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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; roman contemporain</title>
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		<title>Le voyage d&#8217;hiver &#8211; Amélie Nothomb</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 09:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Amélie Nothomb est la romancière la plus déconcertante de la scène française. On l&#8217;attend du côté de l&#8217;autobiographie (ses souvenirs romancés de dame pipi dans une grande entreprise japonaise ou d&#8217;apprentie geisha dévalant les pentes du mont Fuji ont fait d&#8217;elle une star des rentrées littéraires), et voici qu&#8217;on la retrouve en pleine fantaisie. Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/le-voyage-d-hiver/produit-2201793.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1590" title="voyageHiver" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/01/voyageHiver.jpg" alt="voyageHiver" width="80" height="126" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Amélie Nothomb est la romancière la plus déconcertante de la scène française. On l&#8217;attend du côté de l&#8217;autobiographie (ses souvenirs romancés de dame pipi dans une grande entreprise japonaise ou d&#8217;apprentie geisha dévalant les pentes du mont Fuji ont fait d&#8217;elle une star des rentrées littéraires), et voici qu&#8217;on la retrouve en pleine fantaisie. Une fantaisie burlesque, cocasse, loufoque, délirante, diablement enlevée et au titre mystérieusement emprunté au dernier cycle de mélodies de Schubert.<span id="more-1589"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Le héros est un philologue non fumeur qui travaille dans le social à EDF. Il entreprend de détourner un avion afin de l&#8217;envoyer percuter la tour Eiffel. Ce sera sa façon de se venger de la femme qui vient de lui faire comprendre qu&#8217;elle ne sera jamais celle de sa vie. Il s&#8217;appelle Zoïle, elle se nomme Astrolabe. Ah, la mystique des prénoms dans l&#8217;oeuvre d&#8217;Amélie Nothomb&#8230; Un régal et un inépuisable sujet de thèses! Zoïle est tombé amoureux d&#8217;Astrolabe en visitant le domicile d&#8217;une romancière, Aliénor Malèze. Astrolabe veille sur Aliénor, attardée mentale. A quelques heures de commettre son forfait, Zoïle découvre cette étrange nécessité: «L&#8217;activité criminelle entraîne le besoin d&#8217;écrire.» Et voici Amélie Nothomb offrant au lecteur, sous prétexte d&#8217;une intrigue amoureuse, un saisissant parallèle entre l&#8217;écrivain et le terroriste.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Qui est le monstre? Celui qui est prêt à massacrer des centaines d&#8217;innocents ou bien celui (ou celle) qui, à l&#8217;abri du monde, écrit des romans dérangeants et légers? Il y a des fulgurances dans cette confession d&#8217;un amoureux déçu. Sur les signaux d&#8217;alarme qui permettent (ou non) de résister à la médiocrité. Sur la lecture («Tout lecteur devrait recopier les textes qu&#8217;il aime: rien de tel pour comprendre en quoi ils sont admirables»). Sur l&#8217;amour, bien sûr («Tomber amoureux l&#8217;hiver n&#8217;est pas une bonne idée»). Et même sur la philosophie (où l&#8217;on découvrira que Platon, c&#8217;est sûr, s&#8217;est shooté aux psilocybes guatémaltèques pour inventer le mythe de la Caverne). Il y a quelques bonnes questions, aussi («La réussite d&#8217;une histoire d&#8217;amour, je ne sais pas ce que c&#8217;est. Quand l&#8217;amour peut-il être considéré comme réussi?»). Lumineux démiurge, Amélie Nothomb apporte un peu de légèreté dans un monde d&#8217;une terrifiante gravité.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article de François Busnel paru sur TV5<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-1416-amelie-nothomb_le-voyage-dhiver.htm">http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-1416-amelie-nothomb_le-voyage-dhiver.htm</a></span></p>
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		<item>
		<title>Frédéric Beigbeder: grandis un peu, mon garçon&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 09:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[
Frédéric Beigbeder a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1365" title="romanFrancais" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/10/romanFrancais.jpg" alt="romanFrancais" width="80" height="127" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Frédéric%20Beigbeder.htm" target="_blank">Frédéric Beigbeder</a> a signé huit romans au cours des vingt dernières années, et pourtant, pas un seul n&#8217;évoquait le passé. Un séjour en prison de 36 heures après une arrestation pour consommation de cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler lui a fait réaliser qu&#8217;il était grand temps qu&#8217;il soigne son amnésie. Le résultat est <em><a href="http://www.placedulivre.com/un-roman-francais/produit-2205522.htm" target="_blank">Un roman français</a></em>, paru il y a un mois à Paris dans une forte odeur de controverse.<span id="more-1364"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelle étiquette lui donner ? Enfant terrible des lettres françaises ? Égoïste romantique ? Dandy pessimiste ? Hédoniste frimeur et narcissique ? Bourgeois canaille et iconoclaste ? Pendant que j&#8217;attends Frédéric Beigbeder dans le hall de l&#8217;hôtel Germain, où il vient de poser ses valises, je jongle avec les formules et les qualificatifs. Depuis le temps qu&#8217;il fait parler de lui dans la presse sérieuse comme dans la presse «pipole», on a collé sur le grand front de Frédéric Beigbeder toutes les étiquettes possibles et imaginables. Elles flottent encore dans l&#8217;air du temps, mais avec la parution d&#8217;un neuvième roman marqué par le sceau de la culpabilité et de la contrition, leur encre forte semble un brin délavée. <em>Un roman français</em>, une œuvre hautement autobiographique, annonce en effet l&#8217;avènement d&#8217;un nouveau Beigbeder qui, à 44 ans, semble avoir décidé de se ressaisir et de transformer l&#8217;adolescent noceur en lui en adulte mature, responsable et vacciné. A-t-il changé autant que son roman le laisse entendre ? C&#8217;est ce qu&#8217;on va voir.