<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; Portrait d&#8217;auteur</title>
	<atom:link href="http://blogue.placedulivre.com/index.php/tag/portrait-dauteur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blogue.placedulivre.com</link>
	<description>production</description>
	<lastBuildDate>Fri, 07 May 2010 14:09:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Bernard Werber: le procès de Cassandre</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/26/bernard-werber-le-proces-de-cassandre/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/26/bernard-werber-le-proces-de-cassandre/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 09:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/?p=1438</guid>
		<description><![CDATA[e Au début des années 90, Bernard Werber, journaliste scientifique toulousain, publie la trilogie des fourmis, qui raconte les contacts entre deux civilisations intelligentes qui s&#8217;ignorent. Il en vend 10 millions d&#8217;exemplaires. Depuis, au rythme approximatif d&#8217;un roman par année, il entretient un cercle de lecteurs fidèles. Son dernier roman, Le miroir de Cassandre, mêle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/le-miroir-de-cassandre/produit-2259521.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1439" title="cassandre" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/cassandre.jpg" alt="cassandre" width="80" height="127" /></a>e</span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Au début des années 90, <a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Bernard%20Werber.htm" target="_blank">Bernard Werber</a>, journaliste scientifique toulousain, publie la trilogie des fourmis, qui raconte les contacts entre deux civilisations intelligentes qui s&#8217;ignorent. Il en vend 10 millions d&#8217;exemplaires. Depuis, au rythme approximatif d&#8217;un roman par année, il entretient un cercle de lecteurs fidèles. Son dernier roman, <a href="http://www.placedulivre.com/le-miroir-de-cassandre/produit-2259521.htm" target="_blank">Le miroir de Cassandre</a>, mêle catastrophe environnementale et mythe grec. Il s&#8217;est rapidement hissé au sommet des ventes en Europe francophone.<span id="more-1438"></span></span></p>
<p><span style="float: right; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1440" title="werber" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/werber.jpg" alt="werber" width="108" height="140" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je pense que dans mon cas, il faut privilégier l&#8217;idée sur le style.» Cette phrase de Bernard Werber, confiée à <em>L&#8217;Express</em> en 2001, illustre bien le dialogue de sourds qu&#8217;il entretient depuis près de 20 ans avec la critique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Auteur de best-sellers à l&#8217;imagination débridée, mais aux dialogues et aux descriptions au mieux faciles et au pire ampoulés, l&#8217;écrivain d&#8217;origine toulousaine s&#8217;est taillé une place de futurologue dans la littérature française actuelle. Avec toute l&#8217;autocertitude et le mépris des conventions que ce genre d&#8217;écriture implique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il est arrivé jeudi à Montréal pour le Salon du livre, avec dans sa besace un dernier roman, <em>Le miroir de Cassandre</em>, qui a rapidement atteint le sommet des palmarès des libraires en France. Il s&#8217;agit de l&#8217;histoire d&#8217;une adolescente autiste dotée de la capacité de prévoir l&#8217;avenir, mais qui, comme la Cassandre du mythe grec, n&#8217;est pas crue par ses congénères. L&#8217;avenir qu&#8217;elle prédit, miné par la pollution et la surpopulation, n&#8217;est pas rose. Et contrairement à la Cassandre grecque, elle est par la suite accusée par les générations futures de n&#8217;avoir pas su prévenir la catastrophe.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Werber ne sombre pas dans l&#8217;environnementalisme bon enfant. Il décrit par exemple comment la fermeture d&#8217;un incinérateur par un maire écologiste de Paris a provoqué une crise des ordures et des décharges sauvages dans la ville. En entrevue avec <em>La Presse</em>, il confirme que le mouvement environnemental fait parfois fausse route. «Croire qu&#8217;on peut être altermondialiste et écologiste en même temps, c&#8217;est une erreur. On ne peut pas à la fois régler les problèmes de pollution et les inégalités économiques entre les pays riches et les pays pauvres.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article du 21 novembre 2009 de Mathieu Perreault paru dans Cyberpresse<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/romans/200911/21/01-923891-bernard-werber-le-proces-de-cassandre.php" target="_blank">Voir la source </a></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/26/bernard-werber-le-proces-de-cassandre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Diane Dufresne : des mots pour s&#8217;expliquer</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/25/diane-dufresne-des-mots-pour-sexpliquer/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/25/diane-dufresne-des-mots-pour-sexpliquer/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 11:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/?p=1448</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est une année faste pour Diane Dufresne avec la tournée de son album Effusions, le recueil Les cent plus belles chansons du Québec, dont elle signe les illustrations, et son livre Mots de tête, en librairie depuis deux semaines. Aujourd&#8217;hui, elle sera au Salon du livre pour une séance de signatures. Entrevue sur ses «mots [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/mots-de-tete/produit-2307679.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1449" title="dufresne" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/dufresne.jpg" alt="dufresne" width="80" height="128" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
C&#8217;est une année faste pour <a href="http://www.placedulivre.com/mots-de-tete/produit-2307679.htm" target="_blank">Diane Dufresne </a>avec la tournée de son album Effusions, le recueil Les cent plus belles chansons du Québec, dont elle signe les illustrations, et son livre Mots de tête, en librairie depuis deux semaines. Aujourd&#8217;hui, elle sera au Salon du livre pour une séance de signatures. Entrevue sur ses «mots de tête».<span id="more-1448"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Expliquer qui je suis et pourquoi je ne le suis plus. Qui es-tu au mieux de ton prestige, et qui n&#8217;es-tu pas au pire de toi. J&#8217;avoue que je ne sais pas exactement.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans son livre Mots de tête, Diane Dufresne parle à ses lecteurs sur le ton du journal intime. Ce n&#8217;est pas une biographie de facture classique, même si la chanteuse revient sur des moments marquants de sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Le titre du livre aurait pu être Au jour le jour avec le temps qu&#8217;il me reste, indique l&#8217;artiste. Ce n&#8217;est pas une libération. Je ne règle pas de comptes. Je voulais simplement avoir un contact avec les gens qui me suivent depuis plusieurs années.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Diane Dufresne s&#8217;est fait dire que Mots de tête ne contenait pas de révélation-choc. «Ce livre reflète qui je suis, dit-elle. On m&#8217;a décrite comme une diva qui avait du caractère, ce que je ne suis pas.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sur scène, Diane Dufresne est flamboyante. Mais quand vient le temps de parler d&#8217;elle, l&#8217;artiste est souvent mal à l&#8217;aise et discrète. Diane Dufresne s&#8217;est rarement autant confiée que dans son livre. «Ça m&#8217;inquiétait beaucoup, indique-t-elle. J&#8217;avais peu parlé de ma mère et de mon amour (avec Richard Langevin).»