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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; biographie</title>
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		<title>André Brassard: le bum avant l&#8217;artiste</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 12:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;une des qualités de la biographie d&#8217;André Brassard que signe le jeune Guillaume Corbeil, c&#8217;est d&#8217;avoir eu la délicatesse de céder les planches à son sujet. Comme l&#8217;avait fait Rémy Charest dans Quelques zones de liberté (L&#8217;instant même, 1995), un recueil d&#8217;entretiens avec Robert Lepage, l&#8217;auteur s&#8217;efface complètement et ne donne à entendre que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/brassard/produit-2378255.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1740 alignleft" title="brassard" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/brassard.jpg" alt="brassard" width="80" height="119" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;une des qualités de la biographie d&#8217;André Brassard que signe le jeune Guillaume Corbeil, c&#8217;est d&#8217;avoir eu la délicatesse de céder les planches à son sujet. Comme l&#8217;avait fait Rémy Charest dans <em>Quelques zones de liberté</em> (L&#8217;instant même, 1995), un recueil d&#8217;entretiens avec Robert Lepage, l&#8217;auteur s&#8217;efface complètement et ne donne à entendre que les réponses aux nombreuses questions qu&#8217;il a posées au metteur en scène. Ne reste que la langue de Brassard, sa pensée, sa version des faits.<span id="more-1739"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;approche a l&#8217;avantage de créer un lien très étroit entre le sujet et le lecteur. Très vite, on est happé par ce récit biographique orchestré comme un roman qui fait la part belle aux frasques de ce créateur aux appétits intellectuels, sexuels et psychotropes apparemment insatiables. On s&#8217;y perd un peu &#8211; Brassard passe facilement, et sans prévenir, d&#8217;une époque à une autre -, mais on a une prise directe sur sa vision du monde et sa perception de son métier.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
L&#8217;ouvrage montre un <em>bum</em> génial, mais ne parvient pas à donner toute la mesure de cet artiste qui a grandement contribué à tirer le théâtre québécois dans la modernité. Sa relation avec Michel Tremblay est racontée de manière transparente, mais on reste sur notre faim quant à sa vision des autres dramaturges qu&#8217;il a fréquentés et auxquels il est revenu pendant toute la durée de sa carrière.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Genet, écrivain capital pour lui, n&#8217;est pas exploré en profondeur. Beckett non plus. Et pourquoi aucune réflexion sur le théâtre gai des années 80, alors que Brassard a aussi mis en scène des pièces de Normand Chaurette et Michel Marc Bouchard? La théâtrographie, bien qu&#8217;instructive, n&#8217;aide pas à distinguer les créations de leurs reprises. Et comme Brassard a monté plusieurs fois un grand nombre de pièces de Tremblay, cette nomenclature peut prêter à confusion.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article d’Alexandre Vigneault paru sur Cyberpresse le 6 mars<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258079-andre-brassard-le-bum-avant-lartiste.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258079-andre-brassard-le-bum-avant-lartiste.php</a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une jeune Québécoise obèse devient une mannequin internationale</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/10/08/une-jeune-quebecoise-obese-devient-une-mannequin-internationale/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 09:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le livre autobiographique Dans ma peau qu&#8217;elle vient de lancer, la mannequin québécoise Isabel Curadeau tente de démontrer que «l&#8217;impossible est toujours possible». Aujourd&#8217;hui âgée de 26 ans, Mme Curadeau pesait plus de 225 livres il y a à peine six ans. Œuvrer dans un domaine où la beauté du corps féminin est mise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1339" title="dansMaPeau" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/dansMaPeau.jpg" alt="dansMaPeau" width="80" height="121" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans le livre autobiographique <a href="http://www.placedulivre.com/dans-ma-peau/produit-2206512.htm" target="_blank"><em>Dans ma peau</em></a> qu&#8217;elle vient de lancer, la mannequin québécoise Isabel Curadeau tente de démontrer que «l&#8217;impossible est toujours possible».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd&#8217;hui âgée de 26 ans, Mme Curadeau pesait plus de 225 livres il y a à peine six ans. Œuvrer dans un domaine où la beauté du corps féminin est mise en évidence lui était alors hors de portée. À 19 ans, elle a donc décidé de maigrir par la seule foi de ses propres moyens, sans entraineur ni nutritionniste. En un an et demi, elle a perdu 60 livres, puis une centaine de livres au total quelques mois plus tard.<span id="more-1338"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans Dans ma peau, elle raconte son parcours, parfois difficile, de son enfance à l&#8217;âge adulte.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabel Curadeau fait la brillante démonstration que, grâce à la volonté et la persévérance, on peut tout accomplir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À l&#8217;adolescence, elle se décrit comme une paresseuse toujours fatiguée et qui n&#8217;aimait pas le sport. Et c&#8217;est justement de ce cercle vicieux qu&#8217;elle a soudainement eu envie de se sortir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il faut «abolir la routine», dit-elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À force d&#8217;exercices physiques, et après avoir modifié son alimentation et sa «façon» de vivre, elle a atteint son but. Elle pose aujourd&#8217;hui pour les plus grands magazines new-yorkais.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabel Curadeau souhaite devenir une source d&#8217;inspiration pour d&#8217;autres jeunes femmes, en les incitant à se «dépasser».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/04/01-908282-une-jeune-quebecoise-obese-devient-une-mannequin-internationale.php" target="_blank">Voir la source</a>. </span></p>
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		<title>Jacinthe Bouchard : Pourquoi dompter ses passions ?</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/10/05/jacinthe-bouchard-pourquoi-dompter-ses-passions/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/10/05/jacinthe-bouchard-pourquoi-dompter-ses-passions/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 16:13:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Spécialisée en comportement animal, Jacinthe Bouchard a parcouru la planète pour dresser toutes sortes de bêtes, dont certaines sont au moins 20 fois plus grosses qu’elle! Elle nous parle de son récit autobiographique Passion animale – Ma vie est un roman d’aventures et de son trépident quotidien. Comment en êtes-vous venue à écrire ce livre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1318" title="passionAnimale" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/passionAnimale.jpg" alt="passionAnimale" width="80" height="116" /> </span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Spécialisée en comportement animal, Jacinthe Bouchard a parcouru la planète pour dresser toutes sortes de bêtes, dont certaines sont au moins 20 fois plus grosses qu’elle!<br />
