour la tranquillité. C&#8217;est tandis que les siens dormaient qu&#8217;elle a écrit ses romans mettant en scène les êtres nocturnes que sont Lestat le vampire et ses ouailles, de même que les sorcières Mayfair.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Noirceur</strong></span><strong></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quinze des 29 romans qu&#8217;elle a signés à ce jour et qui se sont vendus à plus de 100 millions d&#8217;exemplaires sont de cette eau-là. Et si la sensualité y est à fleur de peau (elle a commencé sa carrière d&#8217;écrivaine en publiant, sous pseudonyme, trois livres racontant les infortunes d&#8217;une Belle au bois dormant&#8230; disons, en chaleur), c&#8217;est surtout leur noirceur, leurs personnages torturés et leur esprit gothique qui restent en mémoire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je n&#8217;en étais pas consciente à l&#8217;époque parce qu&#8217;autrement, ça m&#8217;aurait arrêtée mais, oui, il est possible que j&#8217;aie écrit <em>Interview With A Vampir</em>e pour exprimer ma peine et mon deuil à la suite de la mort de ma fille.<em> La fantasy</em> a été, pour moi, un moyen de dire mes sentiments. Et c&#8217;est dans ce genre que j&#8217;ai trouvé ma voix de romancière», dit-elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce, à une époque &#8211; les années 70 et 80 &#8211; où ce genre-là n&#8217;était pas pris au sérieux et n&#8217;était pas particulièrement à la mode, à quelques exceptions près (dont elle a fait partie). La chose est très différente aujourd&#8217;hui. Elle s&#8217;en réjouit et parle avec enthousiasme du travail de Stephenie Meyer (<em>Twilight</em>) et de celui de Charlaine Harris (<em>True Blood</em>), qu&#8217;elle connaît par leurs adaptations à l&#8217;écran. De la première, elle dit: «Elle a été brillante de planter ses personnages dans une école secondaire et, ainsi, de les rendre très concrets auprès des adolescents.» Et de la seconde, «j&#8217;aime le plaisir satirique qui émane de ses histoires».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais la vague «vampiresque» qui déferle actuellement sur le monde ne l&#8217;incitera pas à replonger sa plume dans le sang des immortels. «Mes romans existent encore, ils sont en librairie, se sont toujours bien vendus et se vendent encore mieux grâce à l&#8217;actuelle popularité des histoires de vampires. Mais moi, j&#8217;ai écrit tout ce que j&#8217;avais à écrire sur ce sujet.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Un autre genre</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ainsi est-elle passée à un autre type de <em>fantasy</em>. Imaginant par exemple l&#8217;enfance de Jésus (la trilogie «Christ the Lord», dont les deux premiers tomes sont parus mais n&#8217;ont pas été traduits en français) ou encore écrivant sur les anges gardiens dans la série qui débute avec <em>L&#8217;heure de l&#8217;ange</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un pas à franchir à partir du seuil des ténèbres moins grand qu&#8217;on l&#8217;imagine: «Les vampires tels Edward dans <em>Twilight</em> et Bill dans <em>True Blood</em> sont un peu les anges gardiens de Bella et de Sookie: ils les aiment et les protègent.» La grande distinction: la rédemption n&#8217;est pas possible pour eux. Et c&#8217;est une des choses qu&#8217;Anne Rice désire explorer. Prendre des personnages perdus, et les mener vers un destin plus grand.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ainsi est né Toby O&#8217;Dare, mal-aimé et malmené durant l&#8217;enfance, devenu tueur à gages, dont le destin bifurque quand il rencontre Malchiah. Son ange gardien. Capable de l&#8217;envoyer au Moyen-Âge pour sauver une famille juive. Et, ainsi, viser la rédemption. Une chance? Un rêve? Un cauchemar, peut-être? Un cousin d&#8217;<em>Interview With A Vampire</em>, avance plutôt Anne Rice, un sourire dans la voix: «Regardez la structure. Un homme en quête de lui-même rencontre un être surnaturel et en sort transformé.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;une des différences, pour elle: «Je ne crois pas aux vampires, ils n&#8217;existent pas. Mais je crois aux anges gardiens, même si je n&#8217;en ai jamais vu ni entendu. J&#8217;en ai un&#8230; et vous en avez un aussi. C&#8217;est donc, pour moi, une autre manière d&#8217;aborder la fantasy.» Une fantasy qu&#8217;elle qualifie simplement de «merveilleuse». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :</p>
<p>Extrait de l’article de Sonia Sarfatiparu sur Cyberpresse le 12 mars </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/12/01-4259878-entretien-avec-anne-rice-une-ex-reine-des-vampires.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/12/01-4259878-entretien-avec-anne-rice-une-ex-reine-des-vampires.php</a></span></p>
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		<item>
		<title>Paedophilia ou l&#8217;amour des enfants : aimer l&#8217;enfant jusqu&#8217;à l&#8217;irréparable</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 09:38:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>

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		<description><![CDATA[

Dans Passions d&#8217;Annie Leclerc, paru en 2007, Nancy Huston signait sous forme d&#8217;essai un hommage à son amie philosophe disparue, dont la pensée lumineuse est encore trop peu connue, peut-être parce qu&#8217;elle se penchait sur des sujets dédaignés par la philosophie. Notamment la maternité, et l&#8217;enfant.

