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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; Entrevue d&#8217;auteur</title>
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		<title>Janette Bertrand : observer le genre humain</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 21:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment retrouve-t-on le goût de vivre? Une grande question avec laquelle Janette Bertrand a décidé de jongler et de s&#8217;amuser avec son deuxième roman, Le cocon. Car entre le désespoir et le bonheur, il n&#8217;y a souvent qu&#8217;un tout petit pas à faire vers l&#8217;autre. «Je voulais prendre le suicide par l&#8217;autre bout de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1409" title="cocon" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/cocon.jpg" alt="cocon" width="80" height="120" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Comment retrouve-t-on le goût de vivre? Une grande question avec laquelle Janette Bertrand a décidé de jongler et de s&#8217;amuser avec son deuxième roman,<em> <a href="http://www.placedulivre.com/le-cocon/produit-2232428.htm" target="_blank">Le cocon</a></em>. Car entre le désespoir et le bonheur, il n&#8217;y a souvent qu&#8217;un tout petit pas à faire vers l&#8217;autre.<span id="more-1408"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je voulais prendre le suicide par l&#8217;autre bout de la lorgnette. Comment un homme qui nage dans un complet désespoir peut-il retrouver le goût de vivre?» explique l&#8217;auteure, qui après son autobiographie, Ma vie en trois actes, avait offert un tout premier roman, <em><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0421840" target="_blank">Le bien des miens</a></em>, en 2007.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour mettre fin à ses souffrances, il se jette devant l&#8217;autobus que conduit Nicole, une femme au coeur gros comme la main et aux réflexes assez aiguisés pour freiner en douceur. À défaut de se retrouver au ciel près des siens, André atterrit au Cocon, le surnom d&#8217;une coopérative du Faubourg à m&#8217;lasse, sous l&#8217;aile protectrice de Nicole.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Le cocon, c&#8217;est un autre mot pour dire famille. Les gens de la coop se sont recréé dans cet espace une famille avec ses propres règles. Une famille dont André pourrait devenir le père», poursuit Janette Bertrand.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans cet édifice modeste où les galeries se touchent pour mieux s&#8217;épier, André découvre un univers en soi qui attendait justement l&#8217;arrivée d&#8217;un homme comme lui.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Pour quelqu&#8217;un comme André qui veut se suicider, il y a surtout ce désir d&#8217;arrêter de souffrir. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre issue. Mais parfois, dans la vie, il y a des portes qui s&#8217;ouvrent, quand ce n&#8217;est pas un autobus qui passe!» ajoute en riant Janette Bertrand, qui travaille ces jours-ci à l&#8217;écriture d&#8217;un conte pour enfants qui devrait être publié l&#8217;an prochain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À la coop, les personnages masculins, qui sont de plusieurs générations, ont tous un point en commun: ils sont malheureux alors que la solution à leurs problèmes est à portée de main, quand elle n&#8217;est pas tout simplement dans l&#8217;appartement voisin. Des hommes comme le jeune Guillaume, qui aime mieux lever des haltères que de s&#8217;occuper de sa fille, ou encore Roméo, qui parle à sa femme défunte comme si elle était encore là.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«J&#8217;aime observer le genre humain, je ne juge personne «, souligne l&#8217;auteure de 84 ans, qui dit s&#8217;être bien amusée avec cette galerie de personnages qu&#8217;elle qualifie de «haut en couleurs». «J&#8217;ai toujours aimé mélanger le comique avec le dramatique, je le faisais déjà à l&#8217;époque de<em> L&#8217;amour avec un grand A</em>.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :</span></p>
<p>Extrait de l’article de Geneviève Turcot paru dans cyberpresse le 14 novembre 2009</p>
<p><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200911/14/01-921769-janette-bertrand-observer-le-genre-humain.php" target="_blank">Voir la source </a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Frédéric Beigbeder: grandis un peu, mon garçon&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 09:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Frédéric Beigbeder a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1365" title="romanFrancais" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/romanFrancais.jpg" alt="romanFrancais" width="80" height="127" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Frédéric%20Beigbeder.htm" target="_blank">Frédéric Beigbeder</a> a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est <em><a href="http://www.placedulivre.com/un-roman-francais/produit-2205522.htm" target="_blank">Un roman français</a></em>, paru il y a un mois à Paris dans une forte odeur de controverse.<span id="more-1364"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelle étiquette lui donner ? Enfant terrible des lettres françaises ? Égoïste romantique ? Dandy pessimiste ? Hédoniste frimeur et narcissique ? Bourgeois canaille et iconoclaste ? Pendant que j&#8217;attends Frédéric Beigbeder dans le hall de l&#8217;hôtel Germain, où il vient de poser ses valises, je jongle avec les formules et les qualificatifs. Depuis le temps qu&#8217;il fait parler de lui dans la presse sérieuse comme dans la presse «pipole», on a collé sur le grand front de Frédéric Beigbeder toutes les étiquettes possibles et imaginables. Elles flottent encore dans l&#8217;air du temps, mais avec la parution d&#8217;un neuvième roman marqué par le sceau de la culpabilité et de la contrition, leur encre forte semble un brin délavée. <em>Un roman français</em>, une œuvre hautement autobiographique, annonce en effet l&#8217;avènement d&#8217;un nouveau Beigbeder qui, à 44 ans, semble avoir décidé de se ressaisir et de transformer l&#8217;adolescent noceur en lui en adulte mature, responsable et vacciné. A-t-il changé autant que son roman le laisse entendre ? C&#8217;est ce qu&#8217;on va voir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il arrive. Longue liane de plus de six pieds, corps filiforme, voix douce, bonnes manières, sourire engageant. Après m&#8217;avoir serré la main, il m&#8217;annonce qu&#8217;il a trop picolé la veille avec Kate Moss, son mec, Sean Lennon, et sa «nana canon», et que par conséquent il ne boira que&#8230; du vin blanc. Vous buvez encore ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Évidemment, qu&#8217;est-ce que vous croyez ?»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il ne s&#8217;agit pas de ce que je crois, mais de ce que j&#8217;ai lu, notamment à la page 203 de son roman. Évoquant son frère Charles, titulaire de la Légion d&#8217;honneur, marié à la même femme depuis 30 ans, père de trois enfants, abonné à la messe du dimanche et bon ami de Sarkozy, Beigbeder écrit : «Mon frère monogame serait-il plus heureux que moi ? Je constate que la vertu et la foi semblent lui procurer plus de bonheur que mon hédonisme et mon matérialisme. Je jouis la nuit en prenant des airs supérieurs sans voir que je suis le plus bourgeois des deux.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le paragraphe me semble révélateur d&#8217;une aspiration à une vie plus saine et lucide, non ? Eh bien, non ! Malgré tout le bien que Beigbeder écrit au sujet de son frère, il ne changerait de place avec lui pour rien au monde. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne pense que je pourrais vivre la vie de mon frère. Et quand je mets en opposition sa Légion d&#8217;honneur avec ma garde à vue, le contraste entre nos vies ne m&#8217;afflige pas. Au contraire. Il me fait rigoler.