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il arrive. Longue liane de plus de six pieds, corps filiforme, voix douce, bonnes manières, sourire engageant. Après m&#8217;avoir serré la main, il m&#8217;annonce qu&#8217;il a trop picolé la veille avec Kate Moss, son mec, Sean Lennon, et sa «nana canon», et que par conséquent il ne boira que&#8230; du vin blanc. Vous buvez encore ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Évidemment, qu&#8217;est-ce que vous croyez ?»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il ne s&#8217;agit pas de ce que je crois, mais de ce que j&#8217;ai lu, notamment à la page 203 de son roman. Évoquant son frère Charles, titulaire de la Légion d&#8217;honneur, marié à la même femme depuis 30 ans, père de trois enfants, abonné à la messe du dimanche et bon ami de Sarkozy, Beigbeder écrit : «Mon frère monogame serait-il plus heureux que moi ? Je constate que la vertu et la foi semblent lui procurer plus de bonheur que mon hédonisme et mon matérialisme. Je jouis la nuit en prenant des airs supérieurs sans voir que je suis le plus bourgeois des deux.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le paragraphe me semble révélateur d&#8217;une aspiration à une vie plus saine et lucide, non ? Eh bien, non ! Malgré tout le bien que Beigbeder écrit au sujet de son frère, il ne changerait de place avec lui pour rien au monde. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne pense que je pourrais vivre la vie de mon frère. Et quand je mets en opposition sa Légion d&#8217;honneur avec ma garde à vue, le contraste entre nos vies ne m&#8217;afflige pas. Au contraire. Il me fait rigoler.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La Légion d&#8217;honneur du grand frère et l&#8217;arrestation simultanée de son cadet ne sont en réalité qu&#8217;un prétexte pour permettre à Beigbeder de faire ce qu&#8217;il n&#8217;avait jamais osé faire auparavant : plonger dans son passé pour raconter une enfance riche, douce et dorée, ternie par le divorce de ses parents au début des années 70 alors qu&#8217;il avait 7 ans. Et en filigrane de cette enfance française, vécue entre «la bourgeoise excentrique de papa» et «la noblesse fauchée de maman», Beigbeder dessine le portrait d&#8217;une France qu&#8217;il décrit comme «un pays suicidé qui a réussi à perdre deux guerres en faisant semblant qu&#8217;il les avait gagnées et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand il écrit, Beigbeder est dur et cassant à l&#8217;égard de sa mère patrie. Dur et critique envers lui-même aussi. Mais en entrevue, tout devient plus flou, mou, sinueux, comme quelqu&#8217;un qui suit le courant et qui peut aussi bien dire tout et son contraire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cette souplesse extrême explique peut-être pourquoi Beigbeder a accepté que son éditeur retranche de son livre un passage particulièrement virulent où il réglait ses comptes avec Jean-Claude Marin, le procureur qui a sans raison prolongé sa garde à vue de 24 heures, le même procureur qui vient de traduire l&#8217;ex-premier ministre Dominique de Villepin en justice au sujet d&#8217;une campagne de dénigrement qu&#8217;il aurait orchestrée contre Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Me battre pour trois pages, je n&#8217;en voyais pas l&#8217;intérêt. Et puis, la façon dont j&#8217;ai reformulé les choses en écrivant que je n&#8217;avais malheureusement pas le droit d&#8217;écrire tout le bien que je pensais de Jean-Claude Marin est meilleure. Au lieu de donner dans la violence outrageante, j&#8217;ai préféré l&#8217;hypocrisie littéraire. Je pense que j&#8217;ai eu raison.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Chose certaine, cette affaire de censure s&#8217;est avérée un formidable coup de pub pour le roman. Et comme la décision de couper le passage incriminant a été prise à la dernière minute alors que des exemplaires non censurés avaient déjà été envoyées aux médias &#8211; qui se sont empressés de publier le passage controversé -, Beigbeder a gagné sur tous les fronts. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après des critiques pour la plupart favorables et des ventes qui ont vite grimpé et l&#8217;ont mis en tête des palmarès, la rumeur publique l&#8217;envoyait parmi les finalistes du prix Goncourt. Il n&#8217;en fut rien. Beigbeder ne s&#8217;est même pas rendu au premier tour. S&#8217;il est déçu, il ne le laisse pas voir et se rabat sur sa nomination au prix Renaudot.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Vous savez, les prix servent surtout à révéler les jeunes talents qui en ont besoin plus que moi. Moi, je suis connu et je n&#8217;ai aucune difficulté à vendre mes livres, alors que je sois en nomination ou non pour le Goncourt, ça ne change pas grand-chose pour moi.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Plus je l&#8217;écoute et plus j&#8217;ai l&#8217;impression que le Beigbeder nouveau est en réalité le même vieux Beigbeder, mais un peu plus calme et un peu mieux dans sa peau qu&#8217;avant.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il confirme qu&#8217;il se sent effectivement mieux dans sa peau et que tout compte fait, son séjour en prison lui été, d&#8217;une certaine manière, bénéfique. Enfin, il ne le dit pas aussi clairement, mais il admet que l&#8217;idée d&#8217;aller sniffer de la cocaïne sur le capot d&#8217;une Chrysler était à la fois un geste d&#8217;ado attardé, mais aussi une sorte d&#8217;appel</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je crois que j&#8217;avais envie qu&#8217;on me dise : grandis un peu, mon garçon. Envie de me faire rappeler à l&#8217;ordre. Ça tombait bien puisque l&#8217;État français est un État foncièrement paternaliste qui cherche à vous protéger de vous-même. Comme je l&#8217;ai écrit, la grande différence entre la génération de mes parents et la mienne, c&#8217;est que dans leur jeunesse, les libertés augmentaient. Durant la mienne, elles n&#8217;ont fait que diminuer.