Nancy Huston signe aujourd&#8217;hui la préface de ce petit livre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/paedophilia-ou-l-amour-des-enfants/produit-2360127.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1744 alignleft" title="paedophilia" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/paedophilia.jpg" alt="paedophilia" width="62" height="119" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans <em>Passions d&#8217;Annie Leclerc</em>, paru en 2007, Nancy Huston signait sous forme d&#8217;essai un hommage à son amie philosophe disparue, dont la pensée lumineuse est encore trop peu connue, peut-être parce qu&#8217;elle se penchait sur des sujets dédaignés par la philosophie. Notamment la maternité, et l&#8217;enfant.<span id="more-1743"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Nancy Huston signe aujourd&#8217;hui la préface de ce petit livre posthume &#8211; mais ô combien dense &#8211; au titre plus que délicat:<em> Paedophilia ou l&#8217;amour des enfants</em>. Un essai sur lequel Annie Leclerc aura travaillé toute sa vie, ayant été elle-même victime d&#8217;abus; le sujet qui a fait d&#8217;elle une philosophe, est persuadée Huston. Annie Leclerc rappelle que dans la formation du mot pédophilie, qui n&#8217;est aujourd&#8217;hui que la désignation d&#8217;une perversité, il y a le mot amour et il n&#8217;y a jamais eu le mot sexe. Aussi forme-t-elle le mot Paedophilia pour englober plus généralement le sentiment amoureux pour l&#8217;enfant, afin de pouvoir parler de cet indéniable attrait de l&#8217;adulte envers lui, et sans lequel l&#8217;enfant ne pourrait grandir. Un amour qui, parfois, pour certains, tourne affreusement mal&#8230; Leclerc ne s&#8217;applique pas tant à dénoncer l&#8217;agression sexuelle de l&#8217;enfant qu&#8217;à en comprendre les mécanismes et ses dommages, et cela, d&#8217;une façon qu&#8217;on a rarement entendue. L&#8217;enfant, selon l&#8217;étymologie latine, est désigné comme «celui qui ne parle pas», qui n&#8217;est pas dans le langage. Et tout part de là. Parce que cela ne veut pas dire qu&#8217;il ne comprend pas ce qui lui arrive. Il est au fait du secret de la chambre à coucher de ses parents, il a lui-même ses propres secrets tout à fait jouissifs, et c&#8217;est dans l&#8217;ordre du monde et de la Loi. Mais l&#8217;agression &#8211; la transgression &#8211; du pédophile inverse la Loi, que l&#8217;enfant ne veut pas briser, d&#8217;où son mutisme, explique Leclerc. L&#8217;enfant sait qu&#8217;il ne doit pas savoir cela. «Le secret qui n&#8217;avait jamais été coupable le devenait. Jamais les parents n&#8217;auraient consenti à un tel événement. Ils en auraient été horrifiés, meurtris. L&#8217;enfant se trouva accablée soudain du mal terrible qu&#8217;elle ferait s&#8217;ils savaient. La voilà obligée de porter pour eux le mal des parents.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Annie Leclerc va plus loin encore dans sa réflexion en questionnant cette tendance de pousser les enfants victimes d&#8217;abus à dénoncer leurs agresseurs. «Voilà qui arrange notre conscience effrayée, mais certainement pas celle de l&#8217;enfant mis à mal par ceux qu&#8217;il ne peut se résoudre à envoyer en inhumanité. Quoi? Charger son père, son frère, son oncle, son grand-père, celui-ci, celui-là, d&#8217;une si grande abomination? Est-ce lui l&#8217;enfant qui devrait, par sa plainte, fendre la mère en deux, briser la famille en quatre, livrer le bourreau aux crachats publics, à la police, au cachot? Est-ce à lui de précipiter parmi les siens le désastre qu&#8217;il cherche à leur épargner par son silence?»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article de Chantal Guy paru dans Cyberpresse le 5 mars<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/05/01-4257646-paedophilia-ou-lamour-des-enfants-aimer-lenfant-jusqua-lirreparable-.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/05/01-4257646-paedophilia-ou-lamour-des-enfants-aimer-lenfant-jusqua-lirreparable-.php</a></span></p>
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		<title>André Brassard: le bum avant l&#8217;artiste</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2010/03/10/andre-brassard-le-bum-avant-lartiste/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 12:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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L&#8217;une des qualités de la biographie d&#8217;André Brassard que signe le jeune Guillaume Corbeil, c&#8217;est d&#8217;avoir eu la délicatesse de céder les planches à son sujet. Comme l&#8217;avait fait Rémy Charest dans Quelques zones de liberté (L&#8217;instant même, 1995), un recueil d&#8217;entretiens avec Robert Lepage, l&#8217;auteur s&#8217;efface complètement et ne donne à entendre que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/brassard/produit-2378255.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1740 alignleft" title="brassard" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/brassard.jpg" alt="brassard" width="80" height="119" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;une des qualités de la biographie d&#8217;André Brassard que signe le jeune Guillaume Corbeil, c&#8217;est d&#8217;avoir eu la délicatesse de céder les planches à son sujet. Comme l&#8217;avait fait Rémy Charest dans <em>Quelques zones de liberté</em> (L&#8217;instant même, 1995), un recueil d&#8217;entretiens avec Robert Lepage, l&#8217;auteur s&#8217;efface complètement et ne donne à entendre que les réponses aux nombreuses questions qu&#8217;il a posées au metteur en scène. Ne reste que la langue de Brassard, sa pensée, sa version des faits.<span id="more-1739"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;approche a l&#8217;avantage de créer un lien très étroit entre le sujet et le lecteur. Très vite, on est happé par ce récit biographique orchestré comme un roman qui fait la part belle aux frasques de ce créateur aux appétits intellectuels, sexuels et psychotropes apparemment insatiables. On s&#8217;y perd un peu &#8211; Brassard passe facilement, et sans prévenir, d&#8217;une époque à une autre -, mais on a une prise directe sur sa vision du monde et sa perception de son métier.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;ouvrage montre un <em>bum</em> génial, mais ne parvient pas à donner toute la mesure de cet artiste qui a grandement contribué à tirer le théâtre québécois dans la modernité. Sa relation avec Michel Tremblay est racontée de manière transparente, mais on reste sur notre faim quant à sa vision des autres dramaturges qu&#8217;il a fréquentés et auxquels il est revenu pendant toute la durée de sa carrière.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Genet, écrivain capital pour lui, n&#8217;est pas exploré en profondeur. Beckett non plus. Et pourquoi aucune réflexion sur le théâtre gai des années 80, alors que Brassard a aussi mis en scène des pièces de Normand Chaurette et Michel Marc Bouchard? La théâtrographie, bien qu&#8217;instructive, n&#8217;aide pas à distinguer les créations de leurs reprises. Et comme Brassard a monté plusieurs fois un grand nombre de pièces de Tremblay, cette nomenclature peut prêter à confusion.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article d’Alexandre Vigneault paru sur Cyberpresse le 6 mars<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258079-andre-brassard-le-bum-avant-lartiste.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258079-andre-brassard-le-bum-avant-lartiste.php</a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le paradoxe de la femme-mère</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2010/03/09/le-paradoxe-de-la-femme-mere/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 10:04:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[