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La Légion d&#8217;honneur du grand frère et l&#8217;arrestation simultanée de son cadet ne sont en réalité qu&#8217;un prétexte pour permettre à Beigbeder de faire ce qu&#8217;il n&#8217;avait jamais osé faire auparavant : plonger dans son passé pour raconter une enfance riche, douce et dorée, ternie par le divorce de ses parents au début des années 70 alors qu&#8217;il avait 7 ans. Et en filigrane de cette enfance française, vécue entre «la bourgeoise excentrique de papa» et «la noblesse fauchée de maman», Beigbeder dessine le portrait d&#8217;une France qu&#8217;il décrit comme «un pays suicidé qui a réussi à perdre deux guerres en faisant semblant qu&#8217;il les avait gagnées et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand il écrit, Beigbeder est dur et cassant à l&#8217;égard de sa mère patrie. Dur et critique envers lui-même aussi. Mais en entrevue, tout devient plus flou, mou, sinueux, comme quelqu&#8217;un qui suit le courant et qui peut aussi bien dire tout et son contraire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cette souplesse extrême explique peut-être pourquoi Beigbeder a accepté que son éditeur retranche de son livre un passage particulièrement virulent où il réglait ses comptes avec Jean-Claude Marin, le procureur qui a sans raison prolongé sa garde à vue de 24 heures, le même procureur qui vient de traduire l&#8217;ex-premier ministre Dominique de Villepin en justice au sujet d&#8217;une campagne de dénigrement qu&#8217;il aurait orchestrée contre Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Me battre pour trois pages, je n&#8217;en voyais pas l&#8217;intérêt. Et puis, la façon dont j&#8217;ai reformulé les choses en écrivant que je n&#8217;avais malheureusement pas le droit d&#8217;écrire tout le bien que je pensais de Jean-Claude Marin est meilleure. Au lieu de donner dans la violence outrageante, j&#8217;ai préféré l&#8217;hypocrisie littéraire. Je pense que j&#8217;ai eu raison.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Chose certaine, cette affaire de censure s&#8217;est avérée un formidable coup de pub pour le roman. Et comme la décision de couper le passage incriminant a été prise à la dernière minute alors que des exemplaires non censurés avaient déjà été envoyées aux médias &#8211; qui se sont empressés de publier le passage controversé -, Beigbeder a gagné sur tous les fronts. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après des critiques pour la plupart favorables et des ventes qui ont vite grimpé et l&#8217;ont mis en tête des palmarès, la rumeur publique l&#8217;envoyait parmi les finalistes du prix Goncourt. Il n&#8217;en fut rien. Beigbeder ne s&#8217;est même pas rendu au premier tour. S&#8217;il est déçu, il ne le laisse pas voir et se rabat sur sa nomination au prix Renaudot.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Vous savez, les prix servent surtout à révéler les jeunes talents qui en ont besoin plus que moi. Moi, je suis connu et je n&#8217;ai aucune difficulté à vendre mes livres, alors que je sois en nomination ou non pour le Goncourt, ça ne change pas grand-chose pour moi.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Plus je l&#8217;écoute et plus j&#8217;ai l&#8217;impression que le Beigbeder nouveau est en réalité le même vieux Beigbeder, mais un peu plus calme et un peu mieux dans sa peau qu&#8217;avant.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il confirme qu&#8217;il se sent effectivement mieux dans sa peau et que tout compte fait, son séjour en prison lui été, d&#8217;une certaine manière, bénéfique. Enfin, il ne le dit pas aussi clairement, mais il admet que l&#8217;idée d&#8217;aller sniffer de la cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler était à la fois un geste d&#8217;ado attardé, mais aussi une sorte d&#8217;appel</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je crois que j&#8217;avais envie qu&#8217;on me dise : grandis un peu, mon garçon. Envie de me faire rappeler à l&#8217;ordre. Ça tombait bien puisque l&#8217;État français est un État foncièrement paternaliste qui cherche à vous protéger de vous-même. Comme je l&#8217;ai écrit, la grande différence entre la génération de mes parents et la mienne, c&#8217;est que dans leur jeunesse, les libertés augmentaient. Durant la mienne, elles n&#8217;ont fait que diminuer.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Son bref séjour en prison, qui s&#8217;est soldé par une amende et une injonction thérapeutique l&#8217;obligeant à consulter une psy, a fait de lui, temporairement du moins, un ardent détracteur des prisons françaises qu&#8217;il décrit comme moyenâgeuses, inhumaines et dégradantes, surtout le Dépôt où il a été enfermé. Étrangement, depuis la parution de son roman, certaines cellules du Dépôt ont été rénovées et pourvues de toilettes et de lits. Coïncidence ? Il ne saurait le dire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Farouchement anti-Sarkozy même si Carla Bruni fut autrefois une amie, il a tout de même assisté à la remise de la Légion d&#8217;honneur à son frère par le président, quelques jours seulement après sa garde à vue. Il n&#8217;a pas profité de l&#8217;occasion pour se plaindre à Sarko de sa détention. Il ne lui a d&#8217;ailleurs pas serré la main. Il s&#8217;est contenté de rester en retrait dans la salle des Fêtes à l&#8217;Élysée, puis, se tournant vers une fenêtre embuée par le froid, il y a tracé un grand A pour Anarchie. Ce geste rebelle et romanesque est consigné dans son roman. Comme l&#8217;est tout ce qu&#8217;il raconte, preuve qu&#8217;il n&#8217;y a pas de nouveau Beigbeder : seulement un écrivain qui semble vivre pour mieux pouvoir raconter sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/09/01-910270-frederic-beigbeder-grandis-un-peu-mon-garcon.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Entrevue avec Louise Lacoursière</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 15:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman québécois]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de Louise Lacoursière, auteure entre autres de Lunes bleues. Depuis 2002, Louise Lacoursière se consacre à sa carrière d&#8217;écrivaine et à l&#8217;animation culturelle. Un travail de recherche exhaustif l&#8217;a amenée à écrire trois romans inspirés de la vie d&#8217;Anne Stillman McCormick, philanthrope américaine surnommée &#171;&#160;la reine de la Mauricie&#160;&#187;. Cette trilogie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1361" title="lunesBleues" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/lunesBleues.jpg" alt="lunesBleues" width="70" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de <a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Louise Lacoursière&amp;noCentreDeChargeCourant=1" target="_blank">Louise Lacoursière</a>, auteure entre autres de <em><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0734866" target="_blank">Lunes bleues</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Depuis 2002, Louise Lacoursière se consacre à sa carrière d&#8217;écrivaine et à l&#8217;animation culturelle. Un travail de recherche exhaustif l&#8217;a amenée à écrire trois romans inspirés de la vie d&#8217;Anne Stillman McCormick, philanthrope américaine surnommée &laquo;&nbsp;la reine de la Mauricie&nbsp;&raquo;. Cette trilogie a été encensée et maintes fois récompensée.<span id="more-1360"></span></span></p>
<p>L&#8217;auteure a également rédigé <em>Roland Leclerc, par-delà l&#8217;image</em> en 2007. Avec <em>Lunes bleues</em>, elle signe sa première œuvre de fiction pure.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Lunes bleues, c’est l’histoire de Sophie Richard, une battante imaginative, une femme de carrière et la P.-D.G. fondatrice des Entreprises G. E. S. On sollicite sa créativité et son efficacité pour l&#8217;organisation de conférences, de points de presse, de colloques et de lancements. Elle collectionne les succès professionnels au même rythme que les amants. La mi-trentaine lui sied bien. Rien ni personne ne semble lui résister jusqu&#8217;au jour où, terrassée par un étrange malaise, elle se voit confrontée à un révoltant verdict : tumeur au cerveau. Sous le choc, elle exige deux semaines de répit avant la poursuite des investigations médicales.</span></p>
<p>Sophie n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête : fuir. Fuir famille, amis et collaborateurs, qui n&#8217;ont d&#8217;admiration que pour sa vivacité d&#8217;esprit et son humour, fuir son monde de sophistication. Pour aller où ? La Côte d&#8217;Azur s&#8217;impose. Un endroit confortable et familier. Se perdre dans l&#8217;anonymat de la foule sans renoncer au glamour de son existence lui paraît la solution idéale.</p>