Elle nous parle de son récit autobiographique <a href="http://www.placedulivre.com/passion-animale/produit-2199758.htm" target="_blank"><em>Passion animale</em> – <em>Ma vie est un roman d’aventures</em></a> et de son trépident quotidien.<span id="more-1317"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment en êtes-vous venue à écrire ce livre ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce sont les Éditions de l’Homme qui me l’ont demandé. Je vois à travers le regard des autres qu’ils pensent que je fais un métier particulier mais, pour moi, c’est du quotidien ! Je suis une passionnée jusqu’au bout des doigts !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous qui avez fait tant de choses et qui êtes allée partout, pourquoi avoir concentré votre histoire autour du Temple des Tigres, en Thaïlande ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai fait le tour du monde, mais je voulais une plate-forme pour le livre. À partir de cette histoire-là, je raconte ce que j’ai vécu ailleurs parce que je voulais vraiment partager un maximum de choses.</span></p>
<p>Ceci dit, l’expérience que j’ai vécue en Thaïlande a été extraordinaire pour moi. J’ai été la seule au monde à avoir été approchée pour aller dans ce lieu tout à fait exceptionnel. Moi, la petite Québécoise !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment votre passion pour le comportement animal s’est-elle dessinée ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je suis une petite fille du quartier Ahuntsic, à Montréal, et je n’ai jamais eu d’animaux quand j’étais petite. Mais, très jeune, je regardais <em>Rintintin, Lassie, Daktari</em>… Et, à huit ans, je savais que, plus tard, j’entraînerais des lions ! Encore aujourd’hui, ma mère pense que j’ai là un bien beau passe-temps et qu’un jour je vais enfin me trouver un vrai métier ! Elle appartient à une autre génération et elle pense que ce n’est pas possible d’aimer son travail !</span></p>
<p>J’ai quand même fait mes études en administration, puis en psychologie, et quand ma passion m’a rattrapée, j’ai quitté le Québec pour suivre des cours parce qu’ici, rien n’existait il y a 20-30 ans dans le domaine du comportement animal. C’était nouveau et j’avais l’impression d’être une martienne !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Lamas, tigres, loups, morses, poules, chiens… Vous pouvez entraînez tous les animaux ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le cerveau fonctionne de la même façon, quelle que soit l’espèce, et les principes d’entraînement sont les mêmes, même si les techniques sont un peu différentes. Mes étudiants entraînent des poissons rouges à sauter dans des cerceaux et, l’an dernier, j’ai entraîné pendant trois semaines une chauve-souris pour qu’on puisse la présenter dans les écoles. Un de mes professeurs a même entraîné une huître à s’ouvrir sur commande et un homard à claquer des pinces ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous entraînez les animaux avec un clicker. Comment est-ce que ça marche, au juste ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le principe du conditionnement est simple. Le clicker est un petit instrument qui fait clic. C’est tout ! Mais il a un son particulier que l’animal n’entend pas tous les jours. Associé à quelque chose de positif, quelque chose que l’animal veut, le clic va bientôt avoir le même effet sur lui que la cloche de Pavlov, et la bête va développer toute une série de comportements simplement parce que, pour elle, clic = biscuit par exemple. Chaque fois qu’elle reproduit un bon comportement, je clique. Et, au bout d’un moment, la bête sait quel comportement va me faire cliquer. Elle va toujours «m’offrir» le comportement en pensant qu’elle peut recevoir un biscuit en échange !</span></p>
<p>N’importe qui peut entraîner n’importe quoi. Par contre, au début, on n’est pas très bon car on ne clique pas au bon moment. Il faut décortiquer les parcelles de mouvement de l’animal et les anticiper pour cliquer.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Avec quel animal avez-vous le plus d’affinités ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Tout le monde me demande ça mais je n’en ai aucune idée ! En ce moment, je suis vraiment dans les poules : avec mes étudiants, je fais des «chicken camps» et je fais des spectacles avec les poules (où on les voit par exemple jouer au poker après une seule journée d’entraînement). La semaine prochaine, je vais entraîner des phoques en Gaspésie, car il faut qu’on leur mette des gouttes dans les yeux…<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment arrivez-vous à ne pas trop vous attacher aux animaux que vous entraînez, surtout quand vous les avez vus naître ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai des enfants et je n’éprouve un amour inconditionnel que pour eux ! J’aime les animaux, mais pas comme mes enfants. Et puis quand je quitte un animal, je sais qu’il sera maintenant plus heureux, entre autres parce que sa relation avec son gardien se sera grandement améliorée.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Votre métier vous a-t-il servi pour… élever vos propres enfants ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mes enfants sont maintenant dans la vingtaine. Ils étaient donc très jeunes quand j’ai appris cette technique du comportement. Mais ça m’a quand même fait réaliser que le principe de renforcement est aussi très positif pour élever des enfants ! Alors oui, j’ai utilisé ces techniques, mais pas avec le clicker </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://7jours.canoe.ca/livres/entrevues/2009/08/31/10695711-7j.html" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Moonwalk</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/11/moonwalk/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 09:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1988, alors qu’il n’avait que 29 ans, Michael Jackson a écrit sa première et unique autobiographie, Moonwalk. Elle vient d’être rééditée en tirage limité et, juste pour la quantité impressionnante de photos qu’elle renferme – dont plusieurs sont inédites –, elle mérite vraiment qu’on se l’arrache. Évidemment, on y apprend aussi toutes sortes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1162" title="moonwalk" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/moonwalk.jpg" alt="moonwalk" width="80" height="110" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