Trente ans après L&#8217;amour en plus, Élisabeth Badinter jette un nouveau pavé dans la mare avec Le conflit: la mère et la femme. La philosophe française dénonce le retour en force d&#8217;une pensée naturaliste (notamment pro-allaitement) qui remet la mère au service de l&#8217;enfant. Pourfendant ceux qu&#8217;elle appelle les nouveaux réactionnaires &#8211; écologistes radicaux, féministes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/le-conflit/produit-2397802.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1732 alignleft" title="leConflit" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/leConflit.jpg" alt="leConflit" width="80" height="119" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Trente ans après<em> L&#8217;amour en plus</em>, Élisabeth Badinter jette un nouveau pavé dans la mare avec <em>Le conflit: la mère et la femme</em>. La philosophe française dénonce le retour en force d&#8217;une pensée naturaliste (notamment pro-allaitement) qui remet la mère au service de l&#8217;enfant. Pourfendant ceux qu&#8217;elle appelle les nouveaux réactionnaires &#8211; écologistes radicaux, féministes différentialistes -, son livre a suscité des discussions animées lors de sa parution en France. À deux jours de la Journée internationale de la femme, <em>La Presse</em> s&#8217;est entretenue avec l&#8217;auteure.<span id="more-1731"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<strong>Q: Votre livre s&#8217;intitule <em>Le conflit: la mère et la femme</em>. Quel est ce conflit?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
R: Toute femme habitant un pays industrialisé aujourd&#8217;hui se trouve dans un véritable paradoxe. Nous sommes dans une société qui, depuis 30 ou 40 ans, valorise l&#8217;hédonisme. Par ailleurs, quand une femme devient mère, elle est censée faire un virage à 180° et dire: «L&#8217;enfant d&#8217;abord.» C&#8217;est de cette contradiction que vient le conflit. Si c&#8217;est devenu aussi difficile, c&#8217;est aussi parce que les femmes se trouvent devant un marché du travail de plus en plus rude. Et, de l&#8217;autre côté, elles doivent être des «mères parfaites».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<strong>Q: L&#8217;homme n&#8217;est-il pas concerné par ce retour au naturalisme et l&#8217;injonction d&#8217;être un père parfait?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: L&#8217;injonction sur les pères parfaits n&#8217;est pas comparable à celle des mères. On a revalorisé la fusion mère-enfant grâce ou à cause des associations d&#8217;allaitement. De facto, on s&#8217;adresse à la mère et pas au père.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Vous écrivez que l&#8217;allaitement est un droit, mais demandez si le non-allaitement en est encore un. Pensez-vous que l&#8217;on manque d&#8217;équilibre entre ces deux droits?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Allaiter est devenu une question de morale. Je pense que l&#8217;allaitement est une affaire privée, personnelle, intime. Nulle personne ne peut décider pour une femme; il faut au contraire lui faire exercer son libre choix.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Vous comparez les taux d&#8217;allaitement de la France avec ceux d&#8217;autres pays européens. Est-ce que les pressions pour l&#8217;allaitement sont comparables? Pensez-vous que la popularité de l&#8217;allaitement, au Québec notamment, signifie que les Nord-Américaines ont abdiqué?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Je ne sais pas. Ce que je subodore, par contre, c&#8217;est qu&#8217;on est plus sensible à l&#8217;argument naturaliste au Québec qu&#8217;en France. On voit que les courbes d&#8217;allaitement sont plus fortes dans ces pays qu&#8217;en France. Mais je n&#8217;en tire pas de conclusion définitive sur les Canadiennes.</span></p>
<p><strong></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Q: Qu&#8217;est-ce qui vous a inspiré <em>Le conflit</em>?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Je voulais faire le bilan, 30 ans après la publication de <em>L&#8217;amour en plus</em>, parce que j&#8217;étais inquiète. Le premier signe de cette inquiétude est venu en 1998, quand le ministre de la Santé de l&#8217;époque a signé un décret pour interdire toute publicité pour le lait maternisé dans les cliniques. Il ne fallait plus le donner, mais le vendre. Ces signes de pression m&#8217;ont donné envie de voir ce qui se passait tant c&#8217;était contraire, à mes yeux, à la liberté que l&#8217;on devait aux femmes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: <em>Le conflit</em> a suscité des réactions très vives. Est-ce que cela vous a surprise?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Je suis à moitié surprise. J&#8217;ai critiqué des mouvements de pensée qui ont le vent en poupe, comme l&#8217;écologisme; je ne m&#8217;attendais pas à être accueillie avec de grands sourires.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Vous n&#8217;attaquez toutefois pas l&#8217;écologisme en tant que tel&#8230;</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Non, mais quand des femmes politiques se sont élevées contre le livre, j&#8217;en suis restée stupéfaite. Que la représentante d&#8217;Europe écologie (Cécile Duflot, ndlr), qui est une femme moderne, ait pu réagir aussi violemment, j&#8217;en suis restée vraiment étonnée. Dans ce livre, je m&#8217;en prenais à la ministre de l&#8217;Écologie d&#8217;il y a deux ans (Nathalie Kosciusko-Morizet, ndlr), une femme moderne, intelligente, qui avait eu cette idée folle de proposer une taxe sur les couches jetables! Comment peut-on avoir des réflexes aussi régressifs? Comment peut-on d&#8217;abord se préoccuper de l&#8217;état des arbres avant celui des femmes?</span></p>
<p><strong></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Q: Peut-on dire que les jeunes femmes se rendent moins compte des combats à mener, qu&#8217;elles sont moins féministes que leurs aînées?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Je ne sais pas si elles ne se rendent pas compte. Je suis frappée, néanmoins, que de plus en plus de jeunes femmes veuillent arrêter de travailler pendant deux ou trois ans pour s&#8217;occuper de leurs enfants et qu&#8217;elles disent qu&#8217;elles ne veulent pas faire comme leurs mères. C&#8217;est le règlement classique des filles à l&#8217;égard des mères.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Le 8 mars est la Journée de la femme. Quels sont les combats que les femmes doivent encore mener?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: On ne peut parler de l&#8217;égalité des sexes sans égalité des salaires. Le grand combat à mener est dans le privé. Le vrai partage des tâches à la maison, qui n&#8217;est pas du tout obtenu, conditionne la possibilité d&#8217;égalité des salaires. La pression ne doit pas cesser sur les hommes pour qu&#8217;ils partagent cette grande partie de la vie des femmes. C&#8217;est sur l&#8217;État qu&#8217;il faut faire pression, et sur les hommes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Est-ce que vous bénéficiez, en France, d&#8217;une oreille attentive de l&#8217;État sur ces questions?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Avec les crèches, nous ne sommes pas les plus mal lotis en Europe, parce qu&#8217;on peut laisser son enfant tout de suite après le congé de maternité, qui est très court. D&#8217;ailleurs, je trouve que le congé devrait être allongé. Entre un congé de trois mois (la norme en France, ndlr) et un congé d&#8217;un an comme en Scandinavie, je pense qu&#8217;il y a un juste milieu.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :</span></p>
<p>Extrait de l’article d’Anabelle Nicoud publié le 6 mars 2010 sur Cyberpresse</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258034-le-paradoxe-de-la-femme-mere.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258034-le-paradoxe-de-la-femme-mere.php</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Extraits de café : dans la vie comme au café</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 11:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il y a cinq ans, André Carpentier publiait Ruelles, jours ouvrables, dans lequel il relatait ses déambulations dans les ruelles de Montréal. Aujourd&#8217;hui, avec Extraits de cafés, le romancier et professeur de littérature à l&#8217;UQAM poursuit la même démarche en épiant «l&#8217;ordinaire quotidien» des cafés de Montréal.