<p>Mais après quelques jours à s&#8217;étourdir dans les bars de Saint-Tropez, Sophie prend conscience de la futilité de sa dérobade. Son mal-être la rattrape. Pourquoi attendrait-elle l&#8217;inexorable dégradation de son corps ? Pourquoi ne pas en finir maintenant ? Au moment de se lancer dans le vide du haut d&#8217;une montagne, ses jambes flanchent et elle s&#8217;effondre sur le rebord de la falaise. Son visage effleure de jeunes pousses de mimosa à la fragrance entêtante. Le vent soulève ses cheveux. Les aiguilles d&#8217;un pin chatouillent son visage. Tant de sensations ignorées, concentrées en cet instant&#8230; Sophie prend conscience qu&#8217;elle ne peut quitter cette Terre avant de s&#8217;être réappropriée ces trésors sacrifiés à l&#8217;autel du travail et de la superficialité. Elle choisit de se réfugier dans un gîte déniché au hasard de la route. Avec elle, un seul autre visiteur : Phillip. Cet Américain séduisant cache également ses tourments. Il est toujours en deuil de sa femme, décédée trois ans plus tôt. Le petit village de Saint-Martin-de-Castillon deviendra le témoin de la renaissance de ces deux écorchés, qui y feront un grand voyage au cœur de l&#8217;émotion, de la sensualité, de l&#8217;amour.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai eu la chance de réaliser une entrevue avec l’auteure. Découvrons un extrait.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Pourquoi avez-vous choisi le titre « Lunes bleues » ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour être bien honnête, j&#8217;ai accepté avec enthousiasme la suggestion de mon éditrice. Sophie Richard se passionne pour l&#8217;astronomie. Les mois de notre calendrier grégorien varient de 28 à 31 jours alors que le mois lunaire compte 28 jours. Forcément, il arrive un moment où on observe deux pleines lunes au cours d&#8217;un même mois, un phénomène rare. On a donné à la deuxième le nom de lune bleue.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La rencontre de Sophie et de Philippe et l&#8217;intensité de leur relation relèvent de la même rareté. En outre, chacun d&#8217;eux s&#8217;offre une deuxième chance. Voilà pour l&#8217;analogie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>En quelques mots, comment décririez-vous votre héroïne Sophie ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sophie Richard est une battante, une carriériste, une femme d&#8217;affaires à la tête d&#8217;une entreprise d&#8217;organisation d&#8217;événements, qu&#8217;elle a fondée et développée à force de travail, de persévérance et d&#8217;ingéniosité. Faiblesse et sentimentalité n&#8217;ont aucune place dans sa vie. À la mi-trentaine, elle collectionne et évalue ses amants au même titre que ses succès professionnels. La performance, voilà ce qui lui importe, jusqu&#8217;au jour où son corps flanche. Un bien mauvais tour de destin. Une fois de plus, sa détermination se manifeste lorsqu&#8217;elle exige de son médecin un délai de deux semaines avant d&#8217;entreprendre tout traitement ou intervention. Elle s&#8217;enfuie sur la Côte d&#8217;Azur, la seule destination où elle s&#8217;était permis de s&#8217;évader quelques jours de temps à autre. Pour mieux s&#8217;y retrouver, Sophie quitte les endroits à la mode et découvre, dans un authentique petit village médiéval, qu&#8217;elle n&#8217;est pas que cérébrale. Une autre Sophie se manifeste, sensuelle et&#8230; sentimentale. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Le jour où Sophie apprend qu&#8217;elle est atteinte d&#8217;un cancer du cerveau, elle décide de sortir de ses sentiers battus et se retrouve dans un petit village de Provence, St-Martin de Castillon, où elle rencontrera l&#8217;homme qui va changer sa vie. Que représente ce lieu pour vous ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;ai visité des dizaines de villages en Provence à la recherche du lieu idéal pour que ma Sophie vive sa renaissance. Pourquoi la Provence ? N&#8217;est-ce pas un merveilleux endroit pour se réapproprier ses sens ? La cuisine et les vins&#8230; les odeurs&#8230; les couleurs&#8230; la lumière&#8230; la chaleur&#8230; J&#8217;ai éprouvé un véritable coup de foudre lorsque je suis entrée à Saint-Martin de Castillon. Ce petit village, tout en pierre, niché sur les monts de Vaucluse, à proximité du massif du Luberon, n&#8217;était même pas répertorié dans les guides touristiques. Ce site en dehors du temps ne compte qu&#8217;un seul gîte, un seul café-bistro. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J&#8217;y suis revenue deux ans plus tard et j&#8217;y ai vécu autant de temps que Sophie y vivra. C&#8217;est fou tout ce qui peut se passer en une semaine dans la vie de Sophie Richard !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Louise Lacoursière&amp;noCentreDeChargeCourant=1" target="_blank">Lire la suite</a>. </span></p>
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		<title>Une jeune Québécoise obèse devient une mannequin internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 09:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le livre autobiographique Dans ma peau qu&#8217;elle vient de lancer, la mannequin québécoise Isabel Curadeau tente de démontrer que «l&#8217;impossible est toujours possible». Aujourd&#8217;hui âgée de 26 ans, Mme Curadeau pesait plus de 225 livres il y a à peine six ans. Œuvrer dans un domaine où la beauté du corps féminin est mise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1339" title="dansMaPeau" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/dansMaPeau.jpg" alt="dansMaPeau" width="80" height="121" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans le livre autobiographique <a href="http://www.placedulivre.com/dans-ma-peau/produit-2206512.htm" target="_blank"><em>Dans ma peau</em></a> qu&#8217;elle vient de lancer, la mannequin québécoise Isabel Curadeau tente de démontrer que «l&#8217;impossible est toujours possible».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd&#8217;hui âgée de 26 ans, Mme Curadeau pesait plus de 225 livres il y a à peine six ans. Œuvrer dans un domaine où la beauté du corps féminin est mise en évidence lui était alors hors de portée. À 19 ans, elle a donc décidé de maigrir par la seule foi de ses propres moyens, sans entraineur ni nutritionniste. En un an et demi, elle a perdu 60 livres, puis une centaine de livres au total quelques mois plus tard.<span id="more-1338"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans Dans ma peau, elle raconte son parcours, parfois difficile, de son enfance à l&#8217;âge adulte.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabel Curadeau fait la brillante démonstration que, grâce à la volonté et la persévérance, on peut tout accomplir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À l&#8217;adolescence, elle se décrit comme une paresseuse toujours fatiguée et qui n&#8217;aimait pas le sport. Et c&#8217;est justement de ce cercle vicieux qu&#8217;elle a soudainement eu envie de se sortir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il faut «abolir la routine», dit-elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À force d&#8217;exercices physiques, et après avoir modifié son alimentation et sa «façon» de vivre, elle a atteint son but. Elle pose aujourd&#8217;hui pour les plus grands magazines new-yorkais.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabel Curadeau souhaite devenir une source d&#8217;inspiration pour d&#8217;autres jeunes femmes, en les incitant à se «dépasser».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/04/01-908282-une-jeune-quebecoise-obese-devient-une-mannequin-internationale.php" target="_blank">Voir la source</a>. </span></p>
