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	<title>Blogue Juste pour lire &#124; Blog littéraire de Québec Loisirs et Place du livre &#187; suspense</title>
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		<title>Les visages de la vengeance : il est de retour&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 14:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Sept ans après les sordides événements qui ont marqué son enfance, Francis est de retour dans son village natal, apparemment transformé. Le chétif garçon souffre-douleur est devenu un adolescent baraqué en parfaite possession de ses moyens &#8211; en apparence. Ces sept années, il les a passées dans un institut psychiatrique à apprendre tous les trucs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/les-visages-de-la-vengeance/produit-2378343.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1736 alignleft" title="visageVengeance" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/visageVengeance.jpg" alt="visageVengeance" width="80" height="135" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Sept ans après les sordides événements qui ont marqué son enfance, Francis est de retour dans son village natal, apparemment transformé.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Le chétif garçon souffre-douleur est devenu un adolescent baraqué en parfaite possession de ses moyens &#8211; en apparence. Ces sept années, il les a passées dans un institut psychiatrique à apprendre tous les trucs de son psy. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span id="more-1735"></span><br />
Mais comment oublier le pire? Comment faire fi des regards posés sur lui alors que tout le monde sait? Et surtout, comment éviter d&#8217;être montré du doigt alors qu&#8217;une série de meurtres sont commis depuis son retour?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<em>Les visages de la vengeance</em> est la suite du premier roman noir de François Lévesque, <em>Un automne écarlate</em>, remarqué par la critique, et fait partie du cycle «Les carnets de Francis». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Par son anti-héros, devenu un brillant analyste des comportements humains, il jette un regard sans pitié sur les cruautés de l&#8217;adolescence dans ce microcosme de la société qu&#8217;est l&#8217;école secondaire. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De roman noir, on bascule presque dans l&#8217;horreur, avec ce réalisme que ne dédaigneront pas les lecteurs de Patrick Senécal, sans oublier toutes ces références aux films d&#8217;horreur des années 80 qui raviront l&#8217;aficionado de «slashers». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article d’Anabelle Nicoud publié le 6 mars 2010 sur Cyberpresse<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/06/01-4258034-le-paradoxe-de-la-femme-mere.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/05/01-4257665-les-visages-de-la-vengeance-il-est-de-retour-.php</a></span></p>
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		<title>Entretien avec Anne Rice, une ex-reine des vampires</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 10:12:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[«Je n&#8217;écrirai plus de romans sur les vampires.» Point. Longtemps considérée comme la «reine des ténèbres», l&#8217;auteure d&#8217;Interview With A Vampire, Anne Rice, est en effet passée de l&#8217;ombre à la lumière, de l&#8217;athéisme à la foi. Elle vit maintenant à L&#8217;heure de l&#8217;ange, du titre de sa nouvelle trilogie. Entretien. Anne Rice, quand elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/l-heure-de-l-ange/produit-2402455.htm" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1756 alignleft" title="heureAnge" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2010/03/heureAnge.jpg" alt="heureAnge" width="80" height="127" /></a></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
«Je n&#8217;écrirai plus de romans sur les vampires.» Point. Longtemps considérée comme la «reine des ténèbres», l&#8217;auteure d&#8217;<em>Interview With A Vampire</em>, Anne Rice, est en effet passée de l&#8217;ombre à la lumière, de l&#8217;athéisme à la foi. Elle vit maintenant à <em>L&#8217;heure de l&#8217;ange</em>, du titre de sa nouvelle trilogie. Entretien.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Anne Rice, quand elle s&#8217;appelait encore Howard Allen O&#8217;Brien &#8211; «Ma mère avait trouvé amusant de me donner le nom de mon père» -, a grandi à La Nouvelle-Orléans avec une mère si alcoolique qu&#8217;elle en est morte lorsque celle qui allait un jour écrire <em>Interview With A Vampir</em>e avait 14 ans.<span id="more-1755"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Quelques années plus tard, la future romancière a épousé son premier amour, le poète et peintre Stan Rice, avec qui elle a eu une petite fille &#8211; qui est morte du cancer à l&#8217;âge de 5 ans. En 1998, elle apprend qu&#8217;elle souffre de diabète de type 1. Trois ans plus tard, Stan s&#8217;éteint, après 41 ans de mariage. Quant à la maison qu&#8217;ils ont habitée ensemble à partir de 1989, et qui sert de décor à plusieurs des romans de l&#8217;écrivaine, elle a été rasée par l&#8217;ouragan <em>Katrina</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
<strong>Reconversion salutaire</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Anne Rice est née catholique. Elle s&#8217;est dite athée pendant des années. Elle a retrouvé la foi en 1998.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sans cette reconversion, a-t-elle déjà affirmé, elle n&#8217;aurait pu tenir le coup quand le cancer incurable de son mari a été diagnostiqué. «Mais le principal changement, pour moi, depuis que je suis retournée à la foi, c&#8217;est que je ne me sens plus perdue», a raconté la romancière jointe chez elle au téléphone par<em> La Presse.</em> Et chez elle, c&#8217;est désormais une maison paisible dans le désert californien. «De ma fenêtre, je vois des palmiers et, au loin, les montagnes enneigées. Il y a des fleurs partout et de la lumière, beaucoup de lumière.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle recherche cela, aujourd&#8217;hui. Oh, pas parce qu&#8217;elle est passée de la noirceur de l&#8217;apostasie à la lumière de la foi! Bon, il y a peut-être aussi un peu de ça mais, surtout, «quand on vieillit et qu&#8217;on est malade, il est plus simple de vivre au même rythme que le reste du monde», s&#8217;amuse celle qui aura 70 ans l&#8217;an prochain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Parce qu&#8217;écrire de nuit, comme elle l&#8217;a longtemps fait, elle aime encore. Pour la tranquillité. C&#8217;est tandis que les siens dormaient qu&#8217;elle a écrit ses romans mettant en scène les êtres nocturnes que sont Lestat le vampire et ses ouailles, de même que les sorcières Mayfair.