De ses notes désordonnées, résultat de quelques années d&#8217;observation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Il y a cinq ans, André Carpentier publiait <em>Ruelles, jours ouvrables</em>, dans lequel il relatait ses déambulations dans les ruelles de Montréal. Aujourd&#8217;hui, avec <em>Extraits de cafés</em>, le romancier et professeur de littérature à l&#8217;UQAM poursuit la même démarche en épiant «l&#8217;ordinaire quotidien» des cafés de Montréal.<span id="more-1645"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
De ses notes désordonnées, résultat de quelques années d&#8217;observation, il souhaitait «faire jaillir la lumière, le rire et la vie». Il y réussit plutôt bien. Malgré un fil conducteur un peu flou et certaines redondances, on sent la vie palpiter au gré des heures, des saisons, des humeurs de la météo. S&#8217;il semble répétitif, le quotidien des cafés vibre de mille petites histoires.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Parmi la foule, des gens croqués sur le vif, à qui on arrache quelques minutes de leurs vies. L&#8217;auteur s&#8217;amuse à imaginer les intentions de chacun. Observateur plus ou moins attentif, un brin voyeur, il est tour à tour touché, amusé, agacé. Il se plaît à décrire les jeux de séduction, les oeillades, les faux-semblants.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Parfois apparaissent sur une banquette des personnages «comme les romans croient les inventer». Des personnages issus de la réalité mais «que la littérature a déjà tous prévus»: «Pinocchio, Shylock, Bartleby, Sganarelle, la cousine Bette, tous là, tour à tour, dans leur plénitude!»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais qui sont vraiment ces gens? «Je suis rivé à ma place et suis limité à ma perception, avec ses limites et ses insistances de point de vue», explique-t-il. Le reste, il doit l&#8217;imaginer.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">On en vient à se demander quel jugement il aurait porté sur sa personne s&#8217;il s&#8217;était vu, avec son attirail de professeur, dans un coin retranché du café, observant ses voisins et écoutant les conversations. Peut-être se retrouvera-t-il lui-même dans le livre d&#8217;un autre&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le café se révèle un lieu de solitude et de rencontres, où on choisit de s&#8217;isoler au sein même de la multitude, partageant son désarroi dans le «silence complice» de ses semblables. On sent, au fil des pages, poindre l&#8217;agacement du narrateur envers les piliers de café. Les péroreurs, les gérants d&#8217;estrade, les désoeuvrés oisifs ne trouvent plus grâce à ses yeux.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article de Marie-Claude Girard paru dans Cyberpresse le 29 janvier</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201001/29/01-944288-extraits-de-cafe-dans-la-vie-comme-au-cafe.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201001/29/01-944288-extraits-de-cafe-dans-la-vie-comme-au-cafe.php</a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Josée Bilodeau : onze brèches dans la réalité</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2010/03/01/josee-bilodeau-onze-breches-dans-la-realite/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 09:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>

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		<description><![CDATA[

Josée Bilodeau explore ces brefs moments où on perd ses repères et risque de sombrer dans le tragique ou dans le ridicule. Une forme brève et morcelée qui sied bien à son écriture dense et précise.