En 1988, alors qu’il n’avait que 29 ans, Michael Jackson a écrit sa première et unique autobiographie, <a href="http://www.placedulivre.com/moonwalk/produit-2200561.htm" target="_blank">Moonwalk</a>. Elle vient d’être rééditée en tirage limité et, juste pour la quantité impressionnante de photos qu’elle renferme – dont plusieurs sont inédites –, elle mérite vraiment qu’on se l’arrache. <span id="more-1163"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Évidemment, on y apprend aussi toutes sortes de choses. Par exemple, qu’il n’y a jamais eu de vraie Billie Jean, que les producteurs de <em>Thriller</em> ne pensaient pas vendre plus de 2 millions de copies de cet album, que Michael apprenait les chorégraphies plus vite que quiconque, qu’il était très complexé par son physique à l’adolescence, que sa première petite amie a été Tatum O’Neal, qu’il ne portait qu’un seul gant tout simplement parce qu’il trouvait ça marrant et différent, qu’il ne s’est jamais douté qu’en s’obstinant à porter des chaussettes blanches, il finirait par lancer une mode, qu’il souffrait souvent de la solitude, qu’il ne s’est jamais fait blanchir la peau, qu’il ne s’est fait retoucher que le nez et le menton (sa petite fossette !), que ce sont des enfants qui lui ont appris à faire le fameux <em>moonwalk</em> et qu’il est incroyablement perfectionniste. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Bref, le roi de la pop se livre avec une candeur surprenante en racontant tout ce qui lui est arrivé d’important entre la formation des Jackson Five et la sortie de l’album <em>Bad</em>. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://7jours.canoe.ca/livres/nouvelles/2009/09/04/10748371-7j.html" target="_blank">Voir la source</a>. </span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Entrevue avec Sophie Thibault</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/08/14/entrevue-avec-sophie-thibault/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Aug 2009 13:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Telle mère, quelle fille ?, voici le face à face étonnant d&#8217;une femme plus grande que nature et de sa fille qui veulent voir un peu plus clair dans leurs obscurités ! Sous forme de journal à deux voix où se trouvent rassemblées les chroniques de leurs bonheurs, de leurs rêves sacrifiés et de leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-980" title="telleMere" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/telleMere.jpg" alt="telleMere" width="70" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0722876" target="_blank"><em>Telle mère, quelle fille ?</em></a>, voici le face à face étonnant d&#8217;une femme plus grande que nature et de sa fille qui veulent voir un peu plus clair dans leurs obscurités ! Sous forme de journal à deux voix où se trouvent rassemblées les chroniques de leurs bonheurs, de leurs rêves sacrifiés et de leurs vérités inavouées. Leurs vies en deux temps, qui se recoupent, qui se tressent, comme en écho. <span id="more-979"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Celle d&#8217;une femme confinée à l&#8217;antichambre de la liberté par plus de 50 ans de sclérose en plaques. Et celle d&#8217;une fille qui se dégage enfin d&#8217;une culpabilité&#8230; paralysante ! Un cœur à cœur littéraire pour faire échec à une certaine génétique du malheur. Un récit touchant, authentique et plein d&#8217;humour, à l&#8217;image de deux femmes résilientes qui auront mis toute une vie pour se découvrir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Atteinte de la sclérose en plaques depuis plusieurs années, Monique Larouche-Thibault nous raconte avec force son destin de femme, d&#8217;épouse et de mère. Sophie Thibault, journaliste et chef d&#8217;antenne, nous fait découvrir avec beaucoup de tendresse sa relation avec cette mère qui n&#8217;était pas toujours facile. Une relation mère-fille remplie d&#8217;obscurité, de non-dits&#8230; mais surtout de beaucoup d&#8217;amour.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sophie Thibault est journaliste et chef d&#8217;antenne au réseau TVA. Son empathie naturelle et son professionnalisme lui ont mérité de prestigieuses reconnaissances publiques.<br />
Monique Larouche-Thibault (1928-2008) a signé de nombreuses chroniques d&#8217;humeur dans un quotidien, des nouvelles pour un magazine hebdomadaire et des sketches dramatiques pour la radio. Elle est aussi l&#8217;auteure de trois romans qui ont été salués par la critique.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai eu la chance de faire une entrevue avec Sophie Thibault. Je vous laisse découvrir un extrait de notre rencontre :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Dans <em>Telle mère, quelle fille ?</em>, vous racontez la relation que vous entreteniez avec votre mère malade. Pourquoi vous et votre mère avez-vous décidé d&#8217;écrire ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous l&#8217;avons fait à la suggestion de Jean Couture. Parce que nous aimons écrire, parce qu&#8217;il nous semblait que notre histoire pouvait provoquer quelque résonance dans les coeurs, parce qu&#8217;on lit rarement le témoignage mi-figue mi-raisin d&#8217;une aînée prisonnière de son corps et d&#8217;une vie en résidence. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans l&#8217;écriture de ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous l&#8217;avons fait à la suggestion de Jean Couture. Parce que nous aimons écrire, parce qu&#8217;il nous semblait que notre histoire pouvait provoquer quelque résonance dans les coeurs, parce qu&#8217;on lit rarement le témoignage mi-figue mi-raisin d&#8217;une aînée prisonnière de son corps et d&#8217;une vie en résidence. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans l&#8217;écriture de ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La mécanique a été ardue&#8230; maman étant paralysée, Jean a dû l&#8217;interviewer souvent, prendre des notes, s&#8217;abreuver à ses textes passés non-publiés. Revisiter mon enfance, mon adolescence et les périodes sombres de mon passé, faire remonter à la surface les douleurs liées à la maladie de ma mère, tout cela a été très éprouvant. Mais thérapeutique, au final.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>En tant que journaliste, avez-vous dû adapter votre style d&#8217;écriture ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Forcément. Délaisser le style journalistique et y mettre de l&#8217;émotion, du sentiment&#8230; beaucoup de moi-même, qui suis habituée de relater les misères d&#8217;autrui.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;espérez-vous avec ce livre ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Toucher les cœurs, provoquer des rapprochements mère-fille, secouer les torpeurs et les émotions figées, faire découvrir une mère hors de l&#8217;ordinaire&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Est-ce facile pour une journaliste habituée à ne pas laisser transparaître ses émotions à l&#8217;écran, de les exprimer par écrit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Paradoxalement, oui. J&#8217;ai beaucoup plus de facilité à exprimer les émotions par écrit que verbalement ! J&#8217;ai été surprise du flot d&#8217;émotions qui se présentaient au fil de la rédaction de notre cœur-à-cœur.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0722876" target="_blank">Lire la suite</a>.</span></p>