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		<title>François de Closets à la défense de l&#8217;orthographe simplifiée</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 09:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfant, François de Closets a toujours peiné sur l&#8217;orthographe, allant jusqu&#8217;à soulever l&#8217;ire de ses maîtres. Devenu journaliste et écrivain, son calvaire s&#8217;est poursuivi. Il a voulu comprendre pourquoi. Dans son plus récent livre, Zéro faute, l&#8217;auteur français ne fait pas de quartier : l&#8217;orthographe aurait dû être simplifiée depuis longtemps. Une affirmation qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Enfant, François de Closets a toujours peiné sur l&#8217;orthographe, allant jusqu&#8217;à soulever l&#8217;ire de ses maîtres. Devenu journaliste et écrivain, son calvaire s&#8217;est poursuivi. Il a voulu comprendre pourquoi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans son plus récent livre, Zéro faute, l&#8217;auteur français ne fait pas de quartier : l&#8217;orthographe aurait dû être simplifiée depuis longtemps. Une affirmation qui a soulevé toute une tempête en France. Alors que <em>Zéro faute</em> est à la veille de sortir chez nous, <em><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/05/01-908478-francois-de-closets-a-la-defense-de-lorthographe-simplifiee.php" target="_blank">La Presse</a></em> a joint M. de Closets à son domicile parisien.<span id="more-1331"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Pourquoi cet ouvrage que je qualifierais de polémique?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Je ne crois pas qu&#8217;il est polémique. Il s&#8217;agit d&#8217;un travail d&#8217;enquête qui a pris pour sujet, ce qui n&#8217;a jamais été fait, la langue française et l&#8217;orthographe. Toute ma vie, l&#8217;orthographe m&#8217;a paru bien difficile à apprendre. De plus, on constate à l&#8217;heure actuelle un véritable effondrement du niveau des élèves en orthographe. Cela dure depuis 15 ans. J&#8217;ai voulu comprendre pourquoi et comment en sortir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Qu&#8217;est-ce qui est à la base de cet effondrement?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Depuis toujours, l&#8217;écriture donnait un rôle à la parole. Elle fixait le verbe. On mettait donc davantage l&#8217;accent sur l&#8217;écrit que sur le vocabulaire. Actuellement, nous faisons face à une période de mutation. Par le biais des textos, des blogues, des ordinateurs et de l&#8217;internet, nous assistons à l&#8217;émergence de nouvelles techniques d&#8217;écriture qui s&#8217;expriment à travers les jeunes. Celle-ci est conversationnelle. À travers les textes, je discute. L&#8217;écrit a donc perdu son statut supérieur de mémoire du langage. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Pourquoi l&#8217;orthographe est-il si complexe?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Au départ, on a pris l&#8217;alphabet latin pour l&#8217;adapter à la langue française. Ensuite, l&#8217;écriture a été prise en main par des scribes. Pour eux, cette langue devait rappeler son origine latine avec par exemple l&#8217;ajout de consonnes muettes. Résultat: au XVe siècle, l&#8217;orthographe était d&#8217;une complexité abominable. Au début du XIXe siècle se constitue une nation française qui décide que le peuple va apprendre à écrire. Qu&#8217;a-t-on sous la main? Une orthographe d&#8217;érudit. Comment l&#8217;enseigner? En la simplifiant. Mais toutes les tentatives ont avorté. On est allé jusqu&#8217;à sacraliser l&#8217;orthographe et ceux qui éprouvaient de la difficulté à l&#8217;apprendre en ont été stigmatisés.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Quel est le rôle des écrivains, gens de lettres et, de façon plus large, gens du monde culturel, dans la situation que vous constatez?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Tout au long des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, les écrivains étaient à la pointe de la modernisation et de la simplification de l&#8217;orthographe. Il y avait Ronsard, Corneille, Voltaire. Et au XIXe siècle, on ne s&#8217;en occupe plus. Aujourd&#8217;hui, les écrivains sont arc-boutés contre toute forme de changement. En 1990, avec les meilleurs linguistes du pays, la France a proposé des réformes non autoritaires comme la suppression des accents circonflexes, de toutes sortes de traits d&#8217;union inutiles ou encore de redoublement de consonnes. Cela a provoqué un tollé général et la réforme n&#8217;a pas eu lieu.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Existe-t-il d&#8217;autres équivalents à ce que vous qualifiez d&#8217;«ordre graphocratique» ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Beaucoup de pays ont des langues très compliquées. Par exemple, l&#8217;anglais, sur l&#8217;écriture des mots, est épouvantable. Mais l&#8217;anglais a une grammaire beaucoup plus simple. Le français a une grammaire très difficile avec des variables, des exceptions, des accords muets. En contrepartie, dans des langues telles l&#8217;italien ou l&#8217;espagnol, l&#8217;écrit est une simple transcription de l&#8217;oral. Si vous parlez italien, en un an vous l&#8217;écrivez.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Vous dites avoir consacré un temps et une attention démesurés à l&#8217;orthographe pour des résultats médiocres et que le dictionnaire fut votre bouée de sauvetage. La difficulté de la langue ne vous a-t-elle pas enseigné la valeur du travail et de l&#8217;effort?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: J&#8217;adore travailler. Je travaille 15 ou 16 heures par jour. J&#8217;adore apprendre. Je suis un workaholic. Je crois dans la valeur du travail. Mais je crois aussi que tout l&#8217;effort déployé pour la maîtrise de l&#8217;orthographe est un peu démesuré.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Est-il possible de simplifier l&#8217;orthographe sans avoir au préalable une entente avec l&#8217;ensemble des communautés francophones de la planète, dont le Québec?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Les communautés francophones ont toujours été en avance sur la France. En 1950, à l&#8217;UNESCO, elles ont demandé la simplification de l&#8217;orthographe, ce qui leur a toujours été refusé. Après l&#8217;échec de 1990 en France, d&#8217;autres communautés francophones, dont le Québec, sont allées de l&#8217;avant avec une orthographie simplifiée.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Quelles solutions sont à notre portée?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: En France, les jeunes font encore leur dictée avec un crayon et un papier comme au XIXe siècle. Dès qu&#8217;ils sont à la maison, ils passent à l&#8217;ordinateur. Je crois que nous devrions faire faire les dictées par ordinateur, à l&#8217;aide des correcteurs orthographiques. D&#8217;abord, en débranchant le correcteur puis, en le rebranchant pour voir ses remarques. Le maître accompagnerait l&#8217;élève dans l&#8217;analyse des corrections. L&#8217;élève en viendrait ainsi à mieux comprendre ses erreurs.</span></p>
<p><strong><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Q: Par ailleurs, vous êtes inquiet de la dégradation d&#8217;autres aspects de la langue&#8230;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: On abandonne par exemple la forme interrogative, ce que vous ne faites pas au Québec. Or, en France, cela s&#8217;est fait dans l&#8217;indifférence générale. On abandonne aussi l&#8217;usage du futur et du passé simple. Il y a un appauvrissement de la conjugaison qui me paraît grave.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q: Dans 1984 de George Orwell, la dictature d&#8217;Océania veut imposer la «novlangue», un langage simplifié à l&#8217;extrême dont le but avoué est de gommer les idées, réduire le champ de pensée des gens et ainsi annihiler toute critique de l&#8217;État. Sans aller jusqu&#8217;à cet exemple extrême, doit-on craindre l&#8217;appauvrissement de la langue?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">R: Ma crainte est de voir le français se réduire à une langue de communication. Je m&#8217;inquiète d&#8217;un appauvrissement du vocabulaire. Pourquoi n&#8217;emploie-t-on plus, par exemple, le mot «tintinnabuler»? Ou encore l&#8217;expression «un oeil émerillonné». Ce sont des mots qui ont une saveur, un goût! Non, on préfère s&#8217;en tenir à dire un regard vif. Il y a un danger terrible à ne plus distinguer les sentiments, les expressions. Les jeunes disent toujours «c&#8217;est cool». Non, ce n&#8217;est pas toujours «cool». Ça peut être reposant, chaleureux, sympathique. On a 10, 15 adjectifs à notre portée. Notre pensée passe par des mots. Elle est riche de nuances. Autrement, elle s&#8217;appauvrit.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Jacinthe Bouchard : Pourquoi dompter ses passions ?</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 16:13:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Spécialisée en comportement animal, Jacinthe Bouchard a parcouru la planète pour dresser toutes sortes de bêtes, dont certaines sont au moins 20 fois plus grosses qu’elle! Elle nous parle de son récit autobiographique Passion animale – Ma vie est un roman d’aventures et de son trépident quotidien. Comment en êtes-vous venue à écrire ce livre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1318" title="passionAnimale" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/passionAnimale.jpg" alt="passionAnimale" width="80" height="116" /> </span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Spécialisée en comportement animal, Jacinthe Bouchard a parcouru la planète pour dresser toutes sortes de bêtes, dont certaines sont au moins 20 fois plus grosses qu’elle!<br />