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La chanteuse avait 12 ans quand sa mère est morte. «Mon frère avait 3 ans, souligne-t-elle. Nous étions très jeunes pour vivre la mort. La mort, c&#8217;est terrible.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans le chapitre J&#8217;ai quelque chose à te dire, Diane Dufresne s&#8217;adresse à sa mère. «La dernière fois que je t&#8217;ai vue, j&#8217;arrivais les bras chargés de cadeaux à l&#8217;hôpital Saint-Luc. Un baby doll de dentelle trouvé au nouveau magasin Reitmans, un séchoir à cheveux portatif qui t&#8217;avait étonnée, des fleurs de toutes les couleurs (&#8230;) Un faible frôlement de ton doigt au creux de ma paume manifesta ta joie de me revoir. Tu te meurs sans que je puisse rien y faire (&#8230;) J&#8217;ai adoré ma maman jusqu&#8217;à voir dans le visage des statues de la Vierge Marie les traits de ma mère trop belle pour mourir.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«La solitude est arrivée dans ma vie ce jour-là, explique Diane Dufresne en entrevue. Quand tu écris, tous les détails reviennent. C&#8217;est comme si les mots avaient une mémoire.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mots de tête se déroule de 2008 à 2009, sur une période d&#8217;environ un an et demi, avec plusieurs allers et retours dans le passé. Les lecteurs pénètrent dans l&#8217;univers angoissé et rempli de doutes de Diane Dufresne. «Avoir du fun, c&#8217;est un mot que j&#8217;ai rarement utilisé dans ma vie, opine-t-elle. Je prends les choses au sérieux.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans son livre, Diane Dufresne cite des gens qu&#8217;elle admire, que ce soit Julie Payette, Hubert Reeves, Laure Waridel ou Steven Guilbeault. Qu&#8217;est-ce qui réunit tous ces gens? «Ils prennent ce qu&#8217;ils font au sérieux, répond l&#8217;artiste. J&#8217;admire des gens conscients qui font juste ce qu&#8217;ils ont à faire. Je n&#8217;ai pas d&#8217;admiration pour les politiciens, pour les gens vendeurs ou centrés sur l&#8217;argent.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’entrevue de Émilie Côté paru dans Cyberpresse le 21 novembre 2009<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200911/21/01-923814-diane-dufresne-des-mots-pour-sexpliquer.php" target="_blank">Voir la source </a></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/25/diane-dufresne-des-mots-pour-sexpliquer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Isabelle Nazare-Aga</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/28/isabelle-nazare-aga/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/28/isabelle-nazare-aga/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 13:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[vie pratique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/28/isabelle-nazare-aga/</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vais vous parler d’Isabelle Nazare-Aga, auteure de Je suis comme je suis. Isabelle Nazare-Aga, est thérapeute cognitivo-comportementaliste. Elle exerce en cabinet et mène des stages d&#8217;affirmation et d&#8217;estime de soi, de recherche des valeurs personnelles, de communication et de gestion du stress. Elle donne des séminaires « Faire face aux manipulateurs ». Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd’hui, je vais vous parler d’<a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Isabelle%20Nazare-Aga">Isabelle Nazare-Aga</a>, auteure de <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0496177">Je suis comme je suis</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Isabelle Nazare-Aga, est thérapeute cognitivo-comportementaliste. Elle exerce en cabinet et mène des stages d&#8217;affirmation et d&#8217;estime de soi, de recherche des valeurs personnelles, de communication et de gestion du stress. Elle donne des séminaires « Faire face aux manipulateurs ». Elle est notamment l&#8217;auteure de plusieurs ouvrages dont <em>Les manipulateurs sont parmi nous</em> et <em>Les manipulateurs et l&#8217;amour</em>, traduits en plusieurs langues.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Découvrez un extrait de son entrevue :<span id="more-470"></span></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Vous êtes thérapeute cognitivo-comportementaliste, formatrice et conférencière. Vous exercez en cabinet et menez des stages d’affirmation et d’estime de soi, de recherche des valeurs personnelles, de communication et de gestion du stress. Comment est née cette envie d’aider les autres ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Très jeune. Probablement avant 15 ans et de façon consciente vers 15 ans. J’avais une mère psychothérapeute et j’ai eu la chance d’avoir été conviée à faire des stages en groupe de thérapie. C’est ainsi que j’ai découvert des adultes de 40 ans, que j’appelais des « vieux », qui n’étaient pas heureux. C’était une très grande découverte. J’ai vu beaucoup de souffrance à leur âge que je ne soupçonnais pas et j’ai certainement déclenché en moi l’envie non pas d’aider les animaux (parce que de l’âge de 5 ans à 15 ans, je voulais être vétérinaire) mais plutôt d’aider les adultes. Cela s’est dessiné comme une évidence.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Votre dernier livre <em>Je suis comme je suis</em> est consacré à l’importance des valeurs personnelles. Ce guide pratique des valeurs et contre-valeurs permet à travers une grille d’analyse de trouver ce pour quoi nous sommes faits. Quelle est la différence entre une qualité et une valeur ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Une valeur est 10 à 100 fois plus forte qu’une qualité. Une qualité c’est un mécanisme qu’on met en jeu selon les circonstances. Une valeur, c’est un fonctionnement, c’est un pilotage automatique qui va être activé sans cesse, sans qu’on s’en aperçoive comme une évidence de fonctionnement. C’est ce qui nous amène à faire telle ou telle chose, à prendre telle ou telle décision, à vivre à tel endroit, à nous marier ou pas nous marier, à faire tel ou tel métier, à ne pas changer de lieu de vie ou de vacances, etc. Donc c’est beaucoup plus profond. Ça nous détermine, ce qui fait qu’on est ce qu’on est. Et heureusement ou malheureusement, ces valeurs changent de priorité au cours de la vie. On continue à être ce qu’on est même si nos valeurs changent et qu’on les suit dans leur changement.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Qu’est-ce qu’une contre-valeur ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est ce qu’on redoute le plus au point de ne pas le vivre. Par exemple, cela peut expliquer pourquoi une personne n’arrive jamais à avoir une conversation franche avec son conjoint sur les problèmes puisque ce dernier a une contre-valeur qui s’appelle « conflit ». Donc il ne supporte pas la discussion puisque pour lui, une discussion = un conflit avec sa femme ou avec son chum. Et donc dans ces cas là, cette personne fuit complètement les discussions, par terreur du conflit.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En quoi est-ce utile de les découvrir ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est très important pour se comprendre, pour comprendre avec cet éclairage pourquoi on fait ce qu’on fait, on ne fait pas ce qu’on ne fait pas, pour comprendre vers quelle direction il nous faut aller maintenant. Par exemple, on voit qu’à travers les valeurs d’une personne qui a « créativité », « imaginaire », « autonomie », « évoluer », celle-ci a un profil pour un certain type de métier. Par exemple, elle était bibliothécaire de formation puis une édition l’appelle pour faire des fiches pédagogiques pour la jeunesse et elle a libre cours à son imagination pour traiter les fiches pédagogiques alors ça, c’est typiquement le métier qui lui faut. En restant bibliothécaire de la ville et en ayant des petites animations d’une demi-heure par-ci par-là va également rentrer dans ses valeurs auprès de la jeunesse mais ça ne va pas combler « évoluer ». Donc c’est la jonction de plusieurs valeurs présentes et bien confirmées qui fait qu’on va avoir une idée beaucoup plus précise quand on a un dilemme professionnel ou de choix de vie. Par exemple, est-ce que je quitte le Québec et je vais m’installer en Italie ou bien travailler par mission à l’étranger en tant qu’accompagnateur de touristes québécois dans leur congrès ? Tout ça va nous montrer si c’est viable ou non, si ça nous rendra heureux ou pas.