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		<title>Rock&#8217;n roll, un portrait de Led Zeppelin</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2009 13:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[François Bon poursuit son cycle d&#8217;exploration mythographique des années 60 et 70 avec Rock&#8217;n roll, un portrait de Led Zeppelin. Un peu de sexe, pas mal de drogue et beaucoup de rock&#8217;n'roll&#8230; Le livre de François Bon au sujet des mythiques Led Zeppelin se lit le volume à bloc. Qu&#8217;est-ce que l&#8217;amateur du groupe y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/01/rockn-roll-un-portrait-de-led-zeppelin.thumbnail.jpg" alt="rock n roll un portrait de Led Zeppelin" /></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">François Bon poursuit son cycle d&#8217;exploration mythographique des années 60 et 70 avec <em><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/rock-n-roll/produit-1865820.htm">Rock&#8217;n roll, un portrait de Led Zeppelin</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un peu de sexe, pas mal de drogue et beaucoup de rock&#8217;n'roll&#8230; Le livre de François Bon au sujet des mythiques Led Zeppelin se lit le volume à bloc. Qu&#8217;est-ce que l&#8217;amateur du groupe y apprend de plus que ce qu&#8217;il avait déjà lu dans les innombrables ouvrages consacrés à la formation britannique ? Bien des choses, bien des détails anodins qui mettent en lumière une époque, un contexte. Des détails qui nous permettent de mieux comprendre comment ces quatre musiciens, et leur entourage immédiat, pouvaient se sentir. <span id="more-645"></span>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai commencé à travailler sur ce livre en 2002, juste après avoir terminé celui sur les Stones&nbsp;&raquo;, précise l&#8217;auteur qui a à son actif plus d&#8217;une vingtaine d&#8217;ouvrages. &laquo;&nbsp;Ce n&#8217;est pas difficile de trouver de la documentation sur Led Zeppelin; par contre, cette documentation ne cesse d&#8217;augmenter au fil des ans, donc ça ne finissait plus, j&#8217;avais toujours une nouvelle source à aller consulter. Il faut juste savoir ce qu&#8217;on cherche. Et avec les années, cette information provient davantage de cercles plus éloignés, de ceux qui ont côtoyé ces personnes à un certain moment de leur vie. Or, ça permet d&#8217;avoir une vision encore plus large et plus précise que les biographies officielles. Moi, je me demande toujours ce qui se passe dans leurs têtes, j&#8217;essaie de focaliser sur des instants. Des petits moments qui permettent de mieux comprendre comment eux pouvaient vivre cette gloire soudaine, avec tous les dérapages que ça implique. Les excès d&#8217;alcool, de coke et d&#8217;héroïne, les accidents, les morts&#8230; S&#8217;il n&#8217;y avait pas eu tous ces excès, auraient-ils pu écrire cette musique-là?&nbsp;&raquo; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;auteur français avait entamé ses portraits des figures sacrées du rock avec <em>Rolling Stones, une biographie</em> (Fayard) en 2002 et <em>Bob Dylan, une biographie</em> en 2007 (Albin Michel). Aujourd&#8217;hui, avec ce livre de 380 pages consacré aux pionniers du hard rock, François Bon a plutôt écrit un portrait de Led Zeppelin, du moins c&#8217;est ce qui est inscrit sur la page couverture. &laquo;&nbsp;J&#8217;étais un peu gêné avec l&#8217;idée de biographie parce que ce sont des gens qui ne sont pas vieux et qui continuent tous de travailler, sauf Bonham, évidemment. Donc, ils ne veulent pas, ni Page ni Plant surtout, revenir sur leur histoire. Ils ne veulent pas donner les clés. Led Zeppelin, c&#8217;est une histoire qui a duré à peine plus de 10 ans, et toutes ces grosses conneries qu&#8217;on leur met sur le dos, c&#8217;est au tout début, et la moitié des concerts eurent lieu durant les trois premières années. Donc, c&#8217;est quelque chose de très bref&#8230;&nbsp;&raquo; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">François Bon se défend d&#8217;être nostalgique, même s&#8217;il y a une certaine part de nostalgie dans <em>Rock&#8217;n roll</em>. Mais un autre livre sur Led Zeppelin était-il nécessaire? &laquo;&nbsp;Pour moi, c&#8217;est très arbitraire. Il y a une grosse documentation sur ce groupe. L&#8217;arrivée du premier disque de Led Zep, je m&#8217;en souviens comme si c&#8217;était hier, pareil pour le second qui correspond à l&#8217;achat de mon premier électrophone. Donc, je reste dans mon jardin et je creuse dedans. C&#8217;est troublant de voir à quel point ces figures d&#8217;hier &#8211; celles qui ont cessé leurs activités ou qui ne sont plus de ce monde &#8211; restent encore vivantes aujourd&#8217;hui en tant que légendes, analyse l&#8217;auteur. Je ne pense pas que des musiciens d&#8217;aujourd&#8217;hui soient ainsi adulés dans le futur. Et je ne pourrais pas faire un livre sur Nirvana car ça ne correspond pas à ma jeunesse. Quand j&#8217;écris sur des groupes avec lesquels j&#8217;ai grandi, je règle des comptes avec moi-même.&nbsp;&raquo; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;section=10&amp;article=61665">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Tant que je serai noire</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 13:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vais vous parler de Tant que je serai noire, de Maya Angelou qui est l’autobiographie d’une femme admirable qui a particulièrement marqué son époque. France-Hélène Bédard de Canoé nous fait part de son avis : « Maya Angelou raconte sa vie riche en rebondissements avec authenticité et sans complaisance. Cette existence dévouée à l’égalité et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: right; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/11/tant-que-je-serai-noire.thumbnail.jpg" alt="Tant que je serai noire" /></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd’hui, je vais vous parler de <em><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/tant-que-je-serai-noire/produit-1814813.htm">Tant que je serai noire</a></em>, de <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/affichage/ficheauteurs.jsp?auteur=Maya%20Angelou">Maya Angelou</a> qui est l’autobiographie d’une femme admirable qui a particulièrement marqué son époque.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2008/09/25/6877331-ca.html">France-Hélène Bédard de Canoé nous fait part de son avis</a> :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">« Maya Angelou raconte sa vie riche en rebondissements avec authenticité et sans complaisance. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cette existence dévouée à l’égalité et à la liberté se distingue par une déterminante implication politique, culturelle et sociale. Son odyssée captivante, qui se situe entre les années 1957 à 1964, raconte ses années effervescentes de l’affirmation des droits des Noirs en Amérique et en Afrique. Il s’agit du deuxième volume de son autobiographie qui en compte cinq. <span id="more-603"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les années relatées ici sont intimement liées aux événements de la vie intellectuelle de Harlem à cette époque. Maya Angelou assure sa survie en chantant et en dansant. En parallèle à cette vie exigeante, elle se consacre à son vrai métier : devenir écrivaine. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La lutte pour les droits des Noirs demeure sa grande passion. Elle y consacrera toute son énergie et son intelligence et sa participation à cette révolution va transformer sa vie personnelle et donner à ces événements chaleur, profondeur et vérité. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À travers les pages de sa biographie, l’auteur relate ses rencontres avec des figures marquantes de cette époque : Martin Luther King, Malcom X, Billie Holiday et plusieurs autres. Elle raconte sur ces personnages plus grands que nature, des anecdotes savoureuses qui leur donnent toute leur humanité. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Maya Angelou élève seule son fils et tente de lui inculquer la fierté, l’autonomie, le respect et l’esprit contestataire. Elle réussit cet exploit malgré la pauvreté et son jeune âge au moment de sa naissance. Son union avec Vusumzi Make, combattant pour les droits des Noirs Africains du Sud, l’entraîne vers d’autres aventures en Afrique. Elle se consacre alors au journalisme. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La qualité littéraire de l’œuvre n’est pas le principal intérêt du livre, qui réside plutôt dans le récit marquant d’une époque de grande lutte sociale à travers lequel Maya Angelou nous raconte avec humilité et modestie les joies et les difficultés de sa vie. Son humanité et ses questionnements nous rendent encore plus attachante cette grande militante.