Elle nous parle de son récit autobiographique <a href="http://www.placedulivre.com/passion-animale/produit-2199758.htm" target="_blank"><em>Passion animale</em> – <em>Ma vie est un roman d’aventures</em></a> et de son trépident quotidien.<span id="more-1317"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment en êtes-vous venue à écrire ce livre ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce sont les Éditions de l’Homme qui me l’ont demandé. Je vois à travers le regard des autres qu’ils pensent que je fais un métier particulier mais, pour moi, c’est du quotidien ! Je suis une passionnée jusqu’au bout des doigts !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous qui avez fait tant de choses et qui êtes allée partout, pourquoi avoir concentré votre histoire autour du Temple des Tigres, en Thaïlande ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai fait le tour du monde, mais je voulais une plate-forme pour le livre. À partir de cette histoire-là, je raconte ce que j’ai vécu ailleurs parce que je voulais vraiment partager un maximum de choses.</span></p>
<p>Ceci dit, l’expérience que j’ai vécue en Thaïlande a été extraordinaire pour moi. J’ai été la seule au monde à avoir été approchée pour aller dans ce lieu tout à fait exceptionnel. Moi, la petite Québécoise !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment votre passion pour le comportement animal s’est-elle dessinée ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je suis une petite fille du quartier Ahuntsic, à Montréal, et je n’ai jamais eu d’animaux quand j’étais petite. Mais, très jeune, je regardais <em>Rintintin, Lassie, Daktari</em>… Et, à huit ans, je savais que, plus tard, j’entraînerais des lions ! Encore aujourd’hui, ma mère pense que j’ai là un bien beau passe-temps et qu’un jour je vais enfin me trouver un vrai métier ! Elle appartient à une autre génération et elle pense que ce n’est pas possible d’aimer son travail !</span></p>
<p>J’ai quand même fait mes études en administration, puis en psychologie, et quand ma passion m’a rattrapée, j’ai quitté le Québec pour suivre des cours parce qu’ici, rien n’existait il y a 20-30 ans dans le domaine du comportement animal. C’était nouveau et j’avais l’impression d’être une martienne !</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Lamas, tigres, loups, morses, poules, chiens… Vous pouvez entraînez tous les animaux ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le cerveau fonctionne de la même façon, quelle que soit l’espèce, et les principes d’entraînement sont les mêmes, même si les techniques sont un peu différentes. Mes étudiants entraînent des poissons rouges à sauter dans des cerceaux et, l’an dernier, j’ai entraîné pendant trois semaines une chauve-souris pour qu’on puisse la présenter dans les écoles. Un de mes professeurs a même entraîné une huître à s’ouvrir sur commande et un homard à claquer des pinces ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Vous entraînez les animaux avec un clicker. Comment est-ce que ça marche, au juste ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le principe du conditionnement est simple. Le clicker est un petit instrument qui fait clic. C’est tout ! Mais il a un son particulier que l’animal n’entend pas tous les jours. Associé à quelque chose de positif, quelque chose que l’animal veut, le clic va bientôt avoir le même effet sur lui que la cloche de Pavlov, et la bête va développer toute une série de comportements simplement parce que, pour elle, clic = biscuit par exemple. Chaque fois qu’elle reproduit un bon comportement, je clique. Et, au bout d’un moment, la bête sait quel comportement va me faire cliquer. Elle va toujours «m’offrir» le comportement en pensant qu’elle peut recevoir un biscuit en échange !</span></p>
<p>N’importe qui peut entraîner n’importe quoi. Par contre, au début, on n’est pas très bon car on ne clique pas au bon moment. Il faut décortiquer les parcelles de mouvement de l’animal et les anticiper pour cliquer.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Avec quel animal avez-vous le plus d’affinités ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Tout le monde me demande ça mais je n’en ai aucune idée ! En ce moment, je suis vraiment dans les poules : avec mes étudiants, je fais des «chicken camps» et je fais des spectacles avec les poules (où on les voit par exemple jouer au poker après une seule journée d’entraînement). La semaine prochaine, je vais entraîner des phoques en Gaspésie, car il faut qu’on leur mette des gouttes dans les yeux…<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comment arrivez-vous à ne pas trop vous attacher aux animaux que vous entraînez, surtout quand vous les avez vus naître ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai des enfants et je n’éprouve un amour inconditionnel que pour eux ! J’aime les animaux, mais pas comme mes enfants. Et puis quand je quitte un animal, je sais qu’il sera maintenant plus heureux, entre autres parce que sa relation avec son gardien se sera grandement améliorée.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Votre métier vous a-t-il servi pour… élever vos propres enfants ? </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mes enfants sont maintenant dans la vingtaine. Ils étaient donc très jeunes quand j’ai appris cette technique du comportement. Mais ça m’a quand même fait réaliser que le principe de renforcement est aussi très positif pour élever des enfants ! Alors oui, j’ai utilisé ces techniques, mais pas avec le clicker </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://7jours.canoe.ca/livres/entrevues/2009/08/31/10695711-7j.html" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Michel Leclerc: ça se passait le 11 septembre 2001</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 09:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman québécois]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/?p=1244</guid>
		<description><![CDATA[La rentrée littéraire bat son plein. Les livres arrivent nombreux sur les tablettes des libraires. Parmi eux, Une toute petite mort, un roman que signe Michel Leclerc chez Hurtubise. Nous l&#8217;avons lu. L&#8217;auteur qui est à Paris depuis fin décembre 2008 nous a aussi téléphoné pour en parler. Une toute petite mort prend son départ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1243" title="petiteMort" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/petiteMort.jpg" alt="petiteMort" width="80" height="141" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