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Son bref séjour en prison, qui s&#8217;est soldé par une amende et une injonction thérapeutique l&#8217;obligeant à consulter une psy, a fait de lui, temporairement du moins, un ardent détracteur des prisons françaises qu&#8217;il décrit comme moyenâgeuses, inhumaines et dégradantes, surtout le Dépôt où il a été enfermé. Étrangement, depuis la parution de son roman, certaines cellules du Dépôt ont été rénovées et pourvues de toilettes et de lits. Coïncidence ? Il ne saurait le dire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Farouchement anti-Sarkozy même si Carla Bruni fut autrefois une amie, il a tout de même assisté à la remise de la Légion d&#8217;honneur à son frère par le président, quelques jours seulement après sa garde à vue. Il n&#8217;a pas profité de l&#8217;occasion pour se plaindre à Sarko de sa détention. Il ne lui a d&#8217;ailleurs pas serré la main. Il s&#8217;est contenté de rester en retrait dans la salle des Fêtes à l&#8217;Élysée, puis, se tournant vers une fenêtre embuée par le froid, il y a tracé un grand A pour Anarchie. Ce geste rebelle et romanesque est consigné dans son roman. Comme l&#8217;est tout ce qu&#8217;il raconte, preuve qu&#8217;il n&#8217;y a pas de nouveau Beigbeder : seulement un écrivain qui semble vivre pour mieux pouvoir raconter sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200910/09/01-910270-frederic-beigbeder-grandis-un-peu-mon-garcon.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Le Voyage d&#8217;hiver</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/25/le-voyage-dhiver/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 09:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[
Amélie Nothomb est la reine du concept inusité, de la prémisse atypique. La voilà qui s&#8217;immisce dans les pensées terroristes d&#8217;un certain Zoïle, employé de l&#8217;EDF (l&#8217;Hydro-Québec français) avec son dernier livre Le voyage d’hiver. Ce n&#8217;est pas pour une quelconque raison politique que Zoïle s&#8217;apprête à faire s&#8217;écraser un avion de ligne dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Amélie%20Nothomb.htm" target="_blank">Amélie Nothomb</a> est la reine du concept inusité, de la prémisse atypique. La voilà qui s&#8217;immisce dans les pensées terroristes d&#8217;un certain Zoïle, employé de l&#8217;EDF (l&#8217;Hydro-Québec français) avec son dernier livre <a href="http://www.placedulivre.com/le-voyage-d-hiver/produit-2201793.htm" target="_blank"><em>Le voyage d’hiver</em></a>. Ce n&#8217;est pas pour une quelconque raison politique que Zoïle s&#8217;apprête à faire s&#8217;écraser un avion de ligne dans la tour Eiffel, mais plutôt pour venger son amour impossible avec la belle Astrolabe (Nothomb a le génie des noms), dont c&#8217;est le monument favori.<span id="more-1251"></span></span></p>
<p><em>«Astrolabe: c&#8217;est évidemment pour elle que je m&#8217;apprête à détourner cet avion. Elle serait horrifiée de cette idée. Tant pis: il y a des femmes qu&#8217;il faut aimer malgré elles et des actes qu&#8217;il faut accomplir malgré soi»,</em> monologue notre antihéros.<br />
Nothomb est en meilleure forme ici qu&#8217;elle l&#8217;était pour ses deux romans précédents. L&#8217;humour décalé, l&#8217;effervescence du style sont au rendez-vous. Pourtant, on aurait préféré que l&#8217;auteure belge rate sa tombée habituelle du mois d&#8217;août, qu&#8217;elle prenne quelques mois d&#8217;écriture de plus, histoire de nous donner une petite cinquantaine de pages supplémentaires. Un peu plus de viande autour de l&#8217;os aurait été nécessaire.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;section=10&amp;article=66633" target="_blank">Voir la source.</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un roman français : vous avez dit Beigbeder?</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 09:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Il dit qu&#8217;il ne se souvient de rien de son enfance&#8230; Un trou noir, de 1965 à 1980. Et, tout de go, il nous raconte la seule image qui demeure de sa jeunesse: à Cénitz, sur la plage de Guéthary (Pays basque) avec un grand-père qui se nomme le comte Pierre de Chastaignier de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1248" title="romanFrancais" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/romanFrancais.jpg" alt="romanFrancais" width="80" height="127" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Il dit qu&#8217;il ne se souvient de rien de son enfance&#8230; Un trou noir, de 1965 à 1980. Et, tout de go, il nous raconte la seule image qui demeure de sa jeunesse: à Cénitz, sur la plage de Guéthary (Pays basque) avec un grand-père qui se nomme le comte Pierre de Chastaignier de la Rocheposay (Voui, madame, voui)&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Puis, il nous entraîne à Paris, où il fut arrêté avenue Monceau, au sortir d&#8217;une boîte de nuit: vodka, cocaïne sifflée sur le capot d&#8217;une voiture. Il était avec un ami qu&#8217;il appelle le Poète (la conversation avec les flics est un régal). Il sera relâché au bout d&#8217;une heure. N&#8217;est-il pas un homme connu? Et l&#8217;aventure sera, le lendemain, racontée à la une du<em> Monde</em>.