Même dans les moments tragiques, on n&#8217;échappe pas au quotidien, aux petits détails qui tuent.

«Cela me plaisait de montrer que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/incertitudes/produit-2378816.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1701 alignleft" title="incertitudes" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/incertitudes.jpg" alt="incertitudes" width="100" height="155" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Josée Bilodeau explore ces brefs moments où on perd ses repères et risque de sombrer dans le tragique ou dans le ridicule. Une forme brève et morcelée qui sied bien à son écriture dense et précise.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Même dans les moments tragiques, on n&#8217;échappe pas au quotidien, aux petits détails qui tuent.<span id="more-1702"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
«Cela me plaisait de montrer que notre vie peut être en train de basculer complètement, et tout ce qu&#8217;on va avoir en tête, c&#8217;est «j&#8217;aurais dû mettre ma robe rouge». C&#8217;est parfois aussi bête ce qui ressort de ces moments-là!» explique Josée Bilodeau, à propos de son nouveau recueil de nouvelles, en librairie depuis cette semaine.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans ces 11 histoires, qui se répondent entre elles, des femmes dans la trentaine et la quarantaine pour la plupart racontent un de ces instants où la vie normale vacille.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ici, une télécommande perdue révèle l&#8217;inévitable rupture avec l&#8217;homme avec qui la narratrice est en train d&#8217;emménager. Là, une partie de soi s&#8217;égare dans les toilettes du TGV. Ailleurs, le geste dur d&#8217;un clochard blesse puis libère des angoisses. Ou un amour meurt et renaît dans un marché mexicain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les voyages précipitent les événements, déstabilisent les personnages. «Ce qui m&#8217;intéressait, c&#8217;était de placer chacune de mes narratrices devant un moment où, tout à coup, le monde devient illisible. Elles ne comprennent pas ce qui se passe. Cela peut donner des conséquences tragiques ou cela peut être juste ridicule.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans son dernier roman, <em>On aurait dit juillet</em>, paru il y a deux ans, on avait remarqué la structure fragmentée du récit, plus proche de la nouvelle que du roman.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cette fois, la forme de la nouvelle s&#8217;est imposée d&#8217;elle-même. «Je suis très admirative de ceux qui font des fresques, des romans-fleuves qui ont beaucoup de souffle. Ça ne marche pas pour moi. J&#8217;ai un esprit de synthèse, un style plus télégraphique parfois. Mais en même temps, j&#8217;aime beaucoup travailler l&#8217;instant.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et c&#8217;est justement l&#8217;affaire des nouvelles que de saisir un instant, une «brèche dans la réalité». Rapidement, en quelques phrases, le ton et l&#8217;atmosphère sont donnés. Dans son dernier roman, Josée Bilodeau avait commencé à introduire des éléments en décalage avec le réel. Cette fois, les ouvertures sur un monde étrange ou inquiétant sont plus marquées.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Que sait-on de ces femmes? Bien peu de choses, à tout le moins sur leurs occupations et apparences. En même temps, elles partagent toutes une certaine «conscience de leur apparence, qui est toujours là, peu importe ce qui se passe autour». Les contours demeurent flous, pour laisser toute la place à l&#8217;intériorité des personnages.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Réviseuse au site internet de Radio-Canada, Josée Bilodeau a publié Kilomètres, un recueil de prose poétique aux Intouchables, en 1999, et le roman La nuit monte, chez XYZ en 2003, avant d&#8217;écrire <em>On dirait juillet</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ces<em> Incertitudes</em> ne sont pas que celles des personnages, mais aussi celles de l&#8217;écrivain au travail, précise-t-elle en début d&#8217;ouvrage. Chose certaine, quelle que soit la réception du livre, elle a beaucoup appris sur son métier en écrivant ce recueil. Elle pourrait même publier les «bloopers», dit-elle, tant elle a enlevé des couches superflues (avant d&#8217;en rajouter de nouvelles)!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article de Marie-Claude Girard publié le 12 février 2010 sur Cyberpresse<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/12/01-948933-josee-bilodeau-onze-breches-dans-la-realite.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/12/01-948933-josee-bilodeau-onze-breches-dans-la-realite.php</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bernard-Henri Lévy pris en flagrant délit</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2010/02/23/bernard-henri-levy-pris-en-flagrant-delit/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 11:18:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[actu]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[

Le petit monde littéraire français a ses lois, ses rites et ses habitudes. Et il est rare qu’on en déroge. Mais, il arrive que cette tranquillité vole en éclats grâce à l’humour de quelques esprits impertinents. C’est ce genre d’incident en forme de canular dont vient d’être victime le très médiatique écrivain Bernard-Henri Lévy. 