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Noirceur</strong></span><strong></strong></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quinze des 29 romans qu&#8217;elle a signés à ce jour et qui se sont vendus à plus de 100 millions d&#8217;exemplaires sont de cette eau-là. Et si la sensualité y est à fleur de peau (elle a commencé sa carrière d&#8217;écrivaine en publiant, sous pseudonyme, trois livres racontant les infortunes d&#8217;une Belle au bois dormant&#8230; disons, en chaleur), c&#8217;est surtout leur noirceur, leurs personnages torturés et leur esprit gothique qui restent en mémoire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je n&#8217;en étais pas consciente à l&#8217;époque parce qu&#8217;autrement, ça m&#8217;aurait arrêtée mais, oui, il est possible que j&#8217;aie écrit <em>Interview With A Vampir</em>e pour exprimer ma peine et mon deuil à la suite de la mort de ma fille.<em> La fantasy</em> a été, pour moi, un moyen de dire mes sentiments. Et c&#8217;est dans ce genre que j&#8217;ai trouvé ma voix de romancière», dit-elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce, à une époque &#8211; les années 70 et 80 &#8211; où ce genre-là n&#8217;était pas pris au sérieux et n&#8217;était pas particulièrement à la mode, à quelques exceptions près (dont elle a fait partie). La chose est très différente aujourd&#8217;hui. Elle s&#8217;en réjouit et parle avec enthousiasme du travail de Stephenie Meyer (<em>Twilight</em>) et de celui de Charlaine Harris (<em>True Blood</em>), qu&#8217;elle connaît par leurs adaptations à l&#8217;écran. De la première, elle dit: «Elle a été brillante de planter ses personnages dans une école secondaire et, ainsi, de les rendre très concrets auprès des adolescents.» Et de la seconde, «j&#8217;aime le plaisir satirique qui émane de ses histoires».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais la vague «vampiresque» qui déferle actuellement sur le monde ne l&#8217;incitera pas à replonger sa plume dans le sang des immortels. «Mes romans existent encore, ils sont en librairie, se sont toujours bien vendus et se vendent encore mieux grâce à l&#8217;actuelle popularité des histoires de vampires. Mais moi, j&#8217;ai écrit tout ce que j&#8217;avais à écrire sur ce sujet.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><strong>Un autre genre</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ainsi est-elle passée à un autre type de <em>fantasy</em>. Imaginant par exemple l&#8217;enfance de Jésus (la trilogie «Christ the Lord», dont les deux premiers tomes sont parus mais n&#8217;ont pas été traduits en français) ou encore écrivant sur les anges gardiens dans la série qui débute avec <em>L&#8217;heure de l&#8217;ange</em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un pas à franchir à partir du seuil des ténèbres moins grand qu&#8217;on l&#8217;imagine: «Les vampires tels Edward dans <em>Twilight</em> et Bill dans <em>True Blood</em> sont un peu les anges gardiens de Bella et de Sookie: ils les aiment et les protègent.» La grande distinction: la rédemption n&#8217;est pas possible pour eux. Et c&#8217;est une des choses qu&#8217;Anne Rice désire explorer. Prendre des personnages perdus, et les mener vers un destin plus grand.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ainsi est né Toby O&#8217;Dare, mal-aimé et malmené durant l&#8217;enfance, devenu tueur à gages, dont le destin bifurque quand il rencontre Malchiah. Son ange gardien. Capable de l&#8217;envoyer au Moyen-Âge pour sauver une famille juive. Et, ainsi, viser la rédemption. Une chance? Un rêve? Un cauchemar, peut-être? Un cousin d&#8217;<em>Interview With A Vampire</em>, avance plutôt Anne Rice, un sourire dans la voix: «Regardez la structure. Un homme en quête de lui-même rencontre un être surnaturel et en sort transformé.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;une des différences, pour elle: «Je ne crois pas aux vampires, ils n&#8217;existent pas. Mais je crois aux anges gardiens, même si je n&#8217;en ai jamais vu ni entendu. J&#8217;en ai un&#8230; et vous en avez un aussi. C&#8217;est donc, pour moi, une autre manière d&#8217;aborder la fantasy.» Une fantasy qu&#8217;elle qualifie simplement de «merveilleuse». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :</p>
<p>Extrait de l’article de Sonia Sarfatiparu sur Cyberpresse le 12 mars </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voir la source :<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/12/01-4259878-entretien-avec-anne-rice-une-ex-reine-des-vampires.php">http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201003/12/01-4259878-entretien-avec-anne-rice-une-ex-reine-des-vampires.php</a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Bernard Werber: le procès de Cassandre</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/26/bernard-werber-le-proces-de-cassandre/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/11/26/bernard-werber-le-proces-de-cassandre/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 09:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe éditoriale du blogue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[e Au début des années 90, Bernard Werber, journaliste scientifique toulousain, publie la trilogie des fourmis, qui raconte les contacts entre deux civilisations intelligentes qui s&#8217;ignorent. Il en vend 10 millions d&#8217;exemplaires. Depuis, au rythme approximatif d&#8217;un roman par année, il entretient un cercle de lecteurs fidèles. Son dernier roman, Le miroir de Cassandre, mêle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><a href="http://www.placedulivre.com/le-miroir-de-cassandre/produit-2259521.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1439" title="cassandre" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/cassandre.jpg" alt="cassandre" width="80" height="127" /></a>e</span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Au début des années 90, <a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Bernard%20Werber.htm" target="_blank">Bernard Werber</a>, journaliste scientifique toulousain, publie la trilogie des fourmis, qui raconte les contacts entre deux civilisations intelligentes qui s&#8217;ignorent. Il en vend 10 millions d&#8217;exemplaires. Depuis, au rythme approximatif d&#8217;un roman par année, il entretient un cercle de lecteurs fidèles. Son dernier roman, <a href="http://www.placedulivre.com/le-miroir-de-cassandre/produit-2259521.htm" target="_blank">Le miroir de Cassandre</a>, mêle catastrophe environnementale et mythe grec. Il s&#8217;est rapidement hissé au sommet des ventes en Europe francophone.<span id="more-1438"></span></span></p>