<span id="more-1247"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Retour à Guéthary. Explication de la lignée des Chastaignier de la Rocheposay, qui remonte aux Croisades (ciel!). Notre homme descend de Hugues Capet, dit-il, «mais je suppose que nous sommes nombreux dans ce cas». Parcours à vitesse accélérée de cette famille ancienne, comptant un évêque de Poitiers et un abbé de Nanteuil, Anthoine (avec une hache) auquel Ronsard a dédié une ode. Ce qui nous amène au grand-père, qui emménage, avec sa femme et ses six enfants, à Guétary (nous y revoici), juste en face d&#8217;une famille Beigbeder. Les parents seront le fils des Beigbeder et la fille des voisins&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Revenons à notre poste de police. «Il suffit d&#8217;être en prison et l&#8217;enfance remonte à la surface» écrit-il, et il cite Françoise Sagan à qui l&#8217;on posait la même question, <em>Pourquoi vous droguez-vous?</em> Et qui répondit: «On se drogue parce que la vie est assommante, que les gens sont fatigants, qu&#8217;il n&#8217;y a plus tellement d&#8217;idées à défendre, qu&#8217;on manque d&#8217;entrain»&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le flic à qui il parle est, heureusement pour les lecteurs, un vrai Navarro, moralisant, familial: «Que direz-vous quand votre fille en prendra à l&#8217;école?» Et cette conversation flic-Beigbeder, qui est un petit chef-d’œuvre pour série politico-policière se terminera par:</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Je me demande tout de même comment vous allez faire pour écrire sur vos origines&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Ah bon, et pourquoi ça?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Bah, tout le monde le sait.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Tout le monde sait quoi?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Enfin, voyons, la coke fait perdre la mémoire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voici le lecteur revenu au point de départ. Ce livre serait le roman pour la liberté, le roman du mal de vivre à la Baudelaire, le roman de la douleur et de la révolte&#8230; Beigbeder s&#8217;enrôle lui-même, d&#8217;ailleurs, dans ce qu&#8217;il appelle le Cercle des Poètes Détenus: Villon, Marot, Cervantès, Casanova, Voltaire, Sade, Verlaine, Wilde &#8230; Avec un culot que l&#8217;on ne peut avoir que devant un commissaire de police dont on est sûr qu&#8217;il va vous relâcher vite fait.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En savoir plus sur <a href="http://www.placedulivre.com/un-roman-francais/produit-2205522.htm" target="_blank"><em>Un roman français</em></a>. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200909/18/01-903066-un-roman-francais-vous-avez-dit-beigbeder.php" target="_blank">Voir la source.</a></span></p>
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		<title>Entrevue avec Nathaly Dufour</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/22/entrevue-avec-nathaly-dufour/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 15:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Je vous propose aujourd’hui de découvrir Nathaly Dufour, auteure de Sous la toge.
Elle y raconte l’histoire de Caroline, 25 ans qui décroche un poste de stagiaire dans un prestigieux cabinet d&#8217;avocats. Un milieu, a priori, teinté de classe et de raffinement, mais qui se révélera très décevant ! La jeune femme, qui n&#8217;a ni l&#8217;apparence ni [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1240" title="sousLaToge" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/sousLaToge1.jpg" alt="sousLaToge" width="80" height="138" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Je vous propose aujourd’hui de découvrir Nathaly Dufour, auteure de <em><a href="http://www.placedulivre.com/sous-la-toge/produit-1964644.htm" target="_blank">Sous la toge</a></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle y raconte l’histoire de Caroline, 25 ans qui décroche un poste de stagiaire dans un prestigieux cabinet d&#8217;avocats. Un milieu, a priori, teinté de classe et de raffinement, mais qui se révélera très décevant !<span id="more-1236"></span> La jeune femme, qui n&#8217;a ni l&#8217;apparence ni l&#8217;ambition de la future avocate, affrontera un univers machiste et sans scrupule où elle devra sans cesse repousser les avances de ses supérieurs. À ses doutes professionnels s&#8217;ajoutent ses doutes amoureux. Heureusement, Caroline peut compter sur ses deux amies du bac, Val et Eugénie, pour partager ses tracas et les pichets de sangria sur les terrasses où elles refont le monde.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;auteure est diplômée en droit de l&#8217;Université Laval et de l&#8217;école du Barreau. Après quelques années de pratique, elle délaisse le métier et retourne aux études en théâtre et en cinéma.<br />
Elle a été mannequin, chroniqueuse cinéma et littérature à la télévision communautaire et à TVA-Québec, puis, de 1996 à 1999, elle a été journaliste à l&#8217;hebdo Voir Québec, couvrant principalement la scène théâtrale. Elle devient par la suite correspondante culturelle à Québec pour Le Devoir et rédactrice pour la Fondation de l&#8217;Université Laval.</span></p>
<p>Depuis juin 2007, elle est journaliste et rédactrice pigiste et se consacre principalement à l&#8217;écriture. Sous la toge est son premier roman.</p>