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200810/19/01-30757-une-femme-de-coeur-libre-et-sans-cage.php">Nathalie Petrowski de <st1:personname productid="La Presse" w:st="on">La Presse</st1:personname> a rencontré Maya Angelou</a> :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Maya Angelou habite la 120e rue à Harlem, à un jet de pierre du boulevard Malcolm-X. Sa maison en grès sang-de-boeuf est typique des maisons en rangée du quartier, en cela qu&#8217;elle a connu plusieurs vies, quelques morts et au moins une résurrection. Maya Angelou revient ici aux deux mois, s&#8217;occuper de ses affaires. Le reste du temps, elle habite une vaste maison en Caroline-du-Nord, non loin de l&#8217;Université Wake Forest, où elle enseigne la littérature.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Une assistante vient ouvrir la porte en chêne massif et m&#8217;entraîne dans le vestibule, où la moquette est si épaisse que je pourrais m&#8217;y enfoncer jusqu&#8217;au mollet. Dans le hall, les couleurs explosent sur les murs ornés de dizaines de tableaux aux teintes éclatantes. La maison est cossue, mais chaleureuse et accueillante. Maya Angelou m&#8217;attend au bout de la grande table de la salle à manger. Cette figure imposante de près de six pieds a traversé le XXe siècle avec vigueur et audace, milité auprès de Martin Luther King comme de Malcolm X, lutté pour les droits des Noirs en Afrique-du-Sud avant de se mettre à raconter, sur les conseils de James Baldwin, l&#8217;histoire de sa vie en six volumes, de devenir l&#8217;idole de plusieurs générations de Noirs et la reine incontestée du cœur d&#8217;Oprah Winfrey. Reste que, à 80 ans, cette femme dont l&#8217;anniversaire tombe le jour de l&#8217;assassinat de Martin Luther King et qui a vécu plusieurs vies a de la difficulté à respirer et encore davantage à se mouvoir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La maladie la cloue à son fauteuil et à une bonbonne d&#8217;oxygène. Elle n&#8217;a pas pour autant perdu sa vivacité d&#8217;esprit, son sens de l&#8217;humour ni ce sourire marqué par la douceur et la bonté, deux qualités héritées de sa grand-mère paternelle, le personnage central de son enfance et du premier tome de son autobiographie, <em>Je sais pourquoi chante l&#8217;oiseau en cage</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En lisant ses écrits autobiographiques, impossible de ne pas être frappé par la candeur qui s&#8217;en dégage.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«La candeur, pour moi, c&#8217;est une forme d&#8217;intelligence. Et je ne parle pas d&#8217;un truc intellectuel mais bien d&#8217;une intelligence instinctive et innée. Les Afro-Américains appellent cela le motherwit, l&#8217;intelligence qu&#8217;on a dans le ventre de sa mère. Et puis, être franc, c&#8217;est savoir que, si tu mens, tes mensonges vont te rattraper tôt ou tard. Moi, je veux dire la vérité. Pas les faits. Les faits peuvent parfois nous empêcher de voir la vérité. Plus il y en a, moins on a de chances de se rendre à la vérité. Moi, c&#8217;est la vérité qui m&#8217;intéresse.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce besoin impérieux de dire SA vérité est ce qui a poussé Maya Angelou à raconter, dans le premier volet de son autobiographie, l&#8217;épisode qui a brisé son enfance : son viol à 8 ans par le compagnon de sa mère, viol qui s&#8217;est soldé par un procès où l&#8217;agresseur a été acquitté puis battu à mort par les frères de sa mère. Après le drame, Maya Angelou est retournée, avec son frère Bailey, vivre chez sa grand-mère, qui tenait un magasin général en Arkansas. Pendant six ans, elle a refusé de parler, sauf à son frère.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«C&#8217;est évident que si ce drame n&#8217;était pas arrivé, je serais une autre femme. Laquelle ? Je l&#8217;ignore. Je reviens sur le sujet du viol dans mon nouveau livre, Letter to my Daughter. Vous savez, la tendance, aujourd&#8217;hui, c&#8217;est de dire que le viol n&#8217;est pas un acte sexuel mais un abus de pouvoir commis par un agresseur impuissant. Bullshit. Le viol est d&#8217;abord un acte sexuel, d&#8217;une vulgarité sans nom.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Maya Angelou cesse subitement de parler et sort son appareil pour respirer comme si ce souvenir douloureux venait de lui couper l&#8217;air. Au bout d&#8217;un instant, elle reprend le fil de sa pensée.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Ce que cet événement dramatique m&#8217;a appris, c&#8217;est à pardonner mais non à oublier. Et pardonner m&#8217;a fait le plus grand bien parce que ça m&#8217;a libérée du poids du blâme. Longtemps, je me suis blâmée. Et quand mon agresseur a été battu à mort, par ma faute en quelque sorte, ç&#8217;a été encore pire. C&#8217;est pour ça que j&#8217;ai arrêté de parler. Mais le jour où j&#8217;ai compris que peu importe quelle petite fille il aurait trouvée sur son chemin, il l&#8217;aurait violée, ça m&#8217;a délivrée. J&#8217;ai compris que je n&#8217;y étais pour rien.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La scène du viol, ainsi que les deux autres scènes où l&#8217;agresseur séduit la petite Maya, sont écrites avec une candeur retenue et touchante. Il n&#8217;y a rien de scabreux dans la description et pourtant c&#8217;est à cause de ces passages que <em>Je sais pourquoi chante l&#8217;oiseau en cage</em>, qui a été publié en 1969, est encore banni dans plusieurs États américains.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Ce qui est absurde, c&#8217;est qu&#8217;en même temps que ce livre est banni, il est une lecture obligatoire dans la plupart des universités. En ce qui me concerne, ça devrait être le cas partout et pour tout le monde, surtout pour les enfants, qui devraient être libres de lire ce qui leur chante. Laissez-les prendre d&#8217;assaut les bibliothèques. Aux parents et aux profs de leur expliquer ce qu&#8217;ils ne comprennent pas.»</span></p>
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		<title>La fantastique aventure de Nanette</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 14:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Toute une vie que celle de Nanette Workman, qui se raconte dans la biographie Rock’n Romance, où s’entremêlent ses rêves de mariage de jeune fille, ses épreuves de femme, ses amours, ses trips de musique et de drogue et ses nombreux choix qui l’ont menée jusqu’ici au Québec. De ses débuts dans la ville de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Toute une vie que celle de Nanette Workman, qui se raconte dans la biographie <em><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/nanette-workman-rock-n-romance/produit-1885246.htm">Rock’n Romance</a></em>, où s’entremêlent ses rêves de mariage de jeune fille, ses épreuves de femme, ses amours, ses trips de musique et de drogue et ses nombreux choix qui l’ont menée jusqu’ici au Québec. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De ses débuts dans la ville de Jackson, au Mississippi, où elle a grandi, jusqu’à son départ pour New York, où la jeune fille veut faire carrière et où elle s’acoquine avec des gens des milieux du show-business et mafieux, Nanette nous entraîne dans sa fantastique aventure. <span id="more-561"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Avec elle, on passe aussi par Londres et Paris, où elle a côtoyé les plus grands de la musique tels les Rolling Stones et les Beatles, là aussi où elle a fréquenté les plus beaux mecs, tels Johnny Hallyday, encore néanmoins conjoint officiel de Sylvie Vartan.