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Une fois que les valeurs et contre-valeurs ont été identifiées, certaines personnes peuvent s’apercevoir qu’elles mènent une existence loin de leurs valeurs personnelles. Elles peuvent être découragées de changer de cap et préférer la facilité en acceptant leur situation actuelle surtout si le décalage dure depuis un moment. Que leur diriez-vous pour les encourager à améliorer leur situation ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Se faire aider est une bonne chose car elles ont l’intuition que pour leur santé mentale et physique (car le physique va vite prendre le relais), il faudra qu’elles bougent mais bouger peut être absolument terrorisant pour certaines personnes. Il vaut mieux se faire soigner par un thérapeute comportementaliste qui va les faire dépasser leur perfectionnisme, leur croyance qu’ils ratent tout, qu’ils vont se retrouver seuls et sans appui financier que par un thérapeute qui va les faire parler de leur Œdipe et de leur enfance. La peur de ces gens-là, c’est l’échec. Donc on peut travailler sur le plan cognitif et sur le plan comportemental. Il vaut mieux, pour ces personnes-là, être aidé par des professionnels. Une seule séance peut suffire pour créer le déclic. Généralement, s’ils vont voir un professionnel, c’est qu’ils vont mal.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les valeurs et contre-valeurs peuvent-elles évoluer selon l’âge ou le contexte dans lequel la personne vit ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Oui et c’est assez normal. Ce qui est assez inquiétant, c’est quand des personnes gardent leurs valeurs de façon constante depuis l’adolescence, qui ont 70 ans et qui n’ont jamais bougé aucune des valeurs. J’en ai rencontré plutôt à la campagne, ce sont des gens alcooliques souvent, ils sont toujours mariés à la personne qu’ils détestent, ça fait 40 ans, ils ont toujours les mêmes amis qu’ils ne respectent pas beaucoup puisque de toute façon, ils n’ont pas vraiment le choix d’avoir ce genre d’amis de voisinage. J’en ai rencontré en France, dans des villages en Bourgogne, c’est affolant, ça fait peur. Heureusement, ce n’est pas le commun des mortels, la majorité des humains ont besoin d’évoluer et c’est grâce à leur faculté de conscience qu’ils vont évoluer. Donc en général, ces valeurs-là changent mais la plupart des gens ne se rendent pas compte qu’elles ont changé de place dans leur hiérarchie. Ce que je préconise c’est que l’on fasse 2 fois par an une liste de ses valeurs. Par exemple, de se mettre sur un transat l’été, de ne pas lire, ne pas parler et réfléchir à ce qu’on a envie pour l’année suivante. Cela peut être au niveau des loisirs, du travail. Par exemple, beaucoup de gens rêvent d’écrire un roman, et la majorité des gens ne s’y mettent pas. D’autres voudraient peindre et n’ont pas encore pris rendez-vous pour prendre des cours de peinture ou voudraient faire du piano mais n’ont toujours pas été voir combien coûte un piano d’occasion.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Prendre ce moment pour réfléchir sur soi, c’est ce que donne l’occasion de mon livre d’ailleurs. Et ce livre est un superbe <em>accélérateur</em>. Les gens peuvent prendre une année à se trouver et encore quand ils n’abandonnent pas le processus en cours de route !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Isabelle%20Nazare-Aga">Lire l&#8217;entrevue au complet</a>.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/28/isabelle-nazare-aga/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Annie L’Italien</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/19/annie-litalien/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/19/annie-litalien/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 13:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman québécois]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/19/annie-l%e2%80%99italien/</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’Annie L’Italien, auteure de Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante. Montréalaise de naissance, Lavalloise d&#8217;adoption et re-Montréalaise dès que ça a été possible, Annie L&#8217;Italien a découvert son intérêt pour l&#8217;écriture au cégep, alors qu&#8217;elle a mis sa plume au service d&#8217;une amie paniquée. Agréablement surprise par les commentaires élogieux qu&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/08/petit-guide-pour-orgueilleuse.thumbnail.jpg" alt="Petit guide pour orgueilleuse" /></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’<a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Annie%20LItalien">Annie L’Italien</a>, auteure de <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0496166">Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Montréalaise de naissance, Lavalloise d&#8217;adoption et re-Montréalaise dès que ça a été possible, Annie L&#8217;Italien a découvert son intérêt pour l&#8217;écriture au cégep, alors qu&#8217;elle a mis sa plume au service d&#8217;une amie paniquée. Agréablement surprise par les commentaires élogieux qu&#8217;a suscités son texte, elle a rapidement vu sa tête enfler et un monde de possibilités créatives s&#8217;ouvrir devant elle.<span id="more-456"></span> Mais les choses étant ce qu&#8217;elles sont, Annie s&#8217;est sagement rangée du côté d&#8217;une carrière (relativement) stable en communications interactives, dépensant son surplus de niaiseries dans l&#8217;écriture de courriels vaguement fêlés et de fausses Newsletters créées pour ses amis. Fortement encouragée par ces derniers &#8211; qui en ont eu marre d&#8217;entendre ses « J&#8217;ai pas l&#8217;temps d&#8217;écrire. » qui cachaient en fait une peur maladive de l&#8217;échec et, avouons-le, une bonne dose de paresse -, ce n&#8217;est qu&#8217;au début de la trentaine qu&#8217;elle se décide enfin à concrétiser son rêve d&#8217;écrire un roman. Écrit sur un ton personnel aussi vif qu&#8217;original, le <em><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0496166">Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante</a></em> se veut une réflexion humoristique et sensible sur la vie en général, et sur les relations homme-femme en particulier&#8230; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je vous propose un <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Annie%20LItalien">extrait de son entrevue</a> :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong><em>Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante</em> est un roman typique de la chick lit, écrit pour et par des filles (<em>Le journal de Bridget Jones, Le diable s’habille en Prada, Soutien-gorge rose et veston noir, Les aventures d’India Jones</em>). Pourquoi avez-vous choisi ce genre littéraire ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand j’ai commencé à lire Le journal de Bridget Jones, j’avais l’impression de me lire ! Pas que j’ose me comparer à Helen Fielding, mais son style me faisait beaucoup penser au mien, puisqu’il misait sur la légèreté et l’humour. À l’époque où j’ai commencé la rédaction du Petit Guide il n’y avait que peu de romans de ce genre sur le marché, et à ma connaissance aucun au Québec. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça a changé. À un moment je me suis même demandé si je voulais vraiment suivre cette vague. Mais le problème, c’est que c’est vraiment ce genre d’histoire que j’avais envie d’écrire ! Alors j’ai mis de côté mes scrupules, décidé de croire que la chick lit était un genre littéraire au même titre que le roman policier, et conséquemment qu’il n’y en aurait jamais trop sur le marché. </span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelle a été votre source d’inspiration ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mon environnement, ma réalité, et en partie ma vie. Je dis bien en partie, parce que contrairement à ce qu’on pourrait croire, mon roman n’est pas si autobiographique que ça. Anne, le personnage principal, me ressemble effectivement beaucoup, et la plupart des autres personnages sont aussi basés sur des vraies personnes de mon entourage. Mais les péripéties d’Anne, c’est inventé. Et, malheureusement pour moi, le beau Philippe aussi est inventé de toutes pièces. Donc mon inspiration vient aussi de mon imagination un peu trop fertile.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Difficile de différencier le vrai du faux dans ce roman en partie autobiographique. Est-ce facile à assumer ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pas toujours ! Surtout que j’ai donné le droit à Anne de révéler des trucs que je n’oserais jamais dire, et puisque la limite entre mon personnage et la vraie moi est plutôt mince, j’ai eu des grands moments de doute. Mais une fois le roman imprimé, ça a été plus facile de me détacher.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans un article de La voix pop du 1<sup>er</sup> mars 2008, vous dites « Je suis moi-même célibataire ET je suis heureuse ». Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à une célibataire qui vit mal son célibat ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Tout récemment j’ai lu quelque chose que j’ai bien aimé. L’article citait quelqu’un qui citait quelqu’un, alors je ne sais pas trop quelle en était la source, mais ça disait en gros que d’avoir un homme dans sa vie devait être la cerise sur le sundae, pas le sundae lui-même. C’est simple, et limite cliché, mais c’est un peu comme ça que je me sens : j’aimerais beaucoup avoir la cerise dans ma vie, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier le reste !</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La chick lit faisant de plus en plus d’adeptes, vous vous démarquez par votre style où vous faites attention de ne pas « écorcher la langue ». Pourquoi ce choix ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ah tiens, vous êtes la première à me dire ça. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi. C’est peut-être parce que je viens d’une famille où la qualité du français est importante. <o:p></o:p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"></span><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour vous, le prince charmant est-il un mythe ou une réalité ? </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Si pour vous la définition du prince charmant est un homme parfait qui correspond en tous points à vos besoins et à vos attentes, ma réponse est que c’est un mythe ! Sans voler de punchs, mon opinion sur le sujet fait d’ailleurs partie du roman, puisque le charmant Philippe n’est pas aussi parfait pour Anne qu’on le croit au début. </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/08/19/annie-litalien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nobel blues pour Doris Lessing</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/23/nobel-blues-pour-doris-lessing/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/23/nobel-blues-pour-doris-lessing/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 13:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/23/nobel-blues-pour-doris-lessing/</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir obtenu le Prix Nobel de littérature en 2007, Doris Lessing avait déclaré que l’obtention de la récompense suprême du monde littéraire ne changerait rien à ses habitudes. Néanmoins, aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait un autre son de cloche. Dans un entretien avec la BBC dont des extraits ont été publiés dans la presse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/07/doris-lessing.thumbnail.jpg" alt="Doris Lessing" /><br />
</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après avoir obtenu le Prix Nobel de littérature en 2007, <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Doris%20Lessing">Doris Lessing</a> avait déclaré que l’obtention de la récompense suprême du monde littéraire ne changerait rien à ses habitudes. Néanmoins, aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait un autre son de cloche. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans un entretien avec <st1:personname productid="la BBC" w:st="on">la BBC</st1:personname> dont des extraits ont été publiés dans la presse britannique, la romancière a en effet estimé que l’obtention du Nobel de littérature avait été une «catastrophe» pour elle, «Tout ce que je fais, c’est donner des interviews et me faire prendre en photo», s’emporte la dame, âgée de 88 ans. <span id="more-406"></span>Interrogée sur son travail d’écriture, elle reconnaît : «J’ai arrêté. Je n’ai plus d’énergie.» «C’est pour cela que je n’arrête pas de dire à tous ceux qui sont plus jeunes que moi : &laquo;&nbsp;Ne vous imaginez pas que vous serez toujours jeunes&nbsp;&raquo;.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Née en 1919, Doris May Taylor a vécu la première partie de sa vie en Rhodésie du Sud (actuel Zimbabwe), ce qui marquera son œuvre. Ancien membre du Parti communiste, elle a souvent été comparée à Simone de Beauvoir pour ses idées féministes, surtout pour son fameux Le Carnet d’or paru en 1962 et devenu le livre de référence des femmes révoltées de l’après-guerre. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En la consacrant, les jurés du Nobel disaient vouloir honorer la «conteuse épique de l’expérience féminine». Mais ils ajoutaient, plus subtils, «qui, avec scepticisme, ardeur et une force visionnaire, scrute une civilisation divisée.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.bbc.co.uk/bbcfour/audiointerviews/profilepages/lessingd1.shtml">Pour plus d&#8217;information</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp?ok=1&amp;cat=0&amp;pageMem=4">Voir la source</a>.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/23/nobel-blues-pour-doris-lessing/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marraine</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/03/marraine/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/03/marraine/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 13:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloggeur invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/03/marraine/</guid>