<p>L&#8217;auteure habite la ville de Québec.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Découvrons ensemble un extrait de son entrevue :</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Qu&#8217;est ce qui vous a motivé pour écrire votre livre <em>Sous la toge</em> ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Écrire a toujours fait partie de ma vie mais je laissais les années filer sans vraiment m&#8217;y mettre sérieusement. Jusqu&#8217;au jour où j&#8217;ai eu 40 ans. Là, je me suis dit qu&#8217;il était temps de passer à l&#8217;action. J&#8217;avais déjà entamé la rédaction d&#8217;un polar, mais l&#8217;histoire de <em>Sous la toge</em> s&#8217;est imposée et j&#8217;ai foncé. J&#8217;avais envie d&#8217;écrire un roman accessible, rigolo qui, par la bande, traiterait de sujets plus sérieux. On peut dire que Sous la toge est un pur produit de la fameuse crise de la quarantaine !</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Comme votre héroïne Caroline, vous avez été stagiaire dans un cabinet d&#8217;avocats il y a quelques années mais avez préféré quitter ce milieu qui ne vous correspondait pas. Votre source d&#8217;inspiration est-elle liée à votre expérience ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Assez peu, en fait. Mon expérience dans ce milieu fût fort différente de celle de Caroline et les raisons pour lesquelles je l&#8217;ai quitté le sont tout autant. Dans mon cas, à 25 ans, j&#8217;étais incapable de m&#8217;imaginer faire ce métier toute ma vie. J&#8217;avais adoré les études universitaires, mais la pratique me semblait plutôt ennuyante. J&#8217;ai des amis qui pratiquent toujours en droit et qui sont très heureux. J&#8217;ai su très rapidement que ce ne serait pas mon cas. J&#8217;ai donc bifurqué vers les arts et le journalisme.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Pourquoi avez-vous choisi le titre « Sous la toge » ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je me suis réveillée au beau milieu de la nuit avec ce titre en tête ! Et comme ça collait parfaitement avec ce que j&#8217;avais envie d&#8217;écrire, je l&#8217;ai gardé. Le titre est venu avant le texte. Et avouez que ça pique un peu la curiosité, non ? Le milieu du droit fascine mais, étonnamment, peu d&#8217;oeuvres ont été écrites ou tournées à ce sujet.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Dans ce livre, vous traitez sur un ton léger et humoristique de sujets sérieux tel que le harcèlement sexuel. L&#8217;avez-vous vécu personnellement lors de votre expérience dans le milieu du droit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non, mais j&#8217;ai pu constater que ce type de comportement existait, comme dans bien des milieux j&#8217;imagine. Triste mais bien réel.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Dans ce livre, vous traitez sur un ton léger et humoristique de sujets sérieux tel que le harcèlement sexuel. L&#8217;avez-vous vécu personnellement lors de votre expérience dans le milieu du droit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Non, mais j&#8217;ai pu constater que ce type de comportement existait, comme dans bien des milieux j&#8217;imagine. Triste mais bien réel.</span>.</p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Votre livre est catégorisé dans le genre littéraire chick lit, un roman qui s&#8217;adresse plutôt aux jeunes femmes. Êtes-vous d&#8217;accord avec cette catégorisation ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ça ne me pose pas problème, bien que je ne pense pas que Caroline représente l&#8217;héroïne type que l&#8217;on associe à ce genre. Elle n&#8217;est pas maniaque de shopping et n&#8217;a pas un sens de la mode très développé. En fait, elle s&#8217;en fout pas mal&#8230; Et je constate que mon lectorat est beaucoup plus vaste que ce que j&#8217;avais anticipé. Sur mon blogue (souslatoge.unblog.fr), j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de « rencontrer » des lecteurs et des lectrices d&#8217;âges variés, homme et femmes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Nathaly%20Dufour.htm" target="_blank">Lire la suite de l’entrevue. </a></span></p>
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		<title>Carlos Ruiz Zafón : survivre à la Zafónmanie</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 20:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Carlos Ruiz Zafón est un raz-de-marée sans précédent dans la littérature espagnole contemporaine. Depuis qu&#8217;il a publié, en 2001, L&#8217;ombre du vent (Éditions Grasset), un livre inclassable mêlant roman initiatique et thriller politique, réalisme magique et embardées fantastiques, ce Catalan, qui vit aujourd&#8217;hui à Los Angeles, est l&#8217;écrivain espagnol le plus lu depuis Cervantès.
Vendu à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1147" title="jeuAnge" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/09/jeuAnge.jpg" alt="jeuAnge" width="80" height="125" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Carlos%20Ruiz%20Zafon.htm" target="_blank">Carlos Ruiz Zafón</a> est un raz-de-marée sans précédent dans la littérature espagnole contemporaine. Depuis qu&#8217;il a publié, en 2001, <a href="http://www.placedulivre.com/l-ombre-du-vent/produit-1132516.htm" target="_blank"><em>L&#8217;ombre du vent</em></a> (Éditions Grasset), un livre inclassable mêlant roman initiatique et thriller politique, réalisme magique et embardées fantastiques, ce Catalan, qui vit aujourd&#8217;hui à Los Angeles, est l&#8217;écrivain espagnol le plus lu depuis Cervantès.<span id="more-1146"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Vendu à 10 millions d&#8217;exemplaires dans 50 pays, <em>L&#8217;ombre du vent</em> a subjugué les Espagnols à tel point que ces derniers ont inventé un mot pour résumer l&#8217;ampleur du maelström provoqué par ce livre au pays de Don Quichotte : la zafónmanie.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le dernier cru littéraire de ce brillant romancier, <em><a href="http://www.placedulivre.com/le-jeu-de-l-ange/produit-2204554.htm" target="_blank">Le jeu de l&#8217;ange</a></em>, dont la traduction française vient de paraître aux Éditions Robert Laffont, est en voie de connaître aussi un succès mondial phénoménal &#8211; les droits de ce livre ont été vendus dans 60 pays.