Toute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/bernard-henri-levy/produit-1019546.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1719 alignleft" title="bernardHenri" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/bernardHenri.jpg" alt="bernardHenri" width="80" height="127" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Le petit monde littéraire français a ses lois, ses rites et ses habitudes. Et il est rare qu’on en déroge. Mais, il arrive que cette tranquillité vole en éclats grâce à l’humour de quelques esprits impertinents. C’est ce genre d’incident en forme de canular dont vient d’être victime le très médiatique écrivain Bernard-Henri Lévy. <span id="more-1718"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Toute la presse française se préparait depuis des semaines au lancement simultané de deux livres du chef de file des «nouveaux philosophes». Un débat avait été publié dans Le Nouvel Observateur, une entrevue dans L’Express, un portrait signé Christine Angot dans Le Point et une photo à la une de Paris Match. Bref, un lancement rêvé pour deux livres qui ne sont pas vraiment des nouveautés. Le premier, intitulé «De la guerre en philosophie» (Grasset), est une version remaniée d’une conférence et le second, «Pièces d’identité» (Grasset), un recueil de textes et d’entretiens déjà parus. Ils devaient constituer la réponse à ces critiques qui contestent depuis longtemps à cet écrivain polyvalent le titre de philosophe. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Un titre que revendique néanmoins le principal intéressé. BHL est «écrivain, cinéaste, documentariste, chroniqueur», mais «d’abord philosophe», peut-on lire en couverture de l’un des ouvrages. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Voilà pourtant qu’à 48h du lancement, la perspicace journaliste du Nouvel Observateur Aude Lancelin décèle une étrange référence dans «De la guerre en philosophie». Pour critiquer le philosophe Kant, le diplômé de l’École normale supérieure s’appuie sur les travaux de Jean-Baptiste Botul. Cet obscur philosophe français aurait montré «au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence», écrit BHL. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L’ennui, c’est que Jean-Baptiste Botul est un personnage inventé par l’humoriste Frédéric Pagès qui travaille à l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné. Agrégé de philosophie, Pagès a créé de toutes pièces ce faux philosophe sensé n’avoir laissé aucune œuvre officielle. Tout au plus quelques notes de conférences auraient-elles été transcrites, retrouvées ou exhumées par Frédéric Pagès et ses amis regroupés dans L’Association des amis de Jean-Baptiste Botul. Les titres, comme les livres d’ailleurs, ne manquent pas d’ironie: «La Vie sexuelle d’Emmanuel Kant», «Landru, précurseur du féminisme», «Nietzsche ou le démon du midi», «La Métaphysique du mou». Le nom même du philosophe évoque évidemment le botulisme, cette grave intoxication qui peut être due à des charcuteries mal conservées ou, qui sait, à des idées pas trop fraîches&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Une farce connue depuis longtemps</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dès la parution de «La Vie sexuelle d’Emmanuel Kant», en 1999, la farce avait pourtant été éventée. L’année suivante, Jean-François Jeandillou la recensait dans ses «Supercheries littéraires» (Droz). Quelques critiques avaient cherché en vain sur une carte cette Nueva-Königsberg, la colonie allemande du Paraguay où Botul aurait prononcé sa conférence et dont les habitants s&#8217;habillaient comme Kant, mangeaient comme lui et faisaient comme lui une promenade quotidienne!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Rarement pris au dépourvu, Bernard-Henri Lévy a fait contre mauvaise fortune bon cœur. «Je me suis donc laissé prendre», écrit-il, par ce «très brillant et très crédible canular». Il annonce des explications plus complètes dans sa chronique du Point, qui paraîtra vendredi. Sur Canal Plus, il a cependant affirmé avoir «toujours connu ce livre depuis sa parution», le «trouver épatant» et n’avoir appris que ces derniers jours qu’il s’agissait d’un faux.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Impossible, juge Aude Lancelin. «Toute personne qui a lu ce livre a éclaté de rire», a-t-elle déclaré à l’émission «La ligne jaune» du site Internet Arrêt sur image. On y raconte notamment que l’auteur a eu des aventures avec Simone de Beauvoir et Josephine Baker. Il aurait même rencontré Léon Trotsky, Pancho Villa et donné des cours… de tango.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dès sa première parution, le livre avait soulevé le doute de l’excellent chroniqueur du Monde Roger-Paul Droit. «On ne sait rien de rien de Botul», ironisait-il tout en précisant que ces textes étaient présentés par un agrégé de philosophie journaliste au Canard enchaîné «et, comme c&#8217;est étrange, président de l’Association des amis de Jean-Baptiste Botul.»</span></p>
<p><strong><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un prix pour BHL?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les inventeurs du faux philosophe nient avoir tendu un piège à BHL. Frédéric Pagès dit avoir eu vent de la gaffe il y a deux semaines en feuilletant les épreuves du livre. «J&#8217;ai été stupéfait qu&#8217;il n&#8217;ait pas pris la peine élémentaire de vérifier l&#8217;existence de Botul sur Internet, dit-il. Il aurait compris en cinq minutes de quoi il s&#8217;agissait. Cela en dit long sur ses méthodes de travail. Il n&#8217;a probablement pas lu le livre qu&#8217;il cite.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Par sûr non plus que les journalistes de renom qui ont interviewé BHL depuis deux semaines aient lu les livres du nouveau philosophe. «Qu’un seul auteur parvienne ainsi à mobiliser les hebdos appartenant à plusieurs groupes de presse, en dit long sur l’homogénéité sociologique de l’élite des journalistes français», écrit le chroniqueur de Libération, Daniel Schneidermann.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article de Christian Rioux paru sur Le Devoir le 10 février<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/282806/bernard-henri-levy-pris-en-flagrant-delit">http://www.ledevoir.com/culture/livres/282806/bernard-henri-levy-pris-en-flagrant-delit</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Un livre sur le colonel Williams sera publié à l&#8217;automne</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 10:45:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un livre consacré au colonel des Forces armées canadiennes qui a récemment été accusé pour le meurtre de deux femmes et pour l&#8217;agression sexuelle de deux autres sera publié un peu plus tard cette année.