		<description><![CDATA[Notre bloggeuse invitée d’aujourd’hui est l’auteur Hélène Koscielniak. Elle nous parle de son premier roman, Marraine. Avant de se consacrer à l&#8217;écriture, Hélène Koscielniak a assumé plusieurs fonctions relatives au milieu scolaire de l&#8217;Ontario. De 1996-2001, elle fut surintendante du Réseau de formation et de programmation du Nord au Ministère de l&#8217;Éducation de l&#8217;Ontario, puis, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Notre bloggeuse invitée d’aujourd’hui est l’auteur Hélène Koscielniak. Elle nous parle de son premier roman, <em>Marraine</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Avant de se consacrer à l&#8217;écriture, Hélène Koscielniak a assumé plusieurs fonctions relatives au milieu scolaire de l&#8217;Ontario. De 1996-2001, elle fut surintendante du Réseau de formation et de programmation du Nord au Ministère de l&#8217;Éducation de l&#8217;Ontario, puis, de 1998 à 2001, agente de supervision pour le Conseil scolaire catholique du district des Grandes Rivières. <span id="more-360"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">« Vous connaissez les bateyes ? Ces villages agricoles secrets où vivent les braceros, coupeurs de canne haïtiens forcés d’y vivre encore aujourd’hui comme les esclaves d’antan ? C’est ce que découvre Normande Viau en s’inscrivant à un projet de parrainage d’enfant. Par le biais d’une correspondance soutenue ainsi que l’aide d’un prêtre itinérant, la &laquo;&nbsp;Marraine&nbsp;&raquo; devient amie avec la mère de son petit protégé. Lorsque celle-ci parvient à se rendre en République-Dominicaine pour rencontrer son “filleul”, plein de dangers la guettent et, à son insu, elle provoque une suite d’événements qui tiennent les lectrices et lecteurs en alerte jusqu’au dénouement. <em>Marraine</em> est un roman qui sonde le cœur de deux femmes si différentes par leur culture, si semblables par leur condition féminine. Ce roman a été finaliste au Salon du livre de Toronto et au Prix des lecteurs de Radio-Canada, édition 2008. Il est disponible aux Éditions L’Interligne à Ottawa. »</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Merci à Hélène de nous proposer son livre !</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/07/03/marraine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Derrière une saga historique &#8211; Micheline Duff</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/25/derriere-une-saga-historique-micheline-duff/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/25/derriere-une-saga-historique-micheline-duff/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 13:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloggeur invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/05/27/derriere-une-saga-historique-micheline-duff/</guid>
		<description><![CDATA[Notre bloggeuse invitée d’aujourd’hui est Micheline Duff, auteure de la saga D’un silence à l’autre. Elle nous présente un article passionnant sur les recherches de son prochain roman historique. C’est très instructif et cela nous montre ce qui se passe &#171;&#160;derrière&#160;&#187; la production d&#8217;un roman. « ÉTÉ 2007. Le plan de ma saga À l’autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/05/micheline-duff.thumbnail.jpg" alt="Micheline Duff" /></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Notre bloggeuse invitée d’aujourd’hui est <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Micheline%20Duff">Micheline Duff</a>, auteure de la saga <em><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0899107">D’un silence à l’autre</a></em>. Elle nous présente un article passionnant sur les recherches de son prochain roman historique. C’est très instructif et cela nous montre ce qui se passe &laquo;&nbsp;derrière&nbsp;&raquo; la production d&#8217;un roman.</span><span id="more-299"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">« ÉTÉ 2007. Le plan de ma saga <em>À l’autre bout de l’exil</em> étant déjà passablement esquissé dans mon esprit, je m’achemine allègrement vers <st1:personname productid="la Biblioth￨que Nationale" w:st="on">la Bibliothèque Nationale</st1:personname> du Québec. Trouver des informations sur la période entre 1870-1910 au nord des États-Unis et au Québec ne devrait pas s’avérer trop difficile. En effet, la documentation me paraît abondante et les titres prometteurs. J’emprunte donc trois volumes d’histoire. Des briques ! Pourvu que ça ne soit pas trop aride !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Comme à l’accoutumée, je baserai mon roman sur un fait vécu et l’enroberai ensuite de fiction. Dans la région du Saguenay, en 1873, Joseph M. a mis le feu à sa maison dans laquelle reposait la dépouille mortelle de sa femme, puis il s’est enfui dans la nuit avec ses trois petites filles, pour ne plus jamais revenir. L’histoire raconte que les filles ont grandi aux États-Unis, à Lowell, Massachusetts, mais que deux d’entre elles sont revenues au Québec à l’âge adulte. Quant au père, Joseph, il est mort quelque vingt ans plus tard dans un hôpital américain pour malades mentaux. Voilà pour l’histoire vraie. Je n’en sais pas plus et ne veux pas en connaître davantage, préférant laisser le champ libre à mon imagination.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À la vérité, c’est le contexte historique qui m’embête un peu. 1873, dans la région du Lac St-Jean, c’était comment ? Quelle route Joseph a-t-il pu prendre avec sa charrette tirée par une <em>picouille </em>? Où s’arrêtait-il avec ses enfants ? Campait-il sous les ponts ? Et les autres Canadiens français qui émigraient aux États-Unis prenaient-ils la route ou le train ? Et ça coûtait combien ? Pour quelles raisons se rendaient-ils là-bas ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De toute évidence, les trois livres d’histoire retenus à la bibliothèque ne suffiront pas. Il me faut dénicher un bouquin sur la région du Saguenay puisque deux des personnages y retourneront, sans parler de l’utilité d’une bonne vieille Histoire du Canada. Quant aux détails de la vie quotidienne de l’époque, les livres de madame Sauvageau si abondamment documentés et illustrés me serviront de guide. Après tout, je ne sais pas, moi, comment ça se passait dans les fermes et les chantiers de l’époque ! Je connais bien les recettes de ma grand-mère mais pas celle de la fabrication du savon de ménage ! Quant à y être, je retiens également un livre sur la vie des femmes d’autrefois, ça pourra toujours servir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Petit à petit, les volumes s’accumulent sur mon bureau. Ouf ! Il me reste à dénicher <em>Les tisserands du pouvoir</em> que mes amis intéressés à ma cause ne manquent pas de me recommander. Mon père, lui, m’a prêté sa série vidéo <em>Un homme et son péché</em>, question de me plonger dans l’atmosphère de l’époque.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais, papa, c’est aux États-Unis que ça se passe ! En Nouvelle-Angleterre, pour être plus précis ! Là où l’industrialisation a pris son essor, après la guerre de Sécession. La guerre de Sécession ? Ah! Oui… en quelle année, déjà ? Dieu du ciel ! Il me faut absolument un livre d’Histoire des États-Unis ! Indispensable ! De toute façon, un livre de plus ou de moins…</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Courageusement, religieusement, je passe l’été à me taper des milliers de pages historiques et à absorber des millions de détails tous plus passionnants les uns que les autres. J’aurai le choix quand je me lancerai dans la rédaction. Le désordre dans mes paperasses est total. Des cartes s’empilent, des photos s’éparpillent, des dépliants de toutes sortes envahissent ma surface de travail. Je prends des notes, des tonnes de notes, des <span style="text-transform: uppercase">montagnes</span> de notes ! Je veux tout écrire, tout retenir. Pour ne rien oublier. À mon âge, vous savez…</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Puis, je me mets à naviguer sur Internet. La belle affaire ! Les sujets ne manquent pas. Les premières machines à coudre, elles avaient l’air de quoi ? Comment ça se passait dans les fabriques de souliers ? Le dactylo existait-il dans ce temps-là ? Et l’électricité, c’est arrivé en quelle année ? Mon ordinateur et moi passons des semaines et des semaines ensemble, en tête-à-tête. Je ne vois même plus le temps qu’il fait dehors. Mon imprimante s’essouffle et finit par rendre l’âme, complètement abattue.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Petit à petit, l’atmosphère de mon roman se précise. Des idées nouvelles s’y greffent. La famille sera hébergée par des fermiers, puis, les filles travailleront en usine, le père se bâtira une maison sur un terrain boisé. Pas facile d’intégrer des éléments à moitié réels ou à moitié fictifs dans un contexte rendu immuable par l’Histoire mais tout aussi transformable par mon imagination… Mon souci d’authenticité ne cesse d’imposer un cadre à mes élans créateurs, l’Histoire et moi, on doit absolument se trouver un terrain d’entente.