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Paru en Espagne au printemps 2008, ce roman baroque, à la lisière du fantastique et du gothique, qui nous convie cette fois-ci à une promenade hallucinée dans la Barcelone des années 20, s&#8217;est déjà vendu à un million et demi d&#8217;exemplaires. En Espagne, un million d&#8217;exemplaires ont été vendus en moins de 40 jours ! Du jamais vu dans le monde de l&#8217;édition ibérique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après le succès retentissant de <em>L&#8217;ombre du vent</em>, l&#8217;écriture du <em>Jeu de l&#8217;ange</em> n&#8217;a pas dû être une sinécure&#8230; «Je ne vous cacherai pas que la pression était là», confie Carlos Ruiz Zafón au cours de l&#8217;entrevue exclusive qu&#8217;il a accordée à <a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200909/04/01-898744-carlos-ruiz-zafon-survivre-a-la-zafonmanie.php" target="_blank"><em>La Presse</em></a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je l&#8217;ai surtout ressentie pendant l&#8217;écriture des derniers chapitres du livre. Mais, c&#8217;est moi qui me suis mis cette pression et non mes lecteurs ou les critiques littéraires. C&#8217;est une pression, par moments très lancinante, qui émanait uniquement du processus d&#8217;écriture et non de facteurs exogènes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je suis ravi, et très privilégié, que des millions de lecteurs dans le monde aient lu L&#8217;ombre du vent. Mais le brouhaha, surtout médiatique, que le succès de ce livre a provoqué n&#8217;a rien à voir avec moi. Je ne me suis jamais pris au sérieux. Par contre, j&#8217;ai toujours pris mon travail littéraire très au sérieux ! Des médias ont fait de moi un personnage public flamboyant, calculateur et hautain, aux antipodes de celui que je suis dans la vie de tous les jours.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Le jeu de l&#8217;ange</em> est le deuxième volet d&#8217;une imposante œuvre de quelque 3000 pages, que l&#8217;auteur a scindée en quatre volumes, à la fois «interconnectés et indépendants», qui ne suivent pas l&#8217;ordre chronologique et peuvent se lire séparément. Ceux qui s&#8217;attendaient à lire la suite de <em>L&#8217;ombre du vent</em> seront «très déçus», prévient l&#8217;écrivain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Très nombreux sont mes lecteurs à m&#8217;avoir demandé d&#8217;écrire une suite à <em>L&#8217;ombre du vent</em>. Ça aurait été très condescendant de ma part d&#8217;exaucer ce vœu, répondant aussi à un impératif purement commercial. J&#8217;ai une autre conception de la littérature. Un roman qui a déjà été écrit, on ne peut plus le réécrire, ni lui donner une prolongation. Je voulais absolument sillonner de nouveaux chemins littéraires et créer d&#8217;autres personnages, ayant une personnalité et un ton différents, qui évolueraient aussi dans l&#8217;univers gothique et insaisissable de la Barcelone qui me fascine : une ville mythique regorgeant d&#8217;Histoire et d&#8217;histoires &#8211; avec un petit «h» &#8211; et non de touristes, comme c&#8217;est le cas aujourd&#8217;hui ! Je voulais écrire cette fois-ci un récit plus complexe, plus faustien et plus sinistre que celui que j&#8217;ai relaté dans <em>L&#8217;ombre du vent</em>.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Le jeu de l&#8217;ange</em> est un thriller fantastique très captivant parsemé d&#8217;érotisme et de mystères. Sexe, crime crapuleux, ésotérisme et tragédie dantesque s&#8217;entremêlent habilement durant toute l&#8217;histoire. Son héros s&#8217;appelle David Martin, un jeune écrivain perdu dans l&#8217;immensité de la Barcelone des années 20, une ville en pleine effervescence qui connaît une profonde mutation socioéconomique due à la révolution industrielle en cours.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Chaque semaine, il écrit pour quelques sous de courts récits dans un quotidien régional, <em>La Voz de la Industria</em>, jusqu&#8217;au jour où un mystérieux éditeur parisien, le fameux Andres Corelli, lui propose un contrat mirifique. À partir de là, sa vie bascule. On lui demande d&#8217;écrire un livre unique, qui ne ressemble en rien à ce qui a pu être écrit auparavant. David emménage dans une maison sépulcrale pleine de gargouilles et se met au travail «sous le ciel de feu» de Barcelone. Mais à mesure qu&#8217;il écrit ce livre, le malheur s&#8217;abat sur ceux qu&#8217;il aime&#8230; Aurait-il succombé à un Faust des temps modernes ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les lecteurs de <em>L&#8217;ombre du vent</em> déambuleront à nouveau dans les dédales ombrageux et labyrinthiques du célèbre Cimetière des livres oubliés &#8211; «un lieu mythique et purement imaginaire», précise Carlos Ruiz Zafón à l&#8217;intention de ceux qui s&#8217;aventureraient à la recherche de cette nécropole lors d&#8217;un voyage à Barcelone&#8230; «<em>Le jeu de l&#8217;ange</em> se déroule dans un monde de miroirs, où personne ne peut réellement délimiter la frontière entre le réel et le surnaturel. Le Cimetière des livres oubliés, qui occupe aussi une place prépondérante dans ce roman, est un labyrinthe obscur aux différents niveaux de lecture, d&#8217;implication et d&#8217;interprétation. Je convie le lecteur à choisir le niveau qui lui conviendra le mieux. Certains y décrypteront une intrigue psychologique, alors que d&#8217;autres y verront un thriller fantastique, une fable faustienne&#8230;»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Carlos Ruiz Zafón est ravi que des millions de jeunes lisent ses livres.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«À une époque où les jeux vidéos et les jeux sur l&#8217;internet sont malheureusement indétrônables, c&#8217;est un vrai bonheur de voir des jeunes renouer avec la lecture. C&#8217;est le plus bel hommage qu&#8217;on puisse rendre à la littérature», lance-t-il avec un brin de fierté.</span></p>
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		<title>VLB se livre dans Bibi</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 18:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[
Bibi : mot enfantin qui veut dire «moi». C&#8217;est aussi le titre du 71e ouvrage de Victor-Lévy Beaulieu. Cette fois, l&#8217;auteur a choisi d&#8217;amener le lecteur en Afrique, dans un récit éclaté où, tout en dénonçant les injustices vécues par ce peuple, il se dévoile peu à peu.