La rentrée littéraire bat son plein. Les livres arrivent nombreux sur les tablettes des libraires. Parmi eux, <a href="http://www.placedulivre.com/une-toute-petite-mort/produit-2217754.htm" target="_blank"><em>Une toute petite mort</em></a>, un roman que signe Michel Leclerc chez Hurtubise. Nous l&#8217;avons lu. L&#8217;auteur qui est à Paris depuis fin décembre 2008 nous a aussi téléphoné pour en parler.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Une toute petite mort</em> prend son départ à New York, très précisément le 11 septembre 2001. Ce qui incite à demander si, par hasard, l&#8217;auteur n&#8217;était pas dans la Grosse Pomme en cette journée fatidique.<span id="more-1244"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non! Mais plusieurs de ses collègues y étaient, tous occupés à mettre le point final à l&#8217;inauguration du Printemps du Québec. Car il faut savoir que M. Leclerc est un haut fonctionnaire du gouvernement. Natif de Montréal, où il a fait ses études, il est arrivé dans la capitale à l&#8217;automne 1984, l&#8217;année des Grands Voiliers.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">D&#8217;abord embauché comme chercheur à l&#8217;École d&#8217;administration publique, il terminait son doctorat en sociologie des sciences. Ensuite, il est allé au ministère de l&#8217;Enseignement supérieur, à l&#8217;Industrie et Commerce, affecté au dossier des politiques scientifiques. Depuis 1988, il travaille au ministère des Relations internationales. Ce qui l&#8217;a conduit à occuper le poste de premier conseiller aux affaires francophones à la délégation générale du Québec à Paris.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Grand voyageur, donc. Michel Leclerc connaît bien New York, mais c&#8217;est à Québec qu&#8217;il a écrit ce nouveau roman, le quatrième à être publié en quatre ans. «Je n&#8217;ai jamais autant écrit que depuis que le temps me manque», dit celui qui a le sens de la formule. «Je suis un auteur pressé», continue-t-il encore, avant d&#8217;ajouter qu&#8217;on lui prête «la réputation d&#8217;être efficace, productif». Dans une seule journée, de son propre aveu, il peut écrire jusqu&#8217;à 25 pages.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les premiers chapitres d&#8217;<em>Une toute petite mort</em>, où il campe l&#8217;action, tandis que s&#8217;effondrent les tours jumelles du World Trade Center, lui ont cependant demandé plus de soin et de patience. Kevin, le narrateur, a 14 ans. Il est assis dans l&#8217;auto, à côté de son père, riche avocat, lorsque surgit un tireur. «Quand j&#8217;ouvre les yeux, embués de frayeur, mon père a disparu.» Après les images fortes du début, l&#8217;écrivain s&#8217;attarde à la généalogie familiale. Les «peu de temps après», «trois ans plus tard», «deux ans plus tard», «quatre ans plus tard» des seules pages 30 et 31 sont pour le moins répétitifs.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">N&#8217;empêche! Pareil à Kevin, le lecteur a envie, lui aussi, de faire la lumière sur le drame qui a coûté la vie au paternel. Une quête s&#8217;engage dès l&#8217;instant où le fils reconnaît l&#8217;assassin. Ça se passe en 2008. La surprise sera grande lorsqu&#8217;on saura à quelle enseigne logeait Me Shane Alex. C&#8217;est un moment fort du roman. L&#8217;auteur observe que c&#8217;est très facile de tromper, d&#8217;avoir une double vie. «D&#8217;autant plus, dit-il, que notre éducation nous induit à faire confiance.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parallèlement, le récit donne à voir la lente dégradation de la mère de Kevin. Est-ce la maladie d&#8217;Alzheimer? Ce n&#8217;est pas confirmé. Mais l&#8217;oubli s&#8217;installe. Une scène nous la présente devant un mot croisé du <em>New York Times</em>. Toutes les cases sont remplies, sauf une. Kevin se rend compte qu&#8217;elle n&#8217;y a inscrit que des A. La relation mère-fils donne lieu à des moments d&#8217;émotion. Michel Leclerc, qui est venu à l&#8217;écriture par la poésie, trouve les mots justes pour décrire les sentiments qui animent Kevin. Il se défend toutefois d&#8217;être le poète devenu romancier. «C&#8217;est un autre métier.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans l&#8217;immédiat, pas de doute, raconter des histoires est ce qui l&#8217;intéresse. Il a commencé avec <em>Le promeneur d&#8217;Afrique</em>, qui nous entraîne au Burkina Faso, dont il connaît la capitale Ouagadougou, pour avoir assisté au Sommet de la Francophonie en 2004. A suivi <em>Un été sans histoire</em>, mais qui en présente tout de même une, à Blanche-Vallée, en Gaspésie. Puis <em>La fille du Prado</em>. Il s&#8217;agit du musée du même nom, à Madrid. «Je pars d&#8217;un fait réel, une visite que fait Francis Bacon [le peintre britannique] pour assister à une exposition consacrée à Vélasquez.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un cinquième roman, après <em>Une toute petite mort</em>, est déjà terminé. «Court, léger, humoristique!» Michel Leclerc se laisse à peine prier pour dire qu&#8217;il traite du Moulin à images de «Robert à la page». Son personnage, comme lui durant les Fêtes du 400e, habite rue des Remparts à Québec, et se trouve fort dérangé par le bruit ambiant. «Un grand coup d&#8217;éclat!» Sans doute pour la rentrée 2010.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Entrevue avec Nathaly Dufour</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/22/entrevue-avec-nathaly-dufour/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/22/entrevue-avec-nathaly-dufour/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 15:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous propose aujourd’hui de découvrir Nathaly Dufour, auteure de Sous la toge. Elle y raconte l’histoire de Caroline, 25 ans qui décroche un poste de stagiaire dans un prestigieux cabinet d&#8217;avocats. Un milieu, a priori, teinté de classe et de raffinement, mais qui se révélera très décevant ! La jeune femme, qui n&#8217;a ni l&#8217;apparence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1240" title="sousLaToge" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/sousLaToge1.jpg" alt="sousLaToge" width="80" height="138" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Je vous propose aujourd’hui de découvrir Nathaly Dufour, auteure de <em><a href="http://www.placedulivre.com/sous-la-toge/produit-1964644.htm" target="_blank">Sous la toge</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle y raconte l’histoire de Caroline, 25 ans qui décroche un poste de stagiaire dans un prestigieux cabinet d&#8217;avocats. Un milieu, a priori, teinté de classe et de raffinement, mais qui se révélera très décevant !<span id="more-1236"></span> La jeune femme, qui n&#8217;a ni l&#8217;apparence ni l&#8217;ambition de la future avocate, affrontera un univers machiste et sans scrupule où elle devra sans cesse repousser les avances de ses supérieurs. À ses doutes professionnels s&#8217;ajoutent ses doutes amoureux. Heureusement, Caroline peut compter sur ses deux amies du bac, Val et Eugénie, pour partager ses tracas et les pichets de sangria sur les terrasses où elles refont le monde.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;auteure est diplômée en droit de l&#8217;Université Laval et de l&#8217;école du Barreau. Après quelques années de pratique, elle délaisse le métier et retourne aux études en théâtre et en cinéma.<br />
Elle a été mannequin, chroniqueuse cinéma et littérature à la télévision communautaire et à TVA-Québec, puis, de 1996 à 1999, elle a été journaliste à l&#8217;hebdo Voir Québec, couvrant principalement la scène théâtrale. Elle devient par la suite correspondante culturelle à Québec pour Le Devoir et rédactrice pour la Fondation de l&#8217;Université Laval.</span></p>
<p>Depuis juin 2007, elle est journaliste et rédactrice pigiste et se consacre principalement à l&#8217;écriture. Sous la toge est son premier roman.</p>