<p><span style="float: right; padding: 4px"><img class="alignnone size-full wp-image-1440" title="werber" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/11/werber.jpg" alt="werber" width="108" height="140" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je pense que dans mon cas, il faut privilégier l&#8217;idée sur le style.» Cette phrase de Bernard Werber, confiée à <em>L&#8217;Express</em> en 2001, illustre bien le dialogue de sourds qu&#8217;il entretient depuis près de 20 ans avec la critique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Auteur de best-sellers à l&#8217;imagination débridée, mais aux dialogues et aux descriptions au mieux faciles et au pire ampoulés, l&#8217;écrivain d&#8217;origine toulousaine s&#8217;est taillé une place de futurologue dans la littérature française actuelle. Avec toute l&#8217;autocertitude et le mépris des conventions que ce genre d&#8217;écriture implique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il est arrivé jeudi à Montréal pour le Salon du livre, avec dans sa besace un dernier roman, <em>Le miroir de Cassandre</em>, qui a rapidement atteint le sommet des palmarès des libraires en France. Il s&#8217;agit de l&#8217;histoire d&#8217;une adolescente autiste dotée de la capacité de prévoir l&#8217;avenir, mais qui, comme la Cassandre du mythe grec, n&#8217;est pas crue par ses congénères. L&#8217;avenir qu&#8217;elle prédit, miné par la pollution et la surpopulation, n&#8217;est pas rose. Et contrairement à la Cassandre grecque, elle est par la suite accusée par les générations futures de n&#8217;avoir pas su prévenir la catastrophe.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Werber ne sombre pas dans l&#8217;environnementalisme bon enfant. Il décrit par exemple comment la fermeture d&#8217;un incinérateur par un maire écologiste de Paris a provoqué une crise des ordures et des décharges sauvages dans la ville. En entrevue avec <em>La Presse</em>, il confirme que le mouvement environnemental fait parfois fausse route. «Croire qu&#8217;on peut être altermondialiste et écologiste en même temps, c&#8217;est une erreur. On ne peut pas à la fois régler les problèmes de pollution et les inégalités économiques entre les pays riches et les pays pauvres.»<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Source :<br />
Extrait de l’article du 21 novembre 2009 de Mathieu Perreault paru dans Cyberpresse<br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/romans/200911/21/01-923891-bernard-werber-le-proces-de-cassandre.php" target="_blank">Voir la source </a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Op-Center: Appel à la trahison</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/04/op-center-appel-a-la-trahison/</link>
		<comments>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/09/04/op-center-appel-a-la-trahison/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 09:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Grâce à sa passion pour la vie militaire, mais aussi au fait qu’il ne puisse pas participer à l’effort de guerre américain au Viet Nam à cause d’une vue faible, Thomas Leo Clancy Jr., alias Tom Clancy, se lance dans l’écriture de ce qui deviendra son premier grand succès du genre «thriller technologique». C’est donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1122" title="trahison" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/trahison.jpg" alt="trahison" width="80" height="126" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Grâce à sa passion pour la vie militaire, mais aussi au fait qu’il ne puisse pas participer à l’effort de guerre américain au Viet Nam à cause d’une vue faible, Thomas Leo Clancy Jr., alias Tom Clancy, se lance dans l’écriture de ce qui deviendra son premier grand succès du genre «thriller technologique». <span id="more-1121"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est donc avec une histoire véridique concernant l’équipage d’une frégate russe désireuse de passer à l’Ouest, <em>Octobre rouge</em>, que Clancy amorce une carrière fulgurante.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De fait, Tom Clancy a réalisé de nombreux ouvrages et documentaires sur les forces américaines. Il a écrit plusieurs séries comme <em>Net Force</em>, <em>Op Center</em>, en plus des films inspirés de ses personnages comme Jack Ryan, ou de ses romans comme ce fut le cas de <em>À la poursuite d’Octobre rouge</em> avec Sean Connery, <em>Jeux de guerre</em> et <em>Danger immédiat</em> avec Harrison Ford.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">De plus, le roi du techno-thriller flirte avec la conception de jeux vidéo et le monde du sport en devenant propriétaire d’un club de baseball, les Orioles de Baltimore et d’un club de football, les Vikings du Minnesota.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Enfin, Clancy ne cesse d’élargir ses horizons et dans la littérature, il le fait souvent avec la participation d’autres auteurs.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans <a href="http://www.placedulivre.com/appel-a-la-trahison/produit-2193301.htm" target="_blank"><em>Appel à la trahison</em></a>, son onzième roman, imaginé avec Steve Pieczenik, Clancy présente un Op-center aux effectifs réduits pour des raisons économiques et dont la première victime des compressions est le général Mike Rogers.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Or, il ne se passe pas un long temps avant que celui-ci ne soit recruté par le sénateur Orr, un candidat d’extrême droite à la présidence des États-Unis.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais le vin tourne au vinaigre lorsque l’<em>Op-Center</em> est la cible d’un attentat à la bombe. Les agents de la cellule la plus secrète du gouvernement américain n’ont alors pas le choix de se lancer dans un combat contre un adversaire qui est prêt à tout pour faire basculer le pays.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://canoe.com/divertissement/livres/critiques/2009/08/27/10633691-jdm.html" target="_blank">Voir la source</a></span></p>