Réalité ou fiction ? «C&#8217;est un mélange des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Bibi : mot enfantin qui veut dire «moi». C&#8217;est aussi le titre du 71e ouvrage de <a href="http://www.placedulivre.com/bibi/produit-2183951.htm" target="_blank">Victor-Lévy Beaulieu</a>. Cette fois, l&#8217;auteur a choisi d&#8217;amener le lecteur en Afrique, dans un récit éclaté où, tout en dénonçant les injustices vécues par ce peuple, il se dévoile peu à peu.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Réalité ou fiction ? «C&#8217;est un mélange des deux. Il appartient au lecteur de départager le tout. Pour moi, être romancier, c&#8217;est transformer une réalité souvent banale en quelque chose plus grand», explique-t-il. <span id="more-1107"></span>La question s&#8217;imposait, l&#8217;auteur de ces lignes sachant que, comme le personnage principal de son roman, Abel Beauchemin, un auteur, Victor-Lévy Beaulieu a souffert de la poliomyélite. Et l&#8217;Afrique ? Non, il n&#8217;y est jamais allé, quoiqu&#8217;après la recherche nécessaire à l&#8217;écriture de son œuvre, qu&#8217;il projetait depuis 1973, s&#8217;il y allait aujourd&#8217;hui, il s&#8217;y sentirait chez lui.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je touche ce que l&#8217;on appelle l&#8217;Afrique noire, équatoriale, du Gabon jusqu&#8217;à l&#8217;Éthiopie. Je voulais dénoncer la situation désolante et terrifiante qui y prévaut encore. C&#8217;est le continent le plus exploité par le grand capitalisme. Les anciens empires colonialistes, que ce soit la France ou l&#8217;Angleterre, y sont toujours, mais de façon insidieuse et sournoise». Ils nomment des «rois nègres» qui défont tout en échange d&#8217;argent, dit celui qui, visiblement, possède son sujet.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«L&#8217;Afrique est une vache à lait pour le monde, alors que ses propres habitants n&#8217;ont même pas de lait pour se nourrir. En 10 ans, les investissements chinois sont passés de 5 à 50 milliards $. Ils construisent des infrastructures en échange de ressources naturelles africaines : bois, métaux, etc. Il y a 50 ans, 95 % de la superficie du Kenya était boisée. Il n&#8217;en reste que 7 %. Comme Québécois, il faut, savoir ces choses-là. C&#8217;est quand même tout un continent qui est menacé. On vide ce pays de l&#8217;intérieur en laissant les populations dans l&#8217;état où elles sont, c&#8217;est à dire de plus en plus pauvres.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Comme VLB, Abel Beauchemin se retrouve dans la soixantaine et est devenu un homme vieillissant. Judith, sa première vraie blonde, de qui il n&#8217;a pas eu de nouvelles depuis 45 ans, lui donne tout à coup rendez-vous partout dans le monde, mais elle ne s&#8217;y présente jamais. Abel ne comprend pas le but de ces rendez-vous manqués, ni la raison pour laquelle il a accepté d&#8217;entreprendre ce périple, lui qui ne voyage plus. «Il comprendra, lorsqu&#8217;il retrouvera Judith, dans la vallée de l&#8217;Omo, le berceau de l&#8217;humanité, là où a été trouvé Lucy, le plus ancien squelette au monde.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;auteur confirme avoir eu beaucoup de plaisir à écrire <em>Bibi</em>. «C&#8217;est un de mes bons livres. Oui, de grands passages sont autobiographiques, mais comme je le dis, une autobiographie, c&#8217;est le choix que l&#8217;on fait de ses menteries. Mais il y a plus de tendresse ordinaire que dans mes autres écrits. Je ne sais pas pourquoi. J&#8217;ai essayé de faire un livre honnête et de livrer la vision que j&#8217;ai de moi-même au présent et au passé.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Bibi </em>est dédié à Michel Chartrand, un homme que VLB a toujours admiré et respecté. «Il avait des convictions et les a défendues toute sa vie. Il est le plus grand symbole de la résistance québécoise et fut l&#8217;un des premiers Québécois à parler de l&#8217;Afrique au début des années 60, en sachant de quoi il parlait.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/200908/29/01-897096-vlb-se-livre-dans-bibi.php" target="_blank">Voir la source</a></span></p>
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		<title>Dans la vallée des larmes</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/08/21/dans-la-vallee-des-larmes/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 13:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Dans un bref récit, Patrick Autréaux nous propulse dans une véritable aventure intérieure. Un voyage difficile et risqué dans les méandres de la maladie, vers ce mal qui happe sans crier gare.
C’est dur, c’est cru, c’est parfois imagé, poétique, mystique même, mais c’est aussi et surtout criant de vérité. 
Le diagnostic est tombé au début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1026" title="valleeLarmes" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/valleeLarmes.jpg" alt="valleeLarmes" width="68" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans un bref récit, Patrick Autréaux nous propulse dans une véritable aventure intérieure. Un voyage difficile et risqué dans les méandres de la maladie, vers ce mal qui happe sans crier gare.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est dur, c’est cru, c’est parfois imagé, poétique, mystique même, mais c’est aussi et surtout criant de vérité. <span id="more-1027"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le diagnostic est tombé au début de l’été, juste avant ses 35 ans. Cancer. Une tumeur qui a envahi ses intestins. Un mal qui lui gruge le ventre. Il faut opérer sans tarder. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Il (le chirurgien) a évoqué le nom d’un cancer que je sais incurable. Le nom de ma mort.» Le narrateur de<em> <a href="http://www.placedulivre.com/dans-la-vallee-des-larmes/produit-2119315.htm" target="_blank">Dans la vallée des larmes</a></em> le sait plus que quiconque, il est lui-même médecin. Du coup, il est passé de l’autre côté. Du côté des malades. De ceux qui subissent la maladie et les traitements, impuissants.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais se savoir si près de la mort n’a fait que le rapprocher de la vie. «L’état quasi extatique, ce vide d’une extrême densité, qui m’avait transi juste après qu’on m’eut annoncé que j’avais un cancer, aura été la plus surprenante étape de mon aventure. Aucun état amoureux, aucun événement, aucun autre voyage ne m’a donné à vivre cet exotisme engendré par l’effroi de me savoir condamné.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Après l’opération, qui a finalement révélé un diagnostic pouvant espérer la guérison et passé les nombreuses séances de chimiothérapies, le narrateur se sent comme un fauve sorti d’hibernation. Il vit une sorte de deuxième vie, de renaissance.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Les traitements anticancéreux dépouillent si méticuleusement que lorsqu’ils s’achèvent, on croit recommencer de zéro. On se dit que c’était une initiation et que dans la vie nouvelle toutes les chances vont être redonnées; on se dit qu’on ne manquera plus rien qui passe à portée.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il part en voyage et vogue d&#8217;aventure en aventure comme si cela faisait de lui une « putain sacrée», comme il dit. Ces hommes, si différents les uns des autres, l’aident à se sentir vivant et à se détacher de la maladie. Mais cela ne suffit pas.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour retrouver ce «vide d’une extrême densité» ressenti à l’annonce de son cancer, il part dans le désert du Nouveau- Mexique. Une sorte d’analogie à son voyage intérieur. «Mais mon désert, c’était un lit d’hôpital», consent-il.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2009/07/31/10324826-jdm.html" target="_blank">Voir la source</a></span></p>