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais c’est ici au Québec que l’histoire de Nanettte Workman se déroule en grande partie. C’est au Québec que la chanteuse suit aveuglément Tony Roman, de qui elle est très amoureuse, celui qui lui fera connaître ses premiers gros succès professionnels. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est aussi au Québec qu’elle rencontre Michel Pagliaro, Serge Fiori, deux autres grands amours de sa vie. C’est ici aussi que Luc Plamondon l’entraînera sur la route de Starmania.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nanette Workman a au cours de sa vie été violée. Elle a failli mourir en recevant une balle de fusil près de la colonne vertébrale. Elle a mis fin à une grossesse non désirée. Elle a connu maintes ruptures avec les hommes qu’elle aimait. Elle est passée à un cheveu d’une grande carrière mondiale. Elle n’a jamais réalisé le mariage dont elle rêvait étant jeune fille.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle raconte tout ça sous la plume de Mario Bolduc dans Rock’n Romance, paru aux Éditions Libre Expression le 12 novembre.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Malgré tout, aujourd’hui entourée de son fils de 21 ans, de tout l’amour de ses amis, de ses fans, de ses chiens et ses chats, elle n’hésite pas à déclarer que si c’était à refaire, elle ne changerait rien à son fabuleux parcours.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je garde juste les beaux souvenirs, confie-t-elle. Les moins beaux sont moins importants et je les range dans un tiroir comme s’ils n’avaient pas existé.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je n’aime pas pleurer devant les gens, admet la chanteuse en riant. Mais pour raconter mon histoire, j’ai passé au travers une foule d’émotions. J’ai revu mon père (il est décédé), ma mère à l’époque, ma famille. Je me suis parfois mise en colère en me racontant. Mais j’ai aussi eu beaucoup de fun. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«J’avais presque oublié tout ça, poursuit-elle. Mais je veux me rappeler. En fait, ajoute avec humour la chanteuse de 62 ans, je voulais le faire avant d’oublier.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nanette Workman a chanté à New York, Paris, Londres, comme choriste souvent au sein de spectacles de groupe. Elle a travaillé avec Mick Jagger, enregistré plusieurs chansons avec lui et les Stones. Elle a été follement amoureuse de Johnny Hallyday, de qui elle assumait les premières parties de spectacle. Elle l’a suivi dans plusieurs parties du monde. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Avec sa voix et son talent, Nanette aurait pu devenir une star internationale. On le constate à nouveau en lisant Rock’n Romance. Mais ça n’a pas été le cas.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Les trucs qui se sont passés sont du passé, dit-elle. Point final. Ça devait arriver. Je suis exactement là où j’ai choisi d’être. Ces choix étaient les miens et je les assume.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne voulais pas d’une vie compliquée, d’une vie de star où tu es à la merci du public. J’aime les choses simples, faciles. Je ne veux pas être stressée. Je ne veux pas subir trop de pression. Je veux me faire du bien.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Si c’était à refaire, je ne changerais rien du tout, pas un seul petit morceau. Parce que si c’était le cas, ce ne serait plus ma vie. Un tout petit morceau peut tout changer.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les amours de Nanette l’ont menée sur les routes et les scènes du monde. La belle est pourtant aujourd’hui sans amoureux depuis six ans. Elle estime que «les beaux hommes bien» sont nombreux et elle sait les apprécier. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais le gars qui lui fera «retrousser les orteils» devra être bien spécial, admet-elle. Entourée de son garçon de 21 ans, Jesse, qui étudie à l’UQAM en administration et qui fréquente le gym quatre fois par semaine, «un fils bien straight comparé à moi» admet-elle, de sa mère de 84 ans qu’elle visite régulièrement à Jackson, de ses amis, de ses animaux dont 30 chats qui dorment dans la grange, Nanette ne s’ennuie pas. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«J’ai beaucoup d’amour dans ma vie, mais pas de conjoint. Mais comme je dis tout le temps : tout arrive au bon moment. En ce moment je crois que mon corps et ma tête ont inconsciemment choisi la carrière.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il y a dix ans que Nanette Workman songe à écrire l’histoire de sa vie. Mais comme elle le dit souvent, «tout arrive au bon moment». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En temps et lieu. C’est ce que Nanette croit fermement. Il y a dix ans, elle a sorti un livre de photos qui racontait en images l’histoire de sa vie. Cette fois, c’est autre chose. La chanteuse s’est racontée durant un an à l’auteur Mario Bolduc. À raison de trois ou quatre fois par semaine, durant près de quatre heures par session, Nanette s’est confiée. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Avant je n’étais pas prête, dit-elle, et puis… je n’avais pas trouvé Mario Bolduc. Avec lui, ça a cliqué tout de suite. Mario est un vrai auteur et il ne juge pas. Avec lui, je me sentais très à l’aise. J’ai pu m’ouvrir.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Bolduc a aussi fait plusieurs entrevues dans l’entourage de Nanette, mais ce qui a été le noyau du livre est sans contredit les nombreuses lettres que la chanteuse a écrites à sa mère depuis son départ de sa ville d’enfance, Jackson, pour New York en 1964. Beatryce Workman a tout gardé. Un vrai trésor, que Nanette a retrouvé parmi les effets personnels de sa mère quand elle l’a aidée à déménager.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ces lettres signées de sa main servent au récit du livre.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Pour l’auteur et moi, ces lettres sont un cadeau inestimable, admet Nanette. Ça nous a permis une parfaite exactitude. J’ai pu me rappeler précisément où j’étais et à quel moment de ma vie. Ce qu’on a écrit dans mon livre est donc très précis, avec preuves à l’appui.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je racontais tout à ma mère, conclut Nanette, amusée. Bien plus que ce qu’une mère veut vraiment savoir!»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La biographie débute avec le viol dont elle a été victime à l’âge de 19 ans, encore vierge et la tête remplie de rêve de mariage et de famille. Le récit est cru, explicite. Nanette ne pouvait éviter de raconter ce triste épisode dans un grand hôtel de New York. Il a influencé une grande partie de sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Tout ça, c’est mon histoire, confie-t-elle. Je ne pouvais garder pour moi un fait aussi pertinent. Ce passage de ma vie est significatif.