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’apprends qu’il ne s’est à peu près rien passé d’intéressant, historiquement, entre 1870 et 1880 en Nouvelle-Angleterre. Ah ! Bon. Dans ce cas, je vais faire débuter mon roman en 1880, on aura un peu plus d’action. La chronique raconte qu’une des filles a été retenue pendant un an à Colebrook, près de la frontière entre le Canada et les États-Unis, avant d’aller rejoindre ses sœurs et son père à Lowell. Quelle raison vais-je inventer ? Et de quoi ça a l’air, Colebrook ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Qu’à cela ne tienne ! Je pars un bon matin, en compagnie de l’arrière-petite-fille (la vraie !) de mon personnage principal, sur la trace de ses ancêtres, caméra et tablette à écrire en main. Nous nous rendrons jusqu’à Lowell, au nord de Boston, siège principal de la saga. Pour le premier tome, à tout le moins.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais nous visitons d’abord Colebrook où je découvre un pont couvert construit avant 1880. Donc, il existait à l’époque. Chouette ! C’est en le traversant à pied que j’imagine l’accident qui retiendra la petite Sophie durant un an chez le médecin de l’endroit. Quant à la maison du docteur, ce n’est qu’après l’avoir photographiée dix fois plutôt qu’une sur tous les angles, que je découvre, inscrit en tout petits chiffres au-dessus de la porte, qu’on l’a bâtie en 1898. Zut !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À Lowell, au Tourist Office, je n’ai qu’à mentionner mon désir d’écrire un roman sur la vie des Franco-Américains pour qu’on se mette à me parler en français avec un fort accent : « Moé, ma grand-mérre, à vient de Riviérre-dés-loups» ou encore, « J’ai boucou de family au Qwébec! » Je reviens de Lowell les bras remplis de documents, cassettes-vidéo, photos, prospectus, et bien sûr, quelques livres généreusement offerts. Certaines personnes me donnent même leur adresse pour que je les avise de la parution du roman ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et quels beaux souvenirs je rapporte de cette promenade en bateau sur les canaux de la vieille ville ou en « coach » tiré par un cheval, le transport en commun de l’époque. Ma visite à l’usine de textiles convertie en musée me sera d’une grande utilité. Je saurai dans quel enfer ont travaillé les familles de Québécois partis « aux Zétats » pour faire un coup d’argent. Le quartier du Petit Canada, les églises, les couvents, la rue commerciale n’ont plus de secret pour moi et n’en auront plus pour mes futurs lecteurs. J’imagine déjà mes personnages au travail, je conçois même une scène d’amour sur le bord de la rivière et un baptême dans l’église !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après avoir passé des mois à compiler mes fameuses notes, j’amorce enfin le premier jet de ma saga dès la fin de septembre. Mais je dispose de tant de détails que j’arrive parfois difficilement à intégrer mon histoire dans le véritable contexte historique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ainsi, quand je veux décrire la fête de <st1:personname productid="la St-Jean Baptiste" w:st="on">la St-Jean Baptiste</st1:personname> en 1881, c’est la description de celle de 1883 que je découvre dans les livres ! Tant pis, je vais m’y ajuster ! Et quand je veux héberger mes personnages pour quelques mois dans une ferme, je ne peux utiliser le nom de la ferme-musée visitée à Colebrook, car Joseph vivra une idylle avec la belle fermière. Hélas, sur Internet, cette famille existe encore ! Même chose pour le curé de la paroisse : j’avais imaginé une relation amoureuse entre lui et l’une des filles. Mais quand Internet m’a révélé le véritable nom du curé du temps, j’ai dû changer ma version et créer de toutes pièces un vicaire un peu libertin ! À mon grand désespoir, quelques semaines après avoir écrit ce chapitre relativement croustillant, ce cher Internet m’a cyniquement appris qu’un véritable vicaire a aussi existé à cette période ! Il m’a même confié son nom !!! re-Zut !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’aurais voulu utiliser le terme Franco-Américains pour désigner les Québécois expatriés, mais mes livres m’ont appris qu’on a inventé ce mot en 1890 seulement. Au sujet du traitement des malades mentaux dans les hôpitaux et, aussi, sur les matières enseignées dans les écoles au tournant du siècle, il me faudra entreprendre d’autres recherches. Quant au retour au Lac St-Jean des deux filles plusieurs années plus tard, je devrai découvrir, là aussi, comment était l’air du temps dans cette région de colonisation. Hum ! Je n’ai pas fini de retourner à <st1:personname productid="la Biblioth￨que Nationale" w:st="on">la Bibliothèque Nationale</st1:personname>, il me semble !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais, au bout du compte, de devoir ainsi me faufiler à travers ce dédale de vérités, de demi-vérités et de fantaisies fictives s’avère pour moi un véritable plaisir et une merveilleuse aventure. En ce début de printemps 2008, j’en suis déjà au trente-cinquième chapitre d’une poignante saga qui, je l’espère, ne laissera personne indifférent. Le défi, pour moi, reste cependant de taille.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Bref, sachez donc, chers historiens de tout acabit et chers futurs lecteurs, que cette série sera non seulement bouleversante mais également défendable, dans ses moindres détails, du point de vue historique. Je vous le promets, parole d’auteure. »</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Merci à Micheline Duff pour cet article palpitant !</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/25/derriere-une-saga-historique-micheline-duff/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>30</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Derrière les livres</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/11/derriere-les-livres/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/11/derriere-les-livres/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 13:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/11/derriere-les-livres/</guid>
		<description><![CDATA[Je trouve que les chroniques de Dany Laferrière sont toujours pertinentes à lire. J’aimerais partager un extrait d’une de ces chroniques (11/11/07) à La Presse avec vous. Vous ne verrez plus les écrivains de la même façon : « Pour Whitman, l’écrivain se trouve derrière son livre, mais en lisant on le fait apparaître devant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial" lang="FR">Je trouve que les chroniques de Dany Laferrière sont toujours pertinentes à lire. J’aimerais partager un extrait d’une de ces chroniques (11/11/07) à <st1:personname productid="La Presse" w:st="on">La Presse</st1:personname> avec vous. Vous ne verrez plus les écrivains de la même façon :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial" lang="FR">« Pour Whitman, l’écrivain se trouve derrière son livre, mais en lisant on le fait apparaître devant soi. Et quand il est là, on replace le livre dans la bibliothèque, on prépare le thé, et on revient s’asseoir calmement pour converser avec cet esprit qui a traversé parfois les siècles pour nous retrouver ici.