<p>L&#8217;auteure habite la ville de Québec.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Découvrons ensemble un extrait de son entrevue :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est ce qui vous a motivé pour écrire votre livre <em>Sous la toge</em> ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Écrire a toujours fait partie de ma vie mais je laissais les années filer sans vraiment m&#8217;y mettre sérieusement. Jusqu&#8217;au jour où j&#8217;ai eu 40 ans. Là, je me suis dit qu&#8217;il était temps de passer à l&#8217;action. J&#8217;avais déjà entamé la rédaction d&#8217;un polar, mais l&#8217;histoire de <em>Sous la toge</em> s&#8217;est imposée et j&#8217;ai foncé. J&#8217;avais envie d&#8217;écrire un roman accessible, rigolo qui, par la bande, traiterait de sujets plus sérieux. On peut dire que Sous la toge est un pur produit de la fameuse crise de la quarantaine !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comme votre héroïne Caroline, vous avez été stagiaire dans un cabinet d&#8217;avocats il y a quelques années mais avez préféré quitter ce milieu qui ne vous correspondait pas. Votre source d&#8217;inspiration est-elle liée à votre expérience ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Assez peu, en fait. Mon expérience dans ce milieu fût fort différente de celle de Caroline et les raisons pour lesquelles je l&#8217;ai quitté le sont tout autant. Dans mon cas, à 25 ans, j&#8217;étais incapable de m&#8217;imaginer faire ce métier toute ma vie. J&#8217;avais adoré les études universitaires, mais la pratique me semblait plutôt ennuyante. J&#8217;ai des amis qui pratiquent toujours en droit et qui sont très heureux. J&#8217;ai su très rapidement que ce ne serait pas mon cas. J&#8217;ai donc bifurqué vers les arts et le journalisme.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Pourquoi avez-vous choisi le titre « Sous la toge » ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je me suis réveillée au beau milieu de la nuit avec ce titre en tête ! Et comme ça collait parfaitement avec ce que j&#8217;avais envie d&#8217;écrire, je l&#8217;ai gardé. Le titre est venu avant le texte. Et avouez que ça pique un peu la curiosité, non ? Le milieu du droit fascine mais, étonnamment, peu d&#8217;oeuvres ont été écrites ou tournées à ce sujet.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Dans ce livre, vous traitez sur un ton léger et humoristique de sujets sérieux tel que le harcèlement sexuel. L&#8217;avez-vous vécu personnellement lors de votre expérience dans le milieu du droit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non, mais j&#8217;ai pu constater que ce type de comportement existait, comme dans bien des milieux j&#8217;imagine. Triste mais bien réel.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Dans ce livre, vous traitez sur un ton léger et humoristique de sujets sérieux tel que le harcèlement sexuel. L&#8217;avez-vous vécu personnellement lors de votre expérience dans le milieu du droit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non, mais j&#8217;ai pu constater que ce type de comportement existait, comme dans bien des milieux j&#8217;imagine. Triste mais bien réel.</span>.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Votre livre est catégorisé dans le genre littéraire chick lit, un roman qui s&#8217;adresse plutôt aux jeunes femmes. Êtes-vous d&#8217;accord avec cette catégorisation ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ça ne me pose pas problème, bien que je ne pense pas que Caroline représente l&#8217;héroïne type que l&#8217;on associe à ce genre. Elle n&#8217;est pas maniaque de shopping et n&#8217;a pas un sens de la mode très développé. En fait, elle s&#8217;en fout pas mal&#8230; Et je constate que mon lectorat est beaucoup plus vaste que ce que j&#8217;avais anticipé. Sur mon blogue (souslatoge.unblog.fr), j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de « rencontrer » des lecteurs et des lectrices d&#8217;âges variés, homme et femmes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Nathaly%20Dufour.htm" target="_blank">Lire la suite de l’entrevue. </a></span></p>
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		<item>
		<title>Dany Laferrière répond à Proust</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/21/dany-laferriere-repond-a-proust/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/21/dany-laferriere-repond-a-proust/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 18:48:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous ne pouvez pas le manquer, Dany Laferrière est partout. À la radio, à la télévision, dans les journaux. Sa rentrée littéraire éclipse celle de tous les autres. Au prétexte que son nouveau roman, L&#8217;énigme du retour, a été retenu dans la première sélection des prix Femina et Médicis. Un nouveau roman? Non, toujours le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Vous ne pouvez pas le manquer, Dany Laferrière est partout. À la radio, à la télévision, dans les journaux.</p>
<p>Sa rentrée littéraire éclipse celle de tous les autres. Au prétexte que son nouveau roman, <em>L&#8217;énigme du retour</em>, a été retenu dans la première sélection des prix Femina et Médicis.</p>
<p>Un nouveau roman? Non, toujours le même. Celui dans lequel il parle beaucoup de lui-même en prenant des libertés avec la vérité.<span id="more-1224"></span></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un type qui retourne dans son pays, Haïti, après un long exil à Montréal.<br />
Ce livre est celui d&#8217;un écrivain paresseux : à peine 300 pages, dont la plupart sont écrites en haïkus.</p>
<p>Ça se lit facilement. Ce n&#8217;est ni long, ni compliqué. Mais c&#8217;est vivant et exotique. Un récit où il est question de l&#8217;exil, de l&#8217;absence du père, du retour au pays, de la mère et de la sœur retrouvées, de la parenté, des amis, des connaissances d&#8217;autrefois, de la faim, des humanitaires et des politiciens d&#8217;un pays ravagé.</p>
<p>Bref, le récit d&#8217;un retour aux sources.<br />
Pas besoin d&#8217;explication de texte. On se laisse porter par le récit. Et on en profite pour apprécier la nonchalance de l&#8217;auteur et la beauté du paysage.</p>
<p>Disant être entièrement d&#8217;accord avec l&#8217;idée que ce livre n&#8217;a pas besoin d&#8217;être expliqué, Dany Laferrière a accepté de répondre au questionnaire de Proust.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Le principal trait de votre caractère?</strong></p>
<p>R. Cela dépend du moment : fantaisiste, rêveur ou grave.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. La qualité que vous désirez chez un homme?</strong></p>
<p>R. La spontanéité.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Chez une femme?</strong></p>
<p>R. La fraîcheur.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Ce que vous appréciez le plus chez vos amis?</strong></p>
<p>R. Qu&#8217;ils ne se croient pas obligés de penser à moi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Votre principal défaut?</strong></p>
<p>R. (après une longue réflexion). La liste est longue. Celui que je vois : inapte au malheur.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Votre occupation préférée?</strong></p>
<p>R. Rêver.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Votre rêve de bonheur?</strong></p>
<p>R. Ne rien faire, mais sans que cela ne dérange personne.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Quel serait votre plus grand malheur?</strong></p>
<p>R. (il réfléchit encore longuement). Ne pas pouvoir lire.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Que voudriez-vous être?</strong></p>
<p>R. Un homme sans qualité comme il y en a plein dans mon village natal, juste un homme.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Le pays ou vous désireriez vivre?</strong></p>
<p>R. Petit-Goâve.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. La couleur que vous préférez?</strong></p>
<p>R. Jaune.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. La fleur que vous aimez?</strong></p>
<p>R. Le laurier.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. L&#8217;oiseau que vous préférez?</strong></p>
<p>R. L&#8217;oiseau-mouche et le rossignol. L&#8217;un a l&#8217;air très énervé et l&#8217;autre chante.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos auteurs favoris en prose?</strong></p>
<p>R. Borges, naturellement, Diderot, Tanizaki, Boulgakov, Bukowski, Salinger, Jacques Stéphane Alexis.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos héros favoris dans la fiction?</strong></p>
<p>R. Fabrice Del Dongo, Le Prince Genji, Holden Caulfield.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos héroïnes favorites dans la fiction?</strong></p>
<p>R. Je n&#8217;en vois pas. C&#8217;est très difficile, il faudrait que j&#8217;y réfléchisse.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos compositeurs préférés?</strong></p>
<p>R. Aucun.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos peintres favoris?</strong></p>
<p>R. J&#8217;aime beaucoup la peinture primitive haïtienne : elle est courageuse, généreuse et présente une réalité transfigurée.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"></p>