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2008/11/07/7339886-jdm.html">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Entrevue avec Julien Brault</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 13:51:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vais vous parler de Julien Brault qui a publié une biographie de Pierre Péladeau, Péladeau, une histoire de vengeance, d’argent et de journaux. Journaliste, Julien Brault s&#8217;intéresse tout particulièrement aux médias et à l&#8217;édition. Notamment collaborateur au magazine Commerce, il occupe maintenant le poste de rédacteur en chef du magazine Livre d&#8217;ici tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/09/peladeau.thumbnail.jpg" alt="Peladeau" /></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd’hui, je vais vous parler de <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Julien%20Brault">Julien Brault</a> qui a publié une biographie de Pierre Péladeau, <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0495693">Péladeau, une histoire de vengeance, d’argent et de journaux</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Journaliste, Julien Brault s&#8217;intéresse tout particulièrement aux médias et à l&#8217;édition. Notamment collaborateur au magazine <em>Commerce</em>, il occupe maintenant le poste de rédacteur en chef du magazine <em>Livre d&#8217;ici</em> tout en tenant une chronique mensuelle dans l&#8217;hebdomadaire <em>Ici Montréal</em>.</span><span id="more-494"></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Une fascination pour les grands entrepreneurs l&#8217;a mené, dans son travail de journaliste, à écrire sur le sujet dans des publications telles que <em>Commerce</em> et à se documenter sur certains d&#8217;entre eux. Finalement, ce fut une conversation avec Normand Lester qui l&#8217;amena à franchir le pas et à commencer la biographie de Pierre Péladeau, ce &laquo;&nbsp;self-made-man&nbsp;&raquo; qui est parvenu à bâtir un empire avec 1 500$.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pierre Péladeau a commencé en affaires avec un prêt de 1 500$ octroyé par sa mère. Il a racheté le <em>Journal de Rosemont</em> en 1950, puis s&#8217;est emparé de quatre autres hebdos en moins de deux ans. Il a par la suite fondé le <em>Journal de Montréal</em> en deux jours et mis sur pied la plus grande imprimerie du monde en quatre décennies. Parti de rien, il a bâti un empire qui s&#8217;étend aujourd&#8217;hui sur trois continents et quelque 17 pays.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nous avons rencontré Julien Brault pour discuter de son dernier livre. Voici un extrait de cette rencontre :</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans une entrevue avec Christiane Charette sur Radio Canada le 30 janvier dernier, vous avez dit que Pierre Péladeau était un comédien. Pouvez-vous nous en dire plus ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Derrière les apparences de personnage mal engueulé que Pierre Péladeau se plaisait à cultiver, se cachait un connaisseur de la psychologie de l&#8217;homme en société. Pierre Péladeau, qui avait étudié la philosophie à l&#8217;Université de Montréal, se vantait d&#8217;ailleurs d&#8217;avoir lu en entier la comédie humaine de Balzac. Tout ça pour dire qu&#8217;il aimait à déceler la motivation profonde des gens et que, pour ce faire, il n&#8217;hésitait pas à recourir à la mise en scène, à jouer la comédie. Également, l&#8217;homme d&#8217;affaires a toujours été attiré par le spectacle, à ce point qu&#8217;avant de devenir propriétaire de journaux et d&#8217;imprimeries, il avait l&#8217;ambition de devenir un grand imprésario. Sa courte carrière d&#8217;imprésario, que je dévoile dans mon livre, s&#8217;est toutefois révélée un échec.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Quel genre de père Pierre Péladeau était-il ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un père absent qui avait du mal à exprimer ses sentiments. Toute sa vie et, plus particulièrement à l&#8217;époque où il a eu ses quatre premiers enfants (ceux issus de son premier mariage), les entreprises de Pierre Péladeau fonctionnaient, mais vu les risques que prenait le nouveau père de famille, sa toute relative fortune de l&#8217;époque était constamment mise en jeu, et il ne quittait que rarement son bureau. Reproduisant le comportement de sa mère avec ses propres enfants, il était incapable de leur exprimer son affection. À la fin de sa vie, il regrettait de ne pas leur avoir consacré plus de temps. À son fils cadet qui, né en 1991, n&#8217;avait alors que cinq ans, il écrivait même des lettres dans lesquelles il lui disait qu&#8217;il l&#8217;aimait.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Comment la famille de Pierre Péladeau a-t-elle réagi à la sortie du livre ?<br />
</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;estime qu&#8217;ils ont réagi relativement bien. Avant sa parution, j&#8217;ai senti que la famille était très sceptique face à mon livre, même si l&#8217;aîné de la famille Érik Péladeau m’&#8217;a accordé une entrevue. Toutefois, je suis persuadé qu&#8217;à la lecture de mon livre, que j&#8217;ai voulu le plus proche de la réalité possible, ils n&#8217;ont pas trouvé le livre-choc diffamatoire que certains d&#8217;entre eux redoutaient peut-être. Ils ont plutôt trouvé un ouvrage honnête dont les vérités ne leur faisaient pas toujours plaisir, mais qui, en définitive, rendait justice à ce que leur père avait été.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>En quoi ce livre se distingue-t-il des autres biographies sur Pierre Péladeau ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le livre que j&#8217;ai écrit sur Pierre Péladeau est le premier à se baser sur une recherche documentaire exhaustive, mais aussi, à relater la vie du personnage en commençant par la prospérité puis la déconfiture financière de son père pour finir avec les héritiers de Pierre Péladeau. D&#8217;autres livres pertinents ont été écrits, comme celui de Colette Chabot (lui aussi réédité sous la bannière Québec Loisirs) sorti bien avant que Quebecor devienne l&#8217;empire qu&#8217;on connaît aujourd&#8217;hui et celui de Bernard Bujold, dernier adjoint de l&#8217;homme d&#8217;affaires, qui a quant à lui raconté la dernière décennie de la vie de son ami et patron. J&#8217;ai eu la chance de bénéficier du témoignage de ces deux auteurs, qui avaient très bien connu Pierre Péladeau. Quant à moi, je ne l&#8217;ai jamais rencontré. Enfin, j&#8217;estime que cette distance m&#8217;a permis d’aborder sa biographie avec objectivité.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Julien%20Brault">Lire l’entrevue au complet</a>.</span></p>