<span id="more-323"></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial" lang="FR"> Enfant, je croyais que les livres poussaient sur les arbres. J’avais entendu dire que c’est avec des arbres qu’on faisait les livres, et je prenais l’image à la lettre. J’ai su plus tard qu’il y a toujours quelqu’un derrière un livre. C’est l’écrivain. Comment s’y prend-il ? Il s’enferme quelque part pour mieux plonger en lui-même. En ayant pris soin, auparavant, de rassembler les ingrédients qui vont le servir pour apprêter son roman. Il lui faut d’abord ralentir le rythme, car le roman est un art de longue cuisson. Puis les épices, qui donnent toute sa saveur à l’histoire, et qu’en littérature on appelle le style. Après, il doit baisser le feu, et laisser le tout se reposer pendant un bon mois. Il reprendra le travail prudemment, car tout est si délicat encore, et il suffit de peu pour que le livre vous échappe. Il conforte la charpente de l’ouvrage pour éviter que de trop longues digressions ne le déséquilibrent. C’est différent de ce qu’on imaginait, mais il continue, tête baissée, malgré la déception momentanée, à espérer une surprise au bout du tunnel. En effet, il est le premier étonné par cette chose trop palpitante de vie pour être un simple objet. C’est le sang et non l’encre de l’écrivain qui l’irrigue. De cet écrivain, qui doit disparaître pour permettre au livre d’atteindre son lecteur. Bien sûr, on le voit de plus en plus à la télé, dans les journaux ou à la radio, mais ce n’est pas tout à fait lui. Pour le croiser réellement, il faudrait le surprendre quand il a ce regard hagard vers la fin de l’après-midi. Et là, il a vraiment une sale gueule. Celui qu’on voit à la télé n’est qu’un usurpateur. »</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/06/11/derriere-les-livres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le cas Stieg Larsson</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/05/08/le-cas-stieg-larsson/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/05/08/le-cas-stieg-larsson/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 May 2008 13:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/05/08/le-cas-stieg-larsson/</guid>
		<description><![CDATA[Millénium, ça vous dit quelque chose ? Stieg Larsson aussi ? C’est un gros succès un peu partout en Europe et ça le devient aussi ici. Mais ce succès, Stieg Larsson n’en aura rien vu. L’auteur est mort en novembre 2004 d’un infarctus avant que le premier volume de Millénium soit publié en Suède, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: right; padding: 4px"><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0308638" title="T1 - Les hommes qui n'aiment pas les femmes"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/05/millenium-t1.thumbnail.jpg" alt="Millenium t1" /></a><br />
</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0308638"><em>Millénium</em></a>, ça vous dit quelque chose ? Stieg Larsson aussi ? C’est un gros succès un peu partout en Europe et ça le devient aussi ici. Mais ce succès, Stieg Larsson n’en aura rien vu. L’auteur est mort en novembre 2004 d’un infarctus avant que le premier volume de <em><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0308760">Millénium</a></em> soit publié en Suède, en juillet 2005, chez Norstedts.</span><span id="more-251"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La trilogie a été présentée à <st1:personname productid="la Foire" w:st="on">la Foire</st1:personname> de Francfort en octobre 2004 et achetée sur manuscrit par l’éditeur allemand Heyne. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Nombreux sont ceux qui désormais connaissent le nom de Stieg Larsson. Mais de lui, on ne sait presque rien. Peu de photos, pas d’interviews. Enfin presque pas d’interviews : il en existe une, publiée le 27 octobre 2004 dans la revue professionnelle suédoise Svensk BokHandel. L’entretien a été mené par Lasse Winkler, le rédacteur en chef : « <em>C’est un ami éditeur, en qui j’avais toute confiance, John-Henry Holmberg, qui m’a parlé de Stieg Larsson pour la première fois. C’est lui qui a découvert cet auteur. Le fait que Larsson ait attendu d’avoir écrit, sans n’en parler à personne, ses trois volumes de Millénium avant de les présenter l’avaient impressionné. Il est vrai que peu d’auteurs se lancent dans un projet aussi ambitieux sans un minimum de reconnaissance. Pour John-Henry, c’était clair, Larsson allait être le plus grand</em>. »</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Lasse Winkler contacte Stieg Larsson en octobre 2004, quelques jours avant sa mort. « <em>Ce qui était très étrange, c’est qu’un meurtre venait d’être commis en Suède et que lorsque la police est arrivée sur les lieux du crime, elle y a trouvé des photos et l’adresse de Stieg Larsson </em>» se souvient Lasse Winkler. Un contexte étonnant qui n’empêche pas Larsson d’être à mille lieues de se douter du succès qui le guettait. « <em>Je suis arrivé chez lui et je lui ai demandé s’il réalisait qu’il allait devenir célèbre, qu’il pourrait faire ce qu’il voulait, que beaucoup de gens seraient bientôt derrière lui. Il m’a répondu : ‘’Je ne suis pas intéressé’’. Et quand je lui ai parlé de l’argent qu’il allait toucher, il a juste évoqué la possibilité de payer les dettes de sa maison. Il s’est presque énervé quand je lui ai dis que sa vie entière allait changer. Il était très loin d’imaginer ce qui était en train de se jouer</em>. » Plus de trois ans après la mort de son auteur, <em>Millénium</em> est en passe de devenir le polar de la décennie. En France, 700 000 exemplaires de la trilogie ont déjà été vendus.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voici en exclusivité la seule et unique entrevue de Stieg Larsson :</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pourquoi avez-vous écrit <em>Millénium</em> ?</span></strong><br />
<span style="float: left; padding: 4px"><br />
<a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0308760" title="T2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'esence et d'une allumette"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/05/millenium-t2.thumbnail.jpg" alt="Millenium t2" /></a><br />
</span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’ai commencé en 2001 pour le plaisir mais c’était une idée qui me trottait dans la tête depuis les années 1990. À l’époque, avec mon copain Kenneth à l’agence TT, on s’amusait à inventer une suite à la série « Les jumeaux mènent l’enquête ». C’était drôle parce qu’on les imaginait menant leur dernière enquête à 45 ans, enfin c’était mon idée mais ça ne s’est jamais fait. À la place, j’ai opté pour Fifi Brindacier. Quel adulte serait-elle aujourd’hui ? Dans quelle catégorie la rangerait-on ? Délinquante ? Atteinte de TDA/H (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) ? Absolument pas. Elle a juste une autre vision de la société. Elle m’a inspiré le personnage de Lisbeth Salander qui, à 25 ans, est totalement hors norme. Elle ne connaît personne, a des difficultés pour s’intégrer, n’a pas vraiment de vie personnelle.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais en face, il faut un personnage qui fasse le poids ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Oui, c’est Mikael Blomqvist, 45 ans, un brillant journaliste qui travaille pour son propre magazine <em>Millénium</em>. Mais il y a beaucoup d’autres personnages aux personnalités très diverses. Je lis depuis longtemps des romans policiers, et il y a quelque chose qui m’agace dans le genre, c’est que souvent on est face à deux personnages qui ne représentent pas la société dans laquelle ils évoluent. Je voulais justement éviter ça : le héros, le deuxième personnage et le chœur des sans-grade. Dans la réalité, chacun joue son rôle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Concernant <em>Millénium</em>, je suis parti de trois groupes distincts. Le premier tourne autour du magazine et de ses six collaborateurs. Des personnages certes secondaires, mais qui ne se contentent pas de faire de la figuration et qui influencent l’histoire, ce n’est pas un univers clos. Ensuite, il y a le groupe autour de Milton Security, une société de gardiennage privée avec un Croate à sa tête et enfin l’équipe des policiers.