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		<title>Vendetta</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 09:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Ernesto Perez, homme de main de la mafia, se livre aux autorités après avoir kidnappé la fille d&#8217;un gouverneur. En retour, il exige un face-à-face avec Ray Hartmann, obscur fonctionnaire d&#8217;une cellule de lutte anti-corruption à Washington, avec qui il veut faire le détail des événements qui l&#8217;ont mené à se rendre. À travers son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1118" title="vendetta" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/vendetta.jpg" alt="vendetta" width="67" height="106" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Ernesto Perez, homme de main de la mafia, se livre aux autorités après avoir kidnappé la fille d&#8217;un gouverneur. En retour, il exige un face-à-face avec Ray Hartmann, obscur fonctionnaire d&#8217;une cellule de lutte anti-corruption à Washington, avec qui il veut faire le détail des événements qui l&#8217;ont mené à se rendre. À travers son personnage de Perez, qui sera notre guide, 600 pages durant, dans le monde interlope, R.J. Ellory raconte toute l&#8217;histoire criminelle du demi-siècle passé. <span id="more-1117"></span>Il signe un thriller historique au long souffle, une sorte de croisement réussi des univers de Mario Puzzo et de Michael Connelly. Ellory a beaucoup vécu : il a grandi dans des orphelinats, a fait de la prison, a été guitariste de rock. Ça se sent. Ses mots sonnent vrai.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En savoir plus sur le livre <a href="http://www.placedulivre.com/vendetta/produit-2202101.htm" target="_blank"><em>Vendetta</em></a>. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;section=10&amp;article=66218" target="_blank">Voir la source</a></span></p>
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		<title>Hell.com de Patrick Senécal : portail vers l&#8217;enfer</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/08/24/hell-com-de-patrick-senecal-portail-vers-lenfer/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 18:23:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Y&#8217;a pas à dire, Patrick Senécal est sur une bonne lancée. Avec deux films tirés de ses livres et un percutant nouveau roman en librairie jeudi, l&#8217;écrivain sera partout dans les prochains mois. Ce maître du roman d&#8217;horreur québécois verra deux de ses livres portés à l&#8217;écran après Sur le Seuil en 2003. Le film [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="padding: 4px; float: left"><img class="alignnone size-full wp-image-1068" title="patrickSenecal" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/patrickSenecal.jpg" alt="patrickSenecal" width="80" height="100" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Y&#8217;a pas à dire, <a href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Patrick%20Sénécal.htm" target="_blank">Patrick Senécal</a> est sur une bonne lancée. Avec deux films tirés de ses livres et un percutant nouveau roman en librairie jeudi, l&#8217;écrivain sera partout dans les prochains mois.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce maître du roman d&#8217;horreur québécois verra deux de ses livres portés à l&#8217;écran après <em>Sur le Seuil</em> en 2003. Le film réalisé par Éric Tessier avec Michel Côté et Patrick Huard avait fait très bonne figure, confirmant que le cinéma québécois peut aussi se frotter au cinéma fantastique et d&#8217;horreur. <span id="more-1064"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce même Éric Tessier qui a réalisé <em>5150, rue des Ormes</em>, qui sera en salle le 9 octobre. Le film est tiré du roman écrit par Senécal en 1994 et réédité chez Alire en 2001. Ce thriller, qui raconte le cauchemar d&#8217;un jeune homme pris dans la maison d&#8217;un psychopathe mettra entre autres en vedette Marc-André Grondin et Normand D&#8217;Amour.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quelques mois plus tard, en février, ce sera au tour du roman <em>Les sept jours du talion</em> d&#8217;être porté à l&#8217;écran par Podz, le brillant réalisateur de la série <em>Minuit, le soir</em>. Dans la distribution de ce thriller psychologique qui raconte la vengeance d&#8217;un père contre l&#8217;assassin de sa fille : Claude Legault, Rémy Girard, Martin Dubreuil et Fanny Mallette. Ça promet.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Le film <em>Sur le seuil</em> m&#8217;avait apporté un nouveau public. J&#8217;avais déjà mon noyau de lecteurs, mais c&#8217;est sûr qu&#8217;un film incite des gens à découvrir mes livres», explique Patrick Senécal, qui se réjouit de la sortie des deux adaptations dont il signe le scénario.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais assez parlé de cinéma : d&#8217;ici la sortie de ce doublé, Senécal a du nouveau entre les pages. Hell.com, un thriller aussi captivant que dérangeant. <a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/200908/22/01-894970-hellcom-de-patrick-senecal-portail-vers-lenfer.php" target="_blank"><em>Le Soleil</em></a> s&#8217;est entretenu avec l&#8217;auteur de son sombre nouveau bébé, qui fera peut-être, qui sait, un bon film un jour.</span></p>
<p><span style="padding: 4px; float: right"><img class="alignnone size-full wp-image-1065" title="leVide" src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/08/leVide.jpg" alt="leVide" width="80" height="134" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il y a deux ans, Patrick Senécal explorait avec <em><a href="http://www.placedulivre.com/le-vide/produit-1187296.htm" target="_blank">Le vide</a></em> la téléréalité poussée à l&#8217;extrême. Dans <em>Hell.com</em>, Internet devient le catalyseur des pires horreurs. Autre exploration d&#8217;un phénomène de société, même redoutable efficacité à nous foutre la trouille à chaque page de cette brique, véritable passeport pour l&#8217;enfer.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ce n&#8217;est pas notre premier entretien avec Patrick Senécal. Et chaque fois, la même réflexion nous vient en tête : comment des scènes si monstrueuses peuvent-elles sortir de l&#8217;ima¬ginaire d&#8217;un homme aussi sympathique et affable que Patrick Senécal ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le commentaire fait sourire l&#8217;écrivain de 42 ans. «Les gens qui aiment mes livres me disent combien ce que j&#8217;écris est <em>fucké.</em> J&#8217;explore des questions sombres que je ne suis pas le seul à me poser. J&#8217;aime faire vivre notre noirceur interne par procuration», explique Patrick Senécal au bout du fil.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et Dieu sait (et le Diable aussi!) combien il y plonge, dans la noirceur avec <em>Hell.com</em>, son petit dernier de 560 pages qui sera en librairie jeudi. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Dans son septième roman, Senécal nous présente Daniel Saul, un milliardaire de l&#8217;immobilier de 43 ans, divorcé depuis six ans, père d&#8217;un ado de 16 ans. Il est riche, il est beau, il a du pouvoir. Il fréquente les cocktails mondains et les clubs échangistes, histoire de se désennuyer un brin. Il a ses zones d&#8217;ombre, aussi, et des secrets du passé qui resurgiront lorsqu&#8217;il rencontre Martin Charron, qu&#8217;il a connu au collège. Devenu prospère investisseur, cet ancien souffre-douleur au physique ingrat incite Daniel à pousser plus loin son exploration de ses pulsions sexuelles. Partou¬zes, soirées sadomasochistes et, surtout, cet étrange site Internet, Hell.com. Un site illégal con¬trôlé par des mafias internationales et réservé à une élite. Moyennant un demi-million de dollars, les riches blasés de la planète y ont droit à une liste proposant des activités sexuelles et d&#8217;ultra-violence les plus sordides qu&#8217;on puisse imaginer. Et qui n&#8217;ont rien de virtuel. Battre un sans-abri, embaucher un tueur à gage, acheter une esclave sexuelle, participer à une séance de torture, on en passe et des bien pires, tout est possible pour le monstrueux club select de Hell.com. On pense à <em>Fight Club</em>, à <em>Orange mécanique</em> ou à <em>American Psycho</em>, d&#8217;autres œuvres qui exploraient le thème de la violence réduite à l&#8217;état de sinistre «passe-temps» pour une élite en mal de sensations fortes.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Bien au-delà du sexe, Daniel plongera ainsi dans le pire de lui-même par des activités immorales dans lesquelles il risque de perdre son âme. À moins qu&#8217;il ait envie de la sauver avant qu&#8217;il ne soit trop tard.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les thèmes du pouvoir, de la vengeance, de l&#8217;argent et de la soif de domination se retrouvent dans <em>Hell.com</em>. «J&#8217;aime explorer des personnages qui ont l&#8217;impression qu&#8217;une vie normale est insuffisante. Partout, on veut nous convaincre que se contenter de la normalité et du quotidien, c&#8217;est être un loser», estime Patrick Senécal.</span></p>
<p><strong></p>
<p></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et être un perdant, c&#8217;est la hantise de son personnage Daniel Saul. L&#8217;argent lui permet d&#8217;assouvir ses plus bas instincts et d&#8217;exercer son pouvoir? Pourquoi ne pas en profiter, l&#8217;incite sans cesse le personnage de Charron, le Diable en personne, un être brisé dans sa jeunesse et en perpétuelle vengeance depuis. Lui, son âme, il l&#8217;a perdue il y a belle lurette.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quant au personnage de Daniel, il a beau aller loin, Senécal réussit à lui insuffler assez d&#8217;humanité pour qu&#8217;on le suive dans son escalade de la violence qu&#8217;il ne cesse de rationaliser, ce qui provoque chez le lecteur un sentiment de complicité porteur d&#8217;un malaise certain, mais ô combien efficace. «Le but est qu&#8217;au début, on s&#8217;identifie à Daniel. Il est égoïste, pas particulièrement sympathique, mais il a de la répartie, on est tout de même attiré par lui, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il aille trop loin», explique Patrick Senécal. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Et sans en révéler davantage, disons que Daniel Saul se verra con¬fronté à une prise de conscience salvatrice.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Une dose de bien que Patrick Senécal juge essentielle. «Mes romans ne sont pas moralisateurs, mais moralistes. Je pose des questions extrêmes auxquelles il serait irresponsable de ne pas donner de réponses, explique l&#8217;auteur. Je ne peux pas refuser de me mouiller, de ne pas dire ce que j&#8217;en pense.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Derrière ce thriller de fiction dans la pure tradition se trouve donc un constat sur la société, mais aussi sur un certain triomphe de l&#8217;âme, au-delà des croyances religieuses. «Dans mon roman, je suis pessimiste pour la société, mais optimiste pour l&#8217;individu», résume Senécal.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Constat aussi sur les possibilités qu&#8217;offre le Web. «Si le Diable existait, il passerait par Internet!» lance Patrick Senécal. Bien sûr, un site comme Hell.com n&#8217;existe pas. Enfin, espérons. Mais Senécal est assuré que le sordide monde virtuel qu&#8217;il a imaginé n&#8217;est peut-être pas si loin de la réalité. «Il y a des gens qui font de l&#8217;argent avec la violence, la pédophilie. Chaque fois que quelqu&#8217;un se branche sur un site de filles toutes nues, il oublie ce qui se passe derrière ces images. Internet déculpabilise et rend complice. Je voulais que mon personnage en prenne conscience», conclut-il, prenant bien soin de ne rien dévoiler de sa terrifiante intrigue.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/200908/22/01-894977-lannee-senecal.php" target="_blank">Voir la source</a>.</span></p>
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		<title>Le verdict du plomb</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/06/19/le-verdict-du-plomb/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 13:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est un peu comme une équipe de double formée de Federer et Nadal, ou un duo rassemblant Caruso et Domingo. En mêlant à la même affaire l&#8217;avocat Mickey Haller et l&#8217;inspecteur Harry Bosch, les protagonistes de ses deux séries à succès, Michael Connelly nous en met simplement plein la vue. Quand Haller hérite du cabinet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/verdictplomb.jpg" alt="verdictplomb.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
C&#8217;est un peu comme une équipe de double formée de Federer et Nadal, ou un duo rassemblant Caruso et Domingo. En mêlant à la même affaire l&#8217;avocat Mickey Haller et l&#8217;inspecteur Harry Bosch, les protagonistes de ses deux séries à succès, <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Michael%20Connelly.htm">Michael Connelly</a> nous en met simplement plein la vue. Quand Haller hérite du cabinet de son ami Jerry Vincent, qui vient d&#8217;être assassiné, il réalise vite que le cadeau est empoisonné.<span id="more-934"></span> Oui, cela représente plusieurs clients et des gros sous &#8211; dont ceux du magnat du cinéma Walter Elliott, accusé d&#8217;avoir tué sa femme et l&#8217;amant de celle-ci -, mais c&#8217;est également accepter de tenir une bombe entre ses mains. Heureusement que Bosch est dans les environs : comme emmerdeur, on trouve difficilement mieux, mais pour désamorcer une bombe, il n&#8217;a pas son pareil. Un très bon Connelly.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/le-verdict-du-plomb/produit-2135694.htm">Cliquez ici</a> pour en savoir plus sur <em>Le verdict du plomb</em>. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=3&amp;section=10&amp;article=64782">Voir la source</a>. </span></p>
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		<title>Le prédicateur</title>