L&#8217;éditeur Random House Canada a annoncé vendredi que Betrayal in Uniform: The Secret Life of Colonel Russell Williams sera disponible en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Un livre consacré au colonel des Forces armées canadiennes qui a récemment été accusé pour le meurtre de deux femmes et pour l&#8217;agression sexuelle de deux autres sera publié un peu plus tard cette année.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;éditeur Random House Canada a annoncé vendredi que<em> Betrayal in Uniform: The Secret Life of Colonel Russell Williams</em> sera disponible en librairie à l&#8217;automne.<span id="more-1706"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Timothy Appleby, un journaliste affecté aux crimes depuis longtemps et correspondant à l&#8217;étranger pour le Globe and Mail, en est l&#8217;auteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans un communiqué de presse, il affirme que Russell Williams semblait représenter tout ce qu&#8217;un militaire de carrière devrait être, et que l&#8217;arrestation du colonel avait bouleversé amis, famille, voisins de même que les Forces armées canadiennes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article paru sur Cyberpresse le 12 février<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/12/01-949257-un-livre-sur-le-colonel-williams-sera-publie-a-lautomne.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/12/01-949257-un-livre-sur-le-colonel-williams-sera-publie-a-lautomne.php</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Romans d&#8217;amour : ah! l&#8217;amour&#8230;</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2010/02/16/romans-damour-ah-lamour/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 13:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[
Voici quelques suggestions d&#8217;histoires d&#8217;amour &#8211; et pas forcément de romans dits d&#8217;amour &#8211; qui ont touché une corde sensible chez nos journalistes.


L&#8217;HISTOIRE DE L&#8217;AMOUR

Nicole Krauss (traduit par Bernard Hoepffer). Gallimard, 356 pages, 2008.

«Quel livre apporterais-tu sur une île déserte?» La question, au mieux, fait sourire. Au pire, elle provoque un soupir agacé. Et puis, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Voici quelques suggestions d&#8217;histoires d&#8217;amour &#8211; et pas forcément de romans dits d&#8217;amour &#8211; qui ont touché une corde sensible chez nos journalistes.</span></p>
<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/l-histoire-de-l-amour/produit-1082851.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1712 alignleft" title="histoireAmour" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/histoireAmour.jpg" alt="histoireAmour" width="80" height="136" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<em><strong>L&#8217;HISTOIRE DE L&#8217;AMOUR</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<em>Nicole Krauss (traduit par Bernard Hoepffer). Gallimard, 356 pages, 2008.</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span id="more-1711"></span><br />
«Quel livre apporterais-tu sur une île déserte?» La question, au mieux, fait sourire. Au pire, elle provoque un soupir agacé. Et puis, un jour, si on lit beaucoup ou que l&#8217;on est très chanceux, on le trouve. L&#8217;effet est semblable à celui d&#8217;un coup de foudre. On en sort ébloui, un peu gêné. Troublé parce que dans le fond, on n&#8217;y croyait pas trop, au coup de foudre. Ainsi<em> L&#8217;histoire de l&#8217;amour</em>, avec ce titre pas possible (et pourtant, au bout du compte, si justifié parce que&#8230; c&#8217;est ça, tout simplement), est-il entré dans ma vie en 2006. Il n&#8217;en est pas sorti. Avec une virtuosité époustouflante, Nicole Krauss livre ici un texte où elle voulait dire «le pouvoir de l&#8217;imagination comme outil de survie, comme consolation». Mission accomplie, à travers un chant à plusieurs voix hanté par la Shoah. Il y a la voix de Leo Gursky, vieil émigré juif polonais, qui a autrefois écrit &#8211; et perdu &#8211; un roman pour sa bien-aimée Alma. Il y a la voix d&#8217;Alma, qui n&#8217;est pas celle du livre perdu, mais d&#8217;une adolescente en deuil de son père. Il y a la voix de Zvi Litvinoff, exilé au Chili et auteur d&#8217;un livre intitulé <em>L&#8217;histoire de l&#8217;amour</em> &#8211; mais en est-il vraiment l&#8217;auteur? Plusieurs styles se côtoient dans ces pages où, pourtant, rien ne se heurte. Tout s&#8217;assemble par magie. On est ébloui quand deux morceaux s&#8217;emboîtent l&#8217;un à l&#8217;autre, révélant un motif inattendu. On est bouleversé quand, au détour d&#8217;une phrase, s&#8217;éclaire tout un pan de destin. Ces pages-là racontent l&#8217;amour. Et provoquent l&#8217;amour.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Sonia Sarfati</span></p>
<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/tours-et-detours-de-la-vilaine-fille/produit-1179706.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1713 alignleft" title="toursDetours" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/toursDetours.jpg" alt="toursDetours" width="80" height="117" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em><strong>TOURS ET DÉTOURS DE LA VILAINE FILLE</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Mario Vargas Llosa. Gallimard, 2006.</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ricardo est à peine pubère à la fin des années 50 quand il rencontre à Lima une belle adolescente qui l&#8217;attire et le repousse. Elle lui dit s&#8217;appeler Lili et parle avec l&#8217;accent du Chili. Il lui fait la cour. Elle résiste. Lors d&#8217;une fête, Ricardo apprend en même temps que tout le monde qu&#8217;elle n&#8217;est pas plus Chilienne que lui. Honteuse, elle disparaît. Ricardo s&#8217;exile à Paris. Il fréquente la diaspora péruvienne où germent des groupuscules rêvant d&#8217;un autre Cuba. Un jour, débarque la camarade Arlette qui n&#8217;est nulle autre que Lili. Ricardo a une brève aventure avec elle, avant son départ pour un camp de formation à La Havane. Les années passent, Ricardo ronge son frein. Et puis, survient une femme élégamment vêtue. Lili est devenue Mme Françoise Arnoux, femme d&#8217;un diplomate français. Au fil des ans, elle sera Mme Richardson, épouse d&#8217;un riche éleveur de chevaux, Kuriko, esclave sexuelle d&#8217;un trafiquant japonais de cornes de rhinocéros, puis enfin Mme Ricardo Somocurcio avant de lui faire faux bond une autre fois pour lui ménager une ultime preuve d&#8217;amour.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Rudy Le Cours</span></p>
<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/le-parc-aux-cerfs/produit-1135893.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1714 alignleft" title="parcCerfs" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/parcCerfs.jpg" alt="parcCerfs" width="80" height="115" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em><strong>LE PARC AUX CERFS</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Norman Mailer (traduction Claude Elsen). Collection 1018, 1956.</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En lisant <em>Le parc aux cerfs</em>, j&#8217;ai pensé à cette boutade du comédien Artie Lange: «On a rompu pour des raisons religieuses; elle ne croyait pas que j&#8217;étais Dieu». Mailer y jette un regard cru, presque cruel sur les relations amoureuses viciées dans une communauté jet-set de Désert d&#8217;Or, genre d&#8217;Hollywood des années 50. Il décrit de façon implacable tout ce que ces relations comportent d&#8217;orgueil, de narcissisme, de solitude, de dépendance, mais aussi de tendresse, de passion et d&#8217;abandon. Malgré ses longueurs, <em>Le parc aux cerfs</em> est rempli de phrases déstabilisantes. «Toute ma vie, j&#8217;ai aimé des idées, dit le narrateur. C&#8217;est ainsi que j&#8217;ai aimé l&#8217;idée d&#8217;aimer ma femme.» On y retrouve le leitmotiv de Mailer: les gens sont difficiles à comprendre, l&#8217;amour aussi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Paul Journet</span></p>
<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/les-oiseaux-se-cachent-pour-mourir/produit-1132186.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1715 alignleft" title="oiseauxMourir" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/oiseauxMourir.jpg" alt="oiseauxMourir" width="80" height="131" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong><em>LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR</em></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Colleen McCullough. Pocket, 1977.</em></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est le Noël de mes 12 ans. Je suis en première secondaire, sans poitrine et loin de mesurer cinq pieds et neuf pouces. Je suis à table avec toute ma famille&#8230; Nous venons de terminer le plat principal et je me fous complètement du dessert, même si c&#8217;est le fameux gâteau moka de ma grand-mère. Je pense juste à me réfugier dans ma chambre pour replonger dans <em>Les oiseaux se cachent pour mourir</em>, saga romantico-familiale de l&#8217;auteur australienne Colleen McCullough. Un amour impossible entre un prêtre ambitieux et une jeune femme dans un ranch, ça ne pourrait pas être plus romantique. Le premier baiser dans le jardin &#8211; quand Ralph de Bricassart découvre que Meggy est devenue une jeune femme -, leurs retrouvailles des plus passionnées sur une île perdue et quand ils se revoient 20 ans plus tard à Drogheda: je pense que c&#8217;est avec<em> Les oiseaux se cachent pour mourir </em>que j&#8217;ai su c&#8217;est quoi avoir des papillons dans le ventre.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Émilie Côté</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :</span></p>
<p>Extrait de l’article paru sur Cyberpresse le 12 février</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/12/01-948899-romans-damour-ah-lamour.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/12/01-948899-romans-damour-ah-lamour.php</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Dumas inédits</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 13:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/?p=1687</guid>
		<description><![CDATA[