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pourquoi avez-vous attendu d’avoir fini d’écrire le troisième livre avant de contacter un éditeur ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Difficile à dire… Mais c’est seulement au troisième volume que la trame apparaît clairement et que l’on comprend ce qui s’est passé. En même temps, chaque livre est une entité. Habituellement, dans les policiers, on ne voit pas les retombées d’une histoire dans les romans qui suivent. Chez moi, oui. Quand j’ai eu fini le premier livre, ça ne me semblait pas urgent à l’époque de la faire publier. J’ai laissé reposer puis j’ai écrit le deuxième et le troisième en m’inspirant d’ailleurs de personnes réelles. J’ai pu par la suite revenir sur le premier livre et corriger certains traits de caractère. Puis j’ai changé pas mal de choses entre le deuxième et le troisième, parce qu’un personnage clé était absent et j’ai été obligé de le rajouter…</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Comment écrivez-vous ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’écris très vite. J’écris en fait les livres que j’aimerais lire… En plus, j’adore lire. Il faut bien évidemment avoir des choses à dire, personnellement j’aime faire passer mes opinions… C’est facile d’écrire des romans policiers, c’est beaucoup plus délicat d’écrire un article de 5000 signes où toutes les informations doivent être vérifiées. Écrire des policiers, c’est amusant, c’est un genre littéraire très populaire, il ne s’agit pas, bien entendu, de le confondre avec la littérature engagée ou classique.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">À votre avis, que va-t-il se passer maintenant ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En fait, je n’attends pas grand-chose, mais j’ai le sentiment que je suis en train d’assurer mes vieux jours.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source : Livres Hebdo du 29 février 2008</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/05/08/le-cas-stieg-larsson/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Benoîte Groult</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/04/15/benoite-groult/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/04/15/benoite-groult/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 13:17:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/04/15/benoite-groult/</guid>
		<description><![CDATA[Mon auteure du jour est Benoîte Groult, auteure entre autres de La touche étoile. Née à Paris en 1920, Benoîte Groult grandit dans un milieu intellectuel et artistique. Après avoir étudié et enseigné les lettres classiques, elle devient journaliste et écrivain. Fondatrice du féminisme moderne, elle est l&#8217;auteure d&#8217;une œuvre importante, où l&#8217;on retient Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/04/benoite-groult.thumbnail.jpg" alt="Benoite Groult.jpg" /><br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mon auteure du jour est <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Beno%EEte%20Groult">Benoîte Groult</a>, auteure entre autres de <em><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0664455">La touche étoile</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Née à Paris en 1920, <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/auteursduclub.jsp?auteur=Beno%EEte%20Groult">Benoîte Groult</a> grandit dans un milieu intellectuel et artistique. Après avoir étudié et enseigné les lettres classiques, elle devient journaliste et écrivain. Fondatrice du féminisme moderne, elle est l&#8217;auteure d&#8217;une œuvre importante, où l&#8217;on retient <em>Le Journal à quatre mains</em> (1958), écrit avec sa sœur Flora Groult, <em>Ainsi soit-elle </em>(1975), un essai sur la condition féminine au retentissement mondial, <em>Les Trois Quarts du temps</em> (1983), <em>Les Vaisseaux du cœur</em> (1988) et <em>Histoire d&#8217;une évasion</em> (1997). Présidente de <st1:personname productid="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:personname> de terminologie pour la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions, membre du jury Femina depuis 1982, elle a partagé sa vie avec Paul Guimard et a trois filles.<span id="more-204"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.evene.fr/livres/actualite/touche-etoile-benoite-groult-vieillesse-738.php">Thomas Flamerion d’Evene.fr</a> a recueilli ses propos en mars 2007, à l’occasion de la sortie de son livre, <em>La touche étoile</em>. Voici un extrait de son entrevue.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce qui surprend dans votre roman, c’est le langage, très “jeune”. Cela vous a-t-il demandé un effort d’adaptation particulier ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non, on n’arrive jamais à s’adapter. On écrit comme ça sort vraiment de soi. Je ne me suis pas forcée. Je vis ma vieillesse comme ça&#8230; Je fais encore de la bicyclette, c’est un effort, mais j’aime ça !</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le roman repose à la fois sur la vie d’une journaliste vieillissante, et sur l’histoire d’amour de sa fille avec Brian, un Irlandais. Cette seconde trame relève-t-elle d’une volonté de ne pas parler que de la vieillesse ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Absolument. Il faut aussi montrer la partie lumineuse de la vie, pas simplement la descente, la chute. Et puis cela me permettait de décrire l’Irlande où j’ai longtemps vécu, dont je suis toujours amoureuse et où je vais encore tous les ans pêcher la crevette.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et l’expérience de cette mère qui vieillit, qui achète un ordinateur mais ne parvient pas à l’utiliser, est-ce du vécu ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est une expérience réelle. J’ai un ordinateur, mais il est toujours dans un carton. Je n’ai pas vraiment le temps parce que je suis toujours en voyage, mais je vais bien être obligée de m’y mettre à Belzébuth, comme je l’appelle dans mon livre. Pourtant cela ne correspond pas du tout à ma nature. J’ai toujours écrit à la main. Ma fille me dit que je suis encore au Moyen Age parce que je scotche entre eux des morceaux de papier que je déchire. Je ne suis pas de la génération de l’électronique.</span></p>
<p><span style="float: right; padding: 4px"><a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0664455" title="La touche étoile"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2008/04/la-touche-etoile.thumbnail.jpg" alt="La touche étoile" /><br />
</a><br />
</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aimeriez-vous donner une suite à <a target="_blank" href="http://www.quebecloisirs.com/affichage/affichagelong.jsp?produitAccedeAvecCatalogue=0664455"><st1:personname productid="La Touche" w:st="on"><em>La Touche</em></st1:personname><em> étoile</em></a> ?</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’écrirai autre chose, peut-être, mais sûrement pas la suite, parce que c’est un miracle que j’aie réussi à parler de la vieillesse sans être sinistre, sans non plus passer mon temps à en plaisanter. Je n’oserai plus aborder le sujet. J’ai déjà 87 ans, alors ça serait quoi, l’histoire d’une centenaire ? Non.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En même temps le sujet du vieillissement est complètement d’actualité.</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est vrai, il y aura de plus en plus de personnes âgées, etc. Mais j’ai attendu d’être très avancée en vieillesse pour écrire. On parle de beaucoup d’auteurs comme Servan-Schreiber et de Rosnay. Ils ont 60 ans quand ils écrivent sur la vieillesse. Ils n’en connaissent rien, alors ils disent que ça n’est pas si mal que ça. Évidemment, à 60 ans, ça va très bien. A 87 ça me semble plus intéressant à décrire&#8230;</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2008/04/15/benoite-groult/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