		<link>http://blogue.placedulivre.com/index.php/2009/06/11/le-predicateur/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 13:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Fjällbacka, gentille station balnéaire de la côte ouest suédoise au charme désuet, vit au rythme des saisons touristiques. La découverte du corps d&#8217;une jeune Allemande assassinée reposant sur ceux, enterrés, de deux jeunes femmes disparues en 1979 vient troubler le calme de la petite ville, révélant le spectre d&#8217;un tueur en série. Patrik Hedström, flic [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/predicateur.jpg" alt="predicateur.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Fjällbacka, gentille station balnéaire de la côte ouest suédoise au charme désuet, vit au rythme des saisons touristiques. La découverte du corps d&#8217;une jeune Allemande assassinée reposant sur ceux, enterrés, de deux jeunes femmes disparues en 1979 vient troubler le calme de la petite ville, révélant le spectre d&#8217;un tueur en série. Patrik Hedström, flic de campagne qui mène la belle vie avec sa jeune femme, est chargé de l&#8217;enquête. Normal, il avait déjà élucidé une macabre affaire dans <em>La Princesse de glace</em>, précédent best-seller de Camilla Läckberg.<span id="more-923"></span> Avec <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/le-predicateur/produit-2125574.htm"><em>Le prédicateur</em></a>, l&#8217;auteure révèle un vrai talent de psychologue lorsqu&#8217;elle fait fouiller son inspecteur dans le linge sale des familles de Fjällbacka. Un bon polar, entêtant et, surtout, humain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=3&amp;section=10&amp;article=64773">Voir la source</a>.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Eva Gabrielsson, conjointe de Stieg Larsson: la vie est un roman inachevé</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 13:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[La vie d&#8217;Eva Gabrielsson, conjointe de feu Stieg Larsson, auteur de la trilogie Millénium, ressemble à un roman non terminé rempli d&#8217;intrigues complexes jouant sur l&#8217;amour, la mort, l&#8217;injustice, de grosses sommes d&#8217;argent, des documents cachés&#8230; Elle est l&#8217;héroïne d&#8217;une histoire déviée après trois tomes et qui nous laisse en plein suspense. L&#8217;argent ira-t-il vraiment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/m-t1.jpg" alt="m-t1.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
La vie d&#8217;Eva Gabrielsson, conjointe de feu <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Stieg%20Larsson.htm">Stieg Larsson</a>, auteur de la trilogie <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/les-hommes-qui-n-aimaient-pas-les-femmes/produit-1871243.htm"><em>Millénium</em></a>, ressemble à un roman non terminé rempli d&#8217;intrigues complexes jouant sur l&#8217;amour, la mort, l&#8217;injustice, de grosses sommes d&#8217;argent, des documents cachés&#8230; Elle est l&#8217;héroïne d&#8217;une histoire déviée après trois tomes et qui nous laisse en plein suspense. L&#8217;argent ira-t-il vraiment au père et au frère de Stieg Larsson, qui l&#8217;ont très peu connu et ne partagent pas ses idéaux ? Eva retrouvera-t-elle un jour un peu de contrôle sur l&#8217;œuvre de l&#8217;homme de sa vie ? Y aura-t-il un tome 4 ? Au moment de la sortie du film au Québec, <a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/200906/06/01-863686-eva-gabrielsson-conjointe-de-stieg-larsson-la-vie-est-un-roman-inacheve.php">Marie-Claude Lortie rencontrait Mme Gabrielsson à Stockholm</a>. À suivre.<span id="more-915"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Eva Gabrielsson me donne rendez-vous dans un café sur le flanc d&#8217;un parc de Södermalm, à Stockholm, le quartier bo-bo où elle vivait avec Stieg Larsson. C&#8217;est là que se passe une bonne partie de l&#8217;action de <em>Millénium</em>, ce succès de librairie aussi immense qu&#8217;improbable pour un thriller suédois &#8211; 12,5 millions de livres vendus, dont 300 000 au Québec &#8211; et dont le premier tome vient d&#8217;être porté à l&#8217;écran. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle est déjà là quand j&#8217;arrive, en train de siroter un café au lait et de fumer une cigarette. Depuis la mort en 2004, en 2004, foudroyé par un infarctus à 50 ans, Mme Gabrielsson est la mémoire vivante de l&#8217;écrivain. J&#8217;ai l&#8217;impression de rencontrer Erika Berger ou Annika Giannini, deux personnages de femmes décidées de l&#8217;univers Larsson&#8230;</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dès mon arrivée, je lui raconte que je viens de lire une entrevue qu&#8217;elle a donnée à Rue89, où le journaliste écrit que le mystérieux tome 4 se passerait en partie sur une île au Canada. Elle refuse de me le confirmer. Le ton est donné.</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sans aucun droit sur l&#8217;œuvre écrite de son conjoint &#8211; comme ils n&#8217;étaient pas mariés et que Larsson n&#8217;avait pas fait de testament, tout est allé au frère et au père de l&#8217;auteur &#8211; elle distille ses souvenirs et protège jalousement ce qu&#8217;elle sait de l&#8217;œuvre de Stieg. Ces secrets sont tout ce qu&#8217;il lui reste.</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle me raconte toutefois qu&#8217;elle a déjà fait de l&#8217;autostop, quand elle était jeune, avec un Canadien qui parlait français et très mal anglais. Le peu de français qu&#8217;elle connaît vient de là. Y a-t-il une connexion québécoise, alors, pour ce tome 4? De nouveau, elle me fait très gentiment comprendre qu&#8217;il n&#8217;est vraiment pas question d&#8217;en parler.</span></p>
<p></span><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/m-t2.jpg" alt="m-t2.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">On cause alors du tour que la ville de Stockholm a organisé pour les fans qui veulent savoir où se situe l&#8217;action de Millénium. Elle me raconte des anecdotes. L&#8217;appartement du personnage Mikael Blomkvist n&#8217;est pas celui qu&#8217;on croit. Celui de Lisbeth Salander, en revanche, est bien là où on le situe dans le livre et Larsson l&#8217;a choisi parce qu&#8217;au moment d&#8217;écrire, le duplex avait été mis en vente par un riche industriel. «Les plans des lieux étaient donc publics. Et je respecte totalement cet homme», ajoute-t-elle, en parlant du vendeur, richissime personnage qui a commencé à financer du microcrédit auprès de femmes indiennes après avoir vendu son penthouse.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le détail est important. Car on réalise rapidement, en parlant avec Mme Gabrielsson, que Larsson tenait tellement à ses principes que si l&#8217;industriel n&#8217;avait pas eu droit à leur respect, jamais on aurait fait mention de son logement.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Stieg était réellement féministe, me dit-elle. Il était comme ça quand je l&#8217;ai connu. La colère de Lisbeth contre l&#8217;injustice, c&#8217;est beaucoup la sienne. Il ne supportait pas la discrimination.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle me raconte qu&#8217;il a coupé les ponts avec bien des gens, à cause de ça, qu&#8217;il s&#8217;est fait bien des ennemis. «Il refusait le compromis et cessait toute relation.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Un vrai défenseur de la veuve et de l&#8217;orpheline.</span></p>
<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/06/m-t3.jpg" alt="m-t3.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><br />
Est-ce cela qui plaît tant au public?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Ce qui est au cœur de <em>Millénium</em>, c&#8217;est l&#8217;idée que nous sommes tous totalement responsables de ce qu&#8217;on fait ou ne fait pas, explique Mme Gabrielsson. Et que tous doivent faire face aux conséquences de leurs gestes.» Dans les romans, effectivement, aucun méchant ne s&#8217;en sort sans payer le prix de son crime, même s&#8217;il a été commis et couvert et caché, il y a très longtemps. «Les gens se sentent habilités par ça (empowered). Et Stieg était comme ça dans la vie aussi. Autour de lui, les gens se sentaient investis.»</span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Peu importe comment on pose la question, Mme Gabrielsson refuse de parler du fameux quatrième tome, qu&#8217;on dit caché dans un ordinateur. Privée de tout droit sur l&#8217;œuvre de l&#8217;homme avec qui elle a vécu 32 ans, œuvre à laquelle elle dit avoir contribué, Mme Gabrielsson n&#8217;est pas en très bons termes avec les héritiers officiels. Actuellement, dit-elle, trois partis politiques tentent de l&#8217;aider à rétablir la situation. Tant que tout ça ne sera pas réglé, il ne sera pas question d&#8217;autres livres.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle m&#8217;explique toutefois qu&#8217;il y avait bel et bien un plan pour en publier 10. L&#8217;argent des trois premiers &#8211; ils pensaient gagner l&#8217;équivalent d&#8217;environ 500 000$! -, ils se le réservaient pour finir de payer leur appartement. Les revenus du quatrième devaient aller à Expo &#8211; le magazine fondé par Larsson &#8211; tandis que le cinquième aurait été versé en dons à des centres d&#8217;hébergement pour femmes battues. «Nous n&#8217;avions pas discuté du reste, mais l&#8217;argent aurait été donné à des causes semblables.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il avait aussi été question d&#8217;une autre série de romans, portant sur l&#8217;univers de la construction, qui aurait été cosignée avec Mme Gabrielsson, qui est architecte et a écrit un livre sur Stockholm.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L&#8217;idée, explique-t-elle, était que Larsson se détache tranquillement de son travail de journaliste pour se consacrer à l&#8217;écriture de romans, mais aussi pour ne plus être la cible des mouvements d&#8217;extrême droite qu&#8217;il couvrait et qui faisaient peser sur lui une menace constante. Balles tirées sur leurs maisons, complots, intimidation&#8230; Le couple a même dû être placé sous protection policière pendant quelques mois, quand les autorités ont fait un lien entre eux, un dirigeant syndical assassiné et un attentat à la bombe contre deux anciens journalistes d&#8217;Expo.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mme Gabrielsson n&#8217;a pas vu le film tiré du premier tome. Elle ira voir les films issus des tomes 2 et 3, dit-elle, car elle a plus de respect pour le réalisateur de ceux-là (qui les a déjà tournés). Elle est ravie de savoir que Noomi Rapace, l&#8217;actrice interprétant Lisbeth Salander &#8211; personnage central de hacker décalée que Mme Gabrielsson adore &#8211; a dû se battre avec le réalisateur du premier film pour protéger l&#8217;intégrité du personnage. Mais à part ça, elle ne semble pas avoir grand respect pour tout ce qu&#8217;elle appelle «l&#8217;industrie <em>Millénium</em>», un monde qui n&#8217;a rien à voir, dit-elle, avec le message du livre.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C&#8217;est pourquoi elle continue de vivre le succès de <em>Millénium</em> en parallèle, à sa façon, en parlant aux gens qu&#8217;elle choisit, notamment des lecteurs voulant discuter du thriller et des sujets de société exposés dans les livres &#8211; qui vont de violence contre les femmes à la corruption policière, en passant par le crime organisé et l&#8217;injustice en général&#8230; «Je les rencontre en huis clos, ici et ailleurs, comme en France. <em>Millénium</em> a touché les gens. Et les gens veulent aller plus loin. C&#8217;est comme une sorte de mouvement politique&#8230;»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mme Gabrielsson est certaine, d&#8217;ailleurs, qu&#8217;il y a quelque part des auteurs capables de prendre la relève et d&#8217;écrire la suite de cette œuvre-là. Pas celle du cinéma ni des gros sous. Celle remplie de conviction et de quête de justice que l&#8217;homme de sa vie aurait voulue.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Pour ne se sont-ils jamais mariés? Pour que le lien officiel entre Stieg Larsson, cible des mouvements d&#8217;extrême droite, et Eva Gabrielsson reste le plus secret possible. En Suède, les informations civiques sont totalement publiques. Adresses, photos et numéros de passeport, comptes de taxes, tout est accessible. En se mariant, Stieg Larsson aurait donc rendu public son lien avec Mme Gabrielsson. En ne se mariant pas, il gardait cela privé. Il pouvait ainsi vivre avec elle, à son adresse à elle et ne pas avoir de compte de téléphone, d&#8217;électricité, etc. à son nom à lui, ce qui limitait l&#8217;accès aux détails de sa vie privée.</span></p>
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		<title>Le dernier Musso : Que serais-je sans toi ?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2009 13:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Description d'un livre]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît Aubin de Canoë a rencontré Guillaume Musso pour parler de son dernier roman, Que serais-je sans toi ? Cheveux courts, yeux trop bleus, chandail noué sur les épaules, Guillaume Musso est le genre de mec que belle-maman voudrait pour gendre. Ou à qui les gars de la ruelle voudraient casser la gueule : trop [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="float: left; padding: 4px"><img src="http://blogue.placedulivre.com/wp-content/uploads/2009/05/musso1.jpg" alt="musso1.jpg" /></span><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a target="_blank" href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2009/05/08/9397126-jdm.html">Benoît Aubin de Canoë</a> a rencontré <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/auteurs/Guillaume%20Musso.htm">Guillaume Musso</a> pour parler de son dernier roman, <a target="_blank" href="http://www.placedulivre.com/que-serais-je-sans-toi-/produit-2119117.htm"><em>Que serais-je sans toi ?</em></a></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Cheveux courts, yeux trop bleus, chandail noué sur les épaules, Guillaume Musso est le genre de mec que belle-maman voudrait pour gendre. Ou à qui les gars de la ruelle voudraient casser la gueule : trop parfait, trop smatte. Ses romans se vendent comme des petits fours. Cela énerve aussi les critiques.<span id="more-877"></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">La critique littéraire française peut être méchante. Dans un pays où être un intellectuel est (un peu comme humoriste au Québec) une profession bien vue, elle cache mal son agacement devant un professeur sans prétention qui pond un roman par année, et en a vendu 5 millions d’exemplaires en cinq ans. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle ne va pas lui cracher au visage, comme on l’a fait pour Simenon à une autre époque, parce que, quand même, dans un monde où le tirage des journaux et des magazines est en chute libre, vendre des livres par millions, ce n’est pas peu. Alors, respect.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais la critique française trouve cette popularité quand même un peu suspecte, et soupçonne Musso à demi-mot d’exploiter une formule. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Dans Le Point</em>, Julie Malaure a cette phrase : «La fameuse &laquo;&nbsp;recette du succès&nbsp;&raquo; de Musso ne serait donc pas une impression de déjà-vu systématique dans ses livres, ni des personnages caricaturaux dans une trame cousue de fil blanc, mais &laquo;&nbsp;la proximité&nbsp;&raquo;. C&#8217;est ce qu&#8217;il défend, en tout cas&#8230;» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">C’est vrai que, parfois, en lisant Musso, on a l’impression d’être dans <em>Paris Match</em>, avec cette façon de décrire les lieux, les gens et la vie avec juste le bon mélange d’intrigue et de sentiments, de réalisme et d’envolées lyriques. Et ses descriptions de la Californie sont tellement&#8230; françaises ! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">J’avais Musso au bout du fil, alors je lui ai demandé c’est quoi son truc. «Il n’y en a pas ! dit-il depuis Paris. J’écris avec mes tripes des histoires que j’aimerais lire moi-même, c’est tout. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ma relation avec les lecteurs est comme une relation amoureuse ; inutile de tenter d’expliquer ; l’amour est un phénomène irrationnel.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Quand même : si tant de gens achètent ses livres, c’est qu’ils répondent à un besoin. Lequel ? </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«Je ne procède pas ainsi. Je ne me mets pas au travail en disant que je vais écrire des pages qui vont intéresser des millions de gens.»</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Alors ? «Je suis un écrivain populaire, au sens noble du terme. D&#8217;abord, divertir, tout en élevant.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Les intrigues (amoureuses ou policières) qui portent les récits de Musso sont secondaires, à son avis. Elles ne sont que le véhicule qui «porte des thèmes plus profonds : le deuil, l’absence d’amour, la passion qui détruit, la vie après la mort, des thèmes sérieux, mais que j’aborde de manière divertissante». </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">En deux mots comme en mille : des livres qui intéressent d’abord les filles, et leurs mères. Des romans qui explorent l’univers ténébreux des sentiments, des relations, des écueils qui les guettent. Et qui n’hésitent pas, dans leur quête d’explications à la vie, à aller faire des tours du côté de l’ésotérisme, ou de la mythologie. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Découvrons la critique de <a target="_blank" href="http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2009/05/08/9397256-jdm.html">Benoît Aubin de Canoë</a>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans la mythologie grecque, les dieux n’étaient pas de purs esprits. Ils étaient comme les humains, avec leurs défauts, leurs envies, leur bêtise, sauf qu’il leur arrivait des choses extraordinaires. Les héros de <em>Que serais-je sans toi ?</em> sont comme ça eux aussi.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Gabrielle est blonde, jolie, intelligente, comme il sied à une héroïne. Elle n’est pas secrétaire chez un dentiste ; elle fait faire des tours d’hydravion aux touristes, depuis son boat-house de Sausalito, le coin le plus chic de la baie de San Francisco. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Martin est policier à Paris. Spécialisé dans la chasse aux voleurs de tableaux. Malgré son salaire de flic, il crèche dans un ancien studio d’artiste square Montsouris, un des coins les plus recherchés de Paris. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le voleur de tableau, père de Gabrielle (qui l’ignore) est un surhomme, ou plutôt un homme mûr dans un corps de jeune. Il pilote des avions, des hélicoptères, des motos de course, même une ancienne Aston Martin ayant servi dans les films de James Bond. Mais il a, lui, tout compris de la vie. C’est un vrai homme. Un gagnant. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Voilà pour le côté <em>Paris-Match</em> qui fait rêver les midinettes. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Mais, à mesure que se déploie l’intrigue de <em>Que serais-je sans toi?</em>, on découvre que le livre a d’autres dimensions. </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">«J’ai voulu faire un roman sur l’apprentissage de la vie, dit Guillaume Musso. Un livre sur la relation entre un homme de 30 ans et son ennemi juré qui aurait aussi pu être son père. J’explore cette relation ambigüe, celle avec un ennemi dont vous avez besoin pour exister.» </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Dans ce triangle amoureux particulier, Gabrielle vit un dilemme : elle est forcée de choisir entre ces ennemis mortels, son père et son amant : Martin, la tête forte, le cœur pur, qui ne comprend rien aux femmes, ni à lui-même&#8230; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Je ne vous dirai pas comment ça finit. À la fin, les histoires de vol de tableaux n’ont plus tellement d’importance : on est dans une réflexion sur la peur, sur comment la peur de l’amour peut en venir à gâcher des vies, à gâcher l’amour. Et cette recherche, elle aboutit dans le coma des mourants&#8230; </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le style de Musso est fluide, cinématographique, précis. C’est le genre de livre qu’on peut lire dans le métro, sans perdre le fil ni oublier de descendre. À la plage ? Par-f-ait.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"></span></p>
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