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		<title>Entretien avec Hubert Reeves</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 14:24:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Françoise Monier du magazine Lire de juillet / août 2008 a rencontré Hubert Reeves, auteur de Je n’aurai pas le temps. Je vous propose un extrait de cette entrevue : « Quand est née votre vocation scientifique? Le jour où mon père est rentré à la maison avec les douze volumes de l&#8217;Encyclopédie de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/08/je-naurai-pas-le-temps.thumbnail.jpg" alt="Je n'aurai pas le temps" /></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Françoise Monier du magazine Lire de juillet / août 2008 a rencontré <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Hubert%20Reeves">Hubert Reeves</a>, auteur de <em><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0336292">Je n’aurai pas le temps</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je vous propose un extrait de cette entrevue :<span id="more-465"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">« <strong>Quand est née votre vocation scientifique? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le jour où mon père est rentré à la maison avec les douze volumes de l&#8217;Encyclopédie de la jeunesse. Ces livres m&#8217;ont tout de suite donné envie de tout connaître, de courir le monde. Dans les encyclopédies, tous les sujets sont abordés : l&#8217;exploration des abysses, celle du cosmos, la vie des termites et celle des bonobos. On peut toujours y ajouter des pages. D&#8217;ailleurs, chez moi, la curiosité est une seconde nature. Ou peut-être la première. D&#8217;où le titre de mon livre, tiré d&#8217;une chanson de Pierre Delanoë : «Même en cent ans, je n&#8217;aurai pas le temps de visiter toute l&#8217;immensité d&#8217;un si grand univers.»</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Votre grand-père était fermier, votre père, petit employé. Mais dans les familles québécoises on accordait une grande importance à l&#8217;éducation scolaire. Vous dites avoir étudié avec plaisir la littérature. Qu&#8217;est-ce que cela apporte à un astrophysicien d&#8217;avoir lu Homère et Shakespeare?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Heureusement, un homme ne se réduit pas à sa profession. Mon frère aîné, André, me parlait des textes qu&#8217;il découvrait, parmi lesquels, justement, Homère et Shakespeare. Cela me donnait envie de les approcher à mon tour. Faire ses humanités avant de choisir son métier permet d&#8217;accéder à un univers culturel si riche que la vie entière ne suffit pas à l&#8217;épuiser. Je ne me suis jamais ennuyé en compagnie des grands auteurs qui furent les compagnons de mon adolescence et qui le sont encore. Avec eux, j&#8217;ai touché à toutes les disciplines au lieu de n&#8217;être que le spécialiste des atomes et des galaxies. Être à la fois historien du cosmos et avoir beaucoup de repères terrestres permet de bien se situer. Or les grandes œuvres, qu&#8217;elles soient de la littérature, de la peinture ou de la musique, renforcent le sentiment d&#8217;appartenance à l&#8217;humanité, bien au-delà des nationalismes. Que l&#8217;humanité soit capable de tout cela me pousse aujourd&#8217;hui à m&#8217;investir pour que l&#8217;aventure humaine ne s&#8217;achève pas.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Malgré tout, ce sont les mathématiques qui vous ont fasciné. Vous insistez non seulement sur leur importance, mais sur leur «beauté»&#8230;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je n&#8217;ai pas résisté aux charmes des mathématiques, de leurs concepts, des théorèmes qui décrivent si bien une réalité. Les autres disciplines qui m&#8217;intéressaient avaient trait à la nature, mais on n&#8217;y maniait pas &#8211; à l&#8217;époque &#8211; des équations. En plus, celles-ci résultent de connaissances qui remontent à l&#8217;Antiquité. Elles passent de génération en génération, et les legs successifs ne les détériorent jamais. Au contraire, ils les enrichissent. Tout est dit en quelques lettres et quelques chiffres. Visuellement, c&#8217;est esthétique comme l&#8217;écriture chinoise ou la calligraphie arabe. Ce sont les mathématiques qui, au moment de me décider pour une carrière, m&#8217;ont fait choisir l&#8217;astrophysique. Malgré tout, quand j&#8217;ai annoncé mon choix à ma famille, mon père m&#8217;a dit : «Ce n&#8217;est pas avec ça que tu vas gagner ta vie.»</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelles sont les motivations des chercheurs ? La gloire, l&#8217;argent, la quête de la vérité ou la lutte contre l&#8217;angoisse ? Ou, comme vous l&#8217;écrivez dans votre livre, parce que ce genre de travail aide à vivre pleinement ? </span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour moi, cela vient de ma curiosité insatiable. En savoir toujours davantage sur les sujets qui m&#8217;intéressent. Cela exige de se donner les moyens de comprendre, donc d&#8217;entreprendre des études longues, de mener les recherches nécessaires pour ajouter une page, un chapitre aux connaissances précédentes. Certes, ça aide à vivre. Il y a deux sortes d&#8217;astronomes : celui qui laboure son domaine, passe son temps à remplir des formulaires. Et celui qui répond, quand on l&#8217;interroge sur ce qu&#8217;il attend comme résultat : si je le savais, je ne poursuivrais pas ma recherche. Mais la vie ne peut se résumer au travail. Vivre pleinement exige des talents d&#8217;équilibriste. C&#8217;est souvent mission impossible.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Vous racontez votre ahurissant voyage en URSS, où la bureaucratie soviétique essaie de vous empêcher de voir la misère des laboratoires de physique et d&#8217;astrophysique.</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;avais l&#8217;occasion de visiter ce pays gigantesque qui avait réussi à envoyer, avant l&#8217;Amérique, un homme dans l&#8217;espace. Je me posais une question essentielle : comment les Russes ont-ils pu envoyer des satellites en orbite, alors que leur pays avait été détruit de fond en comble par la guerre. J&#8217;ai vu des laboratoires lamentables, des chercheurs désolés. Plus tard, j&#8217;ai appris que l&#8217;URSS avait deux sortes de labos : ceux que j&#8217;ai vus, réduits à la portion congrue, et ceux de l&#8217;armée, super-équipés, où travaillaient les meilleurs savants, et, après 1945, des Allemands de haut niveau. Je ne pensais pas qu&#8217;on pouvait obliger des gens à travailler pour un régime qu&#8217;ils rejetaient. Et je sous-estimais le fort sentiment nationaliste russe.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pourquoi dites-vous qu&#8217;il faut enseigner pour mieux comprendre ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parce qu&#8217;il faut que l&#8217;énoncé soit clair pour bien le concevoir. Cela oblige à connaître son sujet à fond, à devenir son propre avocat du diable pour parer à toute objection. Et puis, quand on maîtrise la situation, il faut passer à autre chose, pour ne pas rabâcher toute sa vie le même sujet.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Vous avez toujours accepté de faire des conférences pour des publics non spécialisés. D&#8217;ailleurs vous y excellez. Est-ce le souvenir de votre grand-mère conteuse qui vous motive ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est justement ce public qu&#8217;il est intéressant de rencontrer. Il ne demande qu&#8217;à apprendre. Il a envie d&#8217;écouter. Je m&#8217;en suis rendu compte quand, pour enrichir les soirées de nos vacances familiales, j&#8217;improvisais des séances d&#8217;initiation à l&#8217;astronomie. Très vite, j&#8217;ai dû mieux les préparer. Insensiblement, je passais de l&#8217;amateurisme à une implication quasi professionnelle. Avec une satisfaction et un plaisir intacts. Raconter l&#8217;histoire des étoiles, évoquer la force de la vie, mais aussi notre fragilité, sans hermétisme, avec des images qui parlent même à ceux qui n&#8217;ont pas de culture scientifique, c&#8217;est devenu une obligation morale. Ma grand-mère conteuse voulait nous distraire et nous faire rêver. Ce que je raconte vise à cela et même davantage. Diffuser le savoir auquel on a la chance d&#8217;accéder, c&#8217;est le partager. En démocratie, c&#8217;est respecter les citoyens qui veulent s&#8217;informer pour mieux comprendre les enjeux du monde actuel.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=52561/idR=201/idG=8">Lire l’entrevue au complet</a>.</span></p>
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