<p></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos héros dans la vie réelle?</strong></p>
<p>R. Toussaint Louverture, Gandhi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos héroïnes dans l&#8217;histoire?</strong></p>
<p>R. Marie-Jeanne, une sorte de guerrière durant la guerre d&#8217;indépendance d&#8217;Haïti.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Vos noms favoris?</strong></p>
<p>R. Je dirai Alexandra, Sarah et Mélissa. Ce sont les noms de mes trois filles.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Ce que vous détestez par-dessus tout?</strong></p>
<p>R. L&#8217;égoïsme.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Les caractères que vous méprisez le plus?</strong></p>
<p>R. La lâcheté, la trahison, l&#8217;abus de confiance.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Le fait militaire que vous estimez le plus?</strong></p>
<p>R. Durant la dernière bataille de la guerre d&#8217;indépendance d&#8217;Haïti, le 18 novembre 1803 à la ville du Cap, Capoix-la-mort a tenu en échec les troupes de Rochambeau.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. La réforme que vous admirez le plus?</strong></p>
<p>R. C&#8217;est la déségrégation des écoles aux États-Unis en 1954. Et l&#8217;Édit de Nantes.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Le don de la nature que vous voudriez avoir?</strong></p>
<p>R. La sérénité des grands arbres.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Comment aimeriez-vous mourir?</strong></p>
<p>R. Est-ce que c&#8217;est possible de ne pas mourir?<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. État présent de votre esprit?</strong></p>
<p>R. Serein.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Les fautes qui vous inspirent le plus d&#8217;indulgence?</strong></p>
<p>R. Les fautes dues à l&#8217;ignorance.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Q. Votre devise?</strong></p>
<p>R. C&#8217;est une phrase de Montaigne : je ne fais rien sans gaieté.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/200909/20/01-903740-dany-laferriere-repond-a-proust.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Monique LaRue : frontières intimes</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/18/monique-larue-frontieres-intimes/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/18/monique-larue-frontieres-intimes/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 09:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Fresque familiale, sociale, politique et anthropologique, le sixième roman de Monique LaRue visite le Québec actuel à la lumière de son passé et se penche sur l&#8217;état des relations humaines à l&#8217;ère de la mondialisation. De la famille à la Cité, Monique LaRue explore dans L&#8217;oeil de Marquise le lien humain, profondément bouleversé depuis l&#8217;ouverture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Fresque familiale, sociale, politique et anthropologique, le sixième roman de Monique LaRue visite le Québec actuel à la lumière de son passé et se penche sur l&#8217;état des relations humaines à l&#8217;ère de la mondialisation.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De la famille à la Cité, Monique LaRue explore dans <a href="http://www.placedulivre.com/l-oeil-de-marquise/produit-2221197.htm" target="_blank"><em>L&#8217;oeil de Marquise</em></a> le lien humain, profondément bouleversé depuis l&#8217;ouverture des frontières. Elle observe l&#8217;évolution du Québec depuis les années 60, qui s&#8217;est ouvert à la différence, à l&#8217;autre, à l&#8217;étranger, sans pour autant abolir les barrières naturelles existant parfois au sein même des familles.<span id="more-1211"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Marquise vit entre deux frères ennemis : Louis, l&#8217;aîné, est grand, confiant et souverainiste affirmé; tandis que Doris, son cadet, petit de taille, vit dans l&#8217;ombre d&#8217;un père qui se méfie de lui et votera Non au second référendum sur la souveraineté du Québec. Chacun est l&#8217;antithèse de l&#8217;autre. «C&#8217;est le thème de l&#8217;altérité qui est exploré dans cette histoire de rivalité fraternelle. Même dans les liens les plus proches, dans l&#8217;œuf biologique, il existe une frontière entre les frères.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Monique LaRue s&#8217;inscrit avec ce roman dans la suite d&#8217;une longue tradition de récits bibliques, classiques et contemporains, sur les luttes fraternelles et rappelle, avec ce couple antinomique de frères aux positions politiques contraires, l&#8217;indécision québécoise, le fameuxI du dernier référendum. «La question du double, de la division et de l&#8217;ambivalence idéologique du Québec a été souvent traitée, dans <em>Les têtes à Papineau</em>, entre autres. Pour moi, c&#8217;est un fait et pas forcément un défaut.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Formidable laboratoire de l&#8217;expérience humaine, <em>L&#8217;oeil de Marquise</em> embrasse l&#8217;histoire du Québec à travers ses révolutions successives. Marquise a connu la fièvre nationaliste des années 60, vécue en Europe avec un Belge excentrique frayant avec le marxisme, découvert l&#8217;autre solitude en se mariant avec un Juif montréalais. Son frère, Doris, marie une Mexicaine avec qui il part au Japon pour aider un ami à se faire accepter par sa belle-famille nippone.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La tour de Babel semble à la portée de ces personnages parachutés dans un monde décloisonné, mais le croisement des cultures provoque aussi de véritables casse-tête. Il est question d&#8217;une exposition de «non-murs», signe d&#8217;une nouvelle ère de la «défiguration», du «non-portrait». Sonnerait-on le glas des frontières ? </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«S&#8217;il y a des humains, il y a des territoires. C&#8217;est la politique. Je ne pense pas que les frontières vont disparaître, mais l&#8217;être humain en rêve et elles se déplacent. À n qui influencent nos vies, comme la traduction automatique et l&#8217;intelligence artificielle, mais il n&#8217;y aura jamais de correspondance parfaite enotre époque, on peut faire des murs qui ne séparent pas, mais il y a beaucoup d&#8217;ironie et d&#8217;utopie là-dedans. On ne peut pas nier toutes les avancées technologiquestre les langues.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«L&#8217;Homme est un animal historique», écrit la romancière, fascinée par l&#8217;humanité redéfinie au fil des nouvelles réalités. «La vie a radicalement changé et c&#8217;est normal. C&#8217;est parce que la vie n&#8217;est pas la même d&#8217;une génération à l&#8217;autre qu&#8217;on écrit des romans.» Pourtant, les rapports humains se cimentent et se fragmentent avec les mêmes lois mystérieuses de l&#8217;amour, de la confiance et de la méfiance.</span>.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Est-il possible d&#8217;aimer quelqu&#8217;un parce qu&#8217;il appartient à un groupe différent du nôtre», écrit la romancière qui évoque la loi de l&#8217;exogamie, qui pousse l&#8217;Homme à sortir de son clan depuis la nuit des temps, mais prend une nouvelle mesure avec la mondialisation. «On est dans une ère posthumaine. On est greffé à des machines. Nos liens humains changent. L&#8217;humanisme, qui existe encore, selon moi se redéfinit. Je crois qu&#8217;on vit une sorte de Renaissance. Les ordinateurs, c&#8217;est un peu l&#8217;équivalent de l&#8217;imprimerie qui fait que l&#8217;homme se voit autrement.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>L&#8217;œil de Marquise</em> apporte une pierre à un édifice romanesque solide, témoin de son temps. Ici, elle ose le roman politique et pense que «si les écrivains n&#8217;en parlent pas, ils ne jouent tout simplement pas leur rôle». De plus, elle croit qu&#8217; «il faut écrire des romans exactement du temps présent». Mission accomplie, pourrait-on dire, car <em>L&#8217;œil de Marquise</em> radiographie avec lucidité la géographie humaine du nouveau millénaire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/romans-quebecois/200909/11/01-900678-monique-larue-frontieres-intimes.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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