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		<title>Le dernier Américain</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 13:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Quatre ans avant de séduire plus de cinq millions de lecteurs avec Mange, prie, aime, un récit dans lequel elle raconte son périple d’un an en Italie, en Inde et en Indonésie, sans s’encombrer de stéréotypes ou d’étranges révélations mystiques, l’Américaine Elizabeth Gilbert a eu envie de raconter l’univers singulier d’Eustace Conway, alias son dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1024" title="dernierAmericain" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/dernierAmericain.jpg" alt="dernierAmericain" width="70" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Quatre ans avant de séduire plus de cinq millions de lecteurs avec <a href="http://www.placedulivre.com/mange-prie-aime/produit-1111913.htm" target="_blank"><em>Mange, prie, aime</em></a>, un récit dans lequel elle raconte son périple d’un an en Italie, en Inde et en Indonésie, sans s’encombrer de stéréotypes ou d’étranges révélations mystiques, l’Américaine Elizabeth Gilbert a eu envie de raconter l’univers singulier d’Eustace Conway, alias son dernier Américain. <span id="more-1023"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parue en 2002 aux États-Unis, cette biographie vient tout juste de sortir en français et, même sept ans plus tard, elle est encore d’actualité : Eustace, aujourd’hui âgé de 48 ans, continue de vivre en parfaite autarcie au fin fond des Appalaches, dans un bois perdu de la Caroline du Nord. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Vous n’avez jamais entendu parler de cet homme qui a choisi de s’exiler dans la forêt alors qu’il n’avait que 17 ans ? Raison de plus pour en découvrir davantage à son sujet. En plus de sortir des sentiers battus, son mode de vie n’est pas sans rappeler celui d’un Daniel Boone ou d’un Davy Crockett des temps modernes ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Fabriquant de ses propres mains tout ce dont il a besoin (outils, meubles, etc.), il pêche et chasse pour se nourrir et se vêtir, et frotte des morceaux de bois chaque fois qu’il a besoin d’allumer un feu. Seuls quelques seaux de plastique — beaucoup plus étanches que ceux qu’il confectionne — permettent d’affirmer qu’il appartient bel et bien à notre siècle! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Attiré par la nature depuis sa plus tendre enfance, Eustace Conway croit que son destin personnel est de tirer ses compatriotes de la léthargie en les convainquant de suivre son exemple. Sensible à son charisme et à son parcours exceptionnel, Elizabeth Gilbert, qui manie les mots toujours de façon aussi juste et vivante, en brosse un portrait fascinant.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://7jours.canoe.ca/livres/nouvelles/2009/08/04/10361701-7j.html" target="_blank">Voir la source</a>. </span></p>
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		<title>Le cinquième évangile</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 18:35:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[

Michel Faber s&#8217;est fait connaître du grand public avec La rose pourpre et le lys, formidable roman aux élans aussi modernes que victoriens qui, par sa longueur (près de 1150 pages), se donnait des airs de bible.
Il nous revient cette fois, plus&#8230; humblement, avec un simple évangile. Mais quel évangile que ce Cinquième évangile qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1007" title="5evangile" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/5evangile.jpg" alt="5evangile" width="72" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Michel Faber s&#8217;est fait connaître du grand public avec <a href="http://www.placedulivre.com/la-rose-pourpre-et-le-lys/produit-2042139.htm" target="_blank"><em>La rose pourpre et le lys</em></a>, formidable roman aux élans aussi modernes que victoriens qui, par sa longueur (près de 1150 pages), se donnait des airs de bible.<span id="more-1006"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il nous revient cette fois, plus&#8230; humblement, avec un simple évangile. Mais quel évangile que ce <a href="http://www.placedulivre.com/le-cinquieme-evangile/produit-2169288.htm" target="_blank"><em>Cinquième évangile</em></a> qui est en fait une satire hilarante et réjouissante des romans ésotériques &#8211; genre <a href="http://www.placedulivre.com/da-vinci-code/produit-1647877.htm" target="_blank"><em>Da Vinci Code</em></a> et autres <em><a href="http://www.placedulivre.com/les-ames-brulees/produit-2025870.htm" target="_blank">Âmes brûlées</a></em>. On y suit Theo Griepenkerl, spécialiste de l&#8217;araméen qui travaille dans une université torontoise et n&#8217;a d&#8217;envergure que dans la taille de son ego. Il est envoyé dans un musée de Bagdad, qui explose sous ses yeux (le conservateur compris).</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Une fois la poussière retombée, il trouve neuf rouleaux de papyrus où un certain Malchus a couché ses mémoires. Malchus, contemporain du Christ, qui a assisté à l&#8217;arrestation de Jésus, à la crucifixion, à la&#8230; peut-on dire résurrection?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il faut dire que ce témoin de premier plan, dont les écrits tombent, sans jamais avoir été traduits (ni censurés), entre les mains de Théo, a une vision des «faits» &#8211; et une manière de les relater, en ramenant tout à sa très petite personne &#8211; à horrifier bien des croyants.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Théo, qui traduira le texte et le fera publier, goûtera ainsi à la célébrité qu&#8217;il cherchait tant&#8230; mais peut-être pas de la manière dont il l&#8217;imaginait. Car, irrévérencieux et plein d&#8217;un humour <em>british</em> que Michel Faber manie sans «accent» (originaire des Pays-Bas, il a grandi en Australie et vit depuis 1993 en Écosse), <em>Le cinquième évangile</em> est aussi une satire impitoyable et drôle du milieu de l&#8217;édition, de l&#8217;industrie du best-seller, et de cette quête tellement d&#8217;actualité du fameux quart d&#8217;heure de gloire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un seul défaut: trop court!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200908/13/01-892162-le-cinquieme-evangile-levangile-selon-faber.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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