Depuis la panthéonisation d&#8217;Alexandre Dumas en 2002, il ne se passe pas d&#8217;année sans que des chercheurs passionnés ne débusquent de ses textes parus dans des revues ou sous d&#8217;autres signatures, mais inédits en volume sous son nom.

L&#8217;année 2009 n&#8217;a pas fait exception avec deux trouvailles. Ali-Pacha (chez Phébus) est une biographie du pacha de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/la-vendee-et-madame/produit-2315555.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1688 alignleft" title="vendeeMadame" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/02/vendeeMadame.jpg" alt="vendeeMadame" width="80" height="125" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Depuis la panthéonisation d&#8217;Alexandre Dumas en 2002, il ne se passe pas d&#8217;année sans que des chercheurs passionnés ne débusquent de ses textes parus dans des revues ou sous d&#8217;autres signatures, mais inédits en volume sous son nom.<span id="more-1687"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;année 2009 n&#8217;a pas fait exception avec deux trouvailles. <em>Ali-Pacha</em> (chez Phébus) est une biographie du pacha de Janina, tyran albanais que Dumas avait dépeint comme le père de Haydée, la femme du Comte de Monte-Cristo ou comme l&#8217;ami de Lord Byron dans <em>Les Aventures de John Davys</em>. Au-delà de cette curiosité, le livre n&#8217;a guère d&#8217;intérêt que pour les fans de l&#8217;écrivain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Il en va autrement de <em>La Vendée et Madame</em> paru en 1833, soit 11 ans avant <em>Les trois mousquetaires</em> sous la signature du général Paul Dermoncourt. En fait, c&#8217;est Dumas qui a rédigé cet épisode singulier d&#8217;un soulèvement vendéen avorté en 1832 grâce aux efforts du général, grand ami du père de l&#8217;écrivain, le général Dumas.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
On retrouve dans ce court texte la verve habituelle du romancier qui sait se faire historien.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article de Rudy Le Cours publié le 5 février 2010 sur Cyberpresse.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/05/01-946638-dumas-inedits.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/05/01-946638-dumas-inedits.php</a></